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a entre les bonnes actions des êtres inteîlx-gens & le bonheur , entre leurs désordres& le malheur , n’auroit plus lieu*
Est-ce donc que les hommes sont toujoursrendus meilleurs par les châtimens ? lesforcent-ils toujours à devenir tels ? Jettonsles yeux fur l’exemple des esprits rebelles »nous ne voyons pas la moindre choie quidonne lieu de croire que leur malheur»effet naturel de leur malice, les ait changésen bien ; quand nous considérons les hom-mes qui gémissent sous le poids des châti-mens de Dieu , nous voyons bien rare-ment que ces châtimens produisent en euxdes impressions durables, & qu’ils chan-gent leur volonté ; & même chez les chré-tiens , qui jouissent de l’espérance conso-lante d’un libérateur, ne voyons-nous passouvent les prisonniers & les malfaiteurs. détenus en captivité, pour expier les crimesqu’ils ont commis contre la société, n’eit.devenir seulement que plus intraitables ? ifcsemble même quelquefois que le désespoiraugmente leur malice. Les maladies, ac-compagnées des exhortations des ministres,de la gr ace de- Dieuopèrent quelquefois,certains effets, mais. ces effets s’évanouiísent-