voient que dépouiller leur doctrine de l’as-cendant qu’elle auroit dû prendre sur lescœurs. Epictete n’étoit qu'une foible lu-mière, qui brilloit au milieu de quelquesamis ; il falloit un soleil qui pût éclairerdes nations entieres, dont la salutaire cha-leur pût, dans des milliers de personnes,faire germer les semences du bien allezefficacement, pour pouvoir leur procurerla vie. Consucius étoit trop froid ; fa doc-trine put bien rendre les peuples docilesaux loix des empereurs, mais non à cel-les de Dieu : elle put faire des citoyens »mais non des personnes vraiment pieuses ;elle put revêtir íês disciples d’un masque devertu ou de sagesse , mais non les rendreréellement meilleurs.
Jésus étoit chargé de reformer les hom-mes , d’imprimer le sentiment du devoirà des peuples entiers, â des millions depersonnes ; de rendre ces impressions assezdurables , pour les mettre eh possessiond’un éternel bonheur c’eít ce que Jésus afait, & que personne ne fit jamais. Nousrecueillons après xvni íiecles les fruits deià venue au monde ; nous avons de sai-nes idées de Dieu, de. ce qu’il faut faire