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réputé le voisin le plus à craindre. C’est auxdangers sans cesse imminents dont ce théâtreest le foyer, que l’on dut en grande partie l’idéed’en garantir au moins ce riche dépôt de livres,la précieuse bibliothèque de la rue Richelieu,par la construction de la magnifique citerne quiest au milieu de la cour de ce monument uniqueen son genre , et qui l’aurait non seulementpréservé d’un désastre, mais eût encore pu êtred’un très grand secours pour le théâtre.
L’Opéra ne se borne pas à une magnificenceinanimée, si nous pouvons nous exprimer ainsi ;aucun théâtre n’offre un luxe égal pour le nom-bre des acteurs et la beauté des costumes. Si ledécorateur nous a montré, dans soixante piedscarrés, le Forum et tous ses magnifiques édi-fices, le chorégraphe sait nous y montrer toutle peuple romain au jour d’un triomphe. Lavérité des costumes n’est pas moins sévèrementrendue à ce théâtre qu’à celui des Français , maisce n’est aussi que depuis peu d’années qu’on y aquitté les plumes d’autruches. Adrien est le pre-mier q ui, dans le rôle d’L lysse (opéra d’Astyanax),ait prit le pilidion. Le premier Opéra était com-posé de huit acteurs, six actrices, trente-sixchoristes, douze danseurs, dix danseuses et qua-