2-J2 THEATRE
tificielle n’est mieux entendu, n’est porté aussiloin. Un théâtre très vaste, avec des cintresd’une grande élévation et des dessous d’une pro-fondeur considérable, permet d’avoir un grandnombre de plans de décorations. Les châssis onttoute la hauteur nécessaire, soit pour égaler etmême surpasser en grandeur les portiques lesplus élevés, les galeries les plus vastes, soit pourimiter la nature champêtre : sous ce dernierrapport même, la scène de l’Opéra laisse au-jourd’hui fort peu à desirer.
Le mécanisme qui donne le mouvement auxdécorations a été porté à la dernière perfectionpar le célèbre Boulé ( i) , long-temps machinistede l’Opéra ; la distribution des forces est par-faite, et, malgré l’apparente complication de cor-dages, de poulies, de treuils, de contre-poidsque présentent et les cintres et les dessous, iln’existe pas de mécanisme plus simple: le ser-vice s’en fait avec une telle facilité que quels quesoient le nombre et l’importance des change-ments de scène à faire dans la durée d’une ac-tion, ces changements, comme on sait, se fontsimultanément dans toutes leurs parties, sans
(i) Tue' sur la place en tombant des cintres, en 1804.