DE DOPERA.
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baisser le rideau et avec une telle promptitude,un tel ensemble, que les yeux des spectateursont peine à les suivre.
La mythologie et la féerie étant lame de lascène lyrique, on conçoit quel vaste champ estouvert à l’imagination du décorateur ; il doit re-produire avec ses châssis mobiles tour-à-tourle ciel radieux de l’Élisée , ou les vagues enflam-mées du Phlégéton; pour l’un et l’autre, à la ma-gie des couleurs et des lumières, il joint souventles feux artificiels. C’est dans ce fréquent emploides résines, des esprits de vin en combustion,de la poudre même, que se trouve un des plusgrands périls de l’Opéra ; ce n’est pas sans effroiqu’on voit l’embrasement de Troyes , celui dupalais d’Armide et l’enfer des Danaïdes. Que de• précautions, quelle vigilance active ne faut-il paspour que sur un plancher de sapin, au milieud’une forêt de cordages entourée de toiles, queleur enduit huileux rend si combustibles, dansune cage toute en bois enfin , chacune de cesmagnifiques représentations ne se termine paspar une catastrophe !
Tous les théâtres sont plus ou moins sujetsà l’incendie, mais il n’en est pas qui soit aussi ex-posé à ce terrible fléau que l’Opéra : aussi est-il