CHEZ LES ANCIENS.
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il n est pas douteux qu’il n’y eût deux scènes,comme ils les nommaient encore, où les ac-teurs représentaient, et qui se démontaientpour laisser le passage au théâtre dans son mou-vement circulaire.
Les théâtres de bois aussi souvent répétésque nous le voyons dans l’histoire Romaine,rendirent plus facile l’exécution de ceux deCurion . En le comparant à celui de Marcellus,regardé comme le plus petit de Rome , et quine laissait pas de contenir vingt-deux millespectateurs, on peut présumer que ceux deCurion en contenaient chacun trente mille. Lecentre de gravité était si bien saisi que ces théâ-tres pouvaient tourner chargés de leurs spec-tateurs; pour cela il fallait que la fondation futextrêmement solide, et parfaitement de niveau.A l’égard du pivot, il devait être formé par uneforte colonne de bronze, bien scellée dans lemassif : il est même assez probable, quoi qu’endise Pline, que lorsqu’il fallait tourner les théâ-tres, les spectateurs en sortaient, autant pour di-minuer le poids que pour éviter les accidents sifréquents dans les machines compliquées. D’ail-leurs, ceux qui avaient des places distinguées,devaient nécessairement sortir, car dans l’am-