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Lettre
■qu’on soit aveugle jufqu’à ce point.
Dieu a joint Pâme humaine à un corps iun ange à un ver ; un être indivisible,simple , immésurable, sans étendue, fansaucune propriété corporelle, avec un corpsinfiniment au-dessous d’elle : c’eít là unevérité dont je fuis absolument convaincu ;quoique ce ne íbit pas ici le lieu d’estparler, j’employe cette considération sim-plement comme un exemple.
De l’aveu de tout le monde , Dietfpeut régir & gouverner l’univers ; cetEtre incorporel, indivisible, séparé detoute matière, peut diriger ce monde; bienplus, il eít la premiere origine de toutmouvement, fans cependant toucher au-cun corps. Pourquoi ne pourroit-il pasagir fur les esprits immatériels comme lui »& indivisibles comme lui? Pourquoi se-roit-il impossible que les propriétés divi-nes , la sagesse, la bonté, la justice, 1®puissance d’opérer des miracles, s’unissentintimement avec un esprit créé , & dé-ployassent en lui & par lui leur activité<l’une façon particulière, comme elles s’é-xercent, quoique d’une maniéré moin*marquée, fur la généralité des êtres créés.