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Lettre.
de faire ici en deux mots une remarquéintéressante. C’eít inutilement que certai-nes personnes ont affecté de rassembler•tous les endroits de l’évangile où J. C,pendant les jours de son abaissement, sem-ble s’être reconnu inférieur au pere : ìaconséquence qssils voudroient en tirer »est détruite par la circonstance que jerapporte. Ici Jésus-Christ souffre, il louemême , il appelle foi le langage d’un apô-tre qui l’appelloit Dieu, & même soirDieu.
A présent tout est bien lié dans l’histoi-re que les apôtres ont donnée de J. C.,ils annoncent la gloire & l’élévation duMessie promis , qu’ils avoient vue dès lescommencemens, & dont ils avoient ob-servé tous les degrés. Non-seulement ilétoit un Docteur venu de Dieu, mais en-core il étoit un faiseur de prodiges ou demerveilles d’un ordre surnatures Ces deuxcirconstances de son histoire n’avoient en-core rien opéré de plus fur les Apôtres,quede le faire passer dans leur esprit pour leprophète que Dieu avoit promis à sonpeuple. Au tems de ses souffrances & deL mort, leur foi fut étrangement ébran-