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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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ALLIAGES .

ALLIAGES .

23

Expériences sur les alliages des métaux usuels entre eux.

NOMS

des

MÉTAUX ALLIÉS.

FORMULES

chimiques

ADOPTÉES.

COMPOSITION

pour

100 PARTIES.

DENSITÉS.

COEFFICIENTS

d’élasticitépar vibra-tions.

ALLONliEMENTS

maxima.

COHÉSIONS

pour

! millimètrede section.

1 Plomb, étain.

Pb J6 Sn 13

08,50

31,50

10,073

2590

0,552

0 k ,93

(Soudure des plombiers . )

Pb Sn

03,80

30,20

9,408

2909

2,077

2,4 0

Pb 3 Sn 7

42,50

57,50

8,750

3512

1,591

2 , 1,7

Pb , Sn 7

33,25

00,75

8,378

3700

0,340

1,07

2 Plomb, bismuth.

Pl) 12 RI7

02,40

37,00

11,037

2021

0,202

1,52

PI. Di

50

50

10,790

2307

0,440

1,79

Pb Di,

33

00

10,403

2838

0,025

5,22

3 Plomb, antimoine. . . .

Pb, Sb

70

24

10,101

2183

»

1 ,87

(L’alliage Pb 2 Sb est sensible-

Pb Sb

02

38

10,004

2592

»

5,59

ment celui employé pour les

Pi) Sb ,

43

57

8,940

3242

1)

»

caractères d’imprimerie.)

Pb Sb 3

35

05

8,499

3530

))

»

Plomb , or.

Pb 20 Au

95,4

4,00

11,301

2227

0,055

4,74

Plomb , argent.

Pb 3 Ag 2

48

52

10,743

3095

»

»

Plomb , platine.

Pl >85 l’t

98,85

1,15

11,473

2084

0,020

1,05

Pb 0 Pt

85

15

12,207

3107

»

»

4 Plomb, zinc. ......

Pb 6 Zc

95

5

11,199

2144

0,009

2,75

Pb 4 Zc

92,2

7,80

11,172

2493

0,000

2,02

PI> 2 Z C

87

13

11,130

2833

0,000

2,02

Pb Zc

70,30

23,70

9,430

4007

»

3,47

Pb, Zc,

08,20

31,8

9,043

0 G 47

»

3,40

PbZ. 3

39

01

8,397

0108

h

»

24

70

7,910

7352

0,004

4,40

Plomb , cuivre.

Pb 5 Cu

94,20

5,80

11,105

2113

0,043

2,13

Étain , bismuth.

Sn 9 I!i 10

33

00

8,08

3010

0,028

8,19

Élain, antimoine.

Sn , Pi t

54,00

45,40

8,89

2874

0,015

0,03

Sn* Sb

78,5

21,5

7,21

4033

»

8 , 80 ?

Sn 8 Sb.

()(>

44

7,05

4 095

0,010

7,82

Sn 3 Sh 9

07,7

42,3

7,007

5108

»

»

5 Étain, zinc.

Sn 2 Zc

78,5

21,5

7,300

5330

0,240

5,78

Sn, Zc,

73,40

20,00

7,255

5982

0,252

5,00

S11 Zc

04

30

7,143

0453

0,030

4,08

Sn 3 Ze

48

52

7,193

7113

0,124

2,44

Sn Ze 3

37,5

G 2,5

0,740

0970

0,082

4,32

Élain, platine.

Sn Zfjj

20,7

73,30

0,957

7314

0,023

7,52

Sn 30 Pt

90,70

3,30

7,578

5309

)>

4,75

6 Élain , cuivre.

Sn 5 Cu 6

G 1,00

38,40

8,332

6113

)>

)»

Sn Cn 2

48,30

51,70

8,531

8280

»

»

(Métal des lam-tams ). . .

Sn Cu 7

21

79

8,813

9784

»

»

Le meme trempé.

8,080

7710

»

M

1 Les alliages de plomb et d’étain sont en général plus fusibles que l’étain, surtout le second qui est fusible à basse température.

2 et 1 2 3 4 La cohésion de l’alliage formé de parties égales de bismuth et de plomb, comme celle de l’alliage antimonieux l’bSb,montrent le bon effet de l’alliage des métaux cassants avec le plomb. Leur effet est évidemment de s'opposer aux effets deglissement moléculaire, d’arrachement qui est le mode de rupture du plomb.

L’accroissement de la quantité d’antimoine dans l’alliage le rend vitreux, cassant, et nous doutons de i'exactitude duchiffre qui donne la valeur de la cohésion de l’alliage Pb Sb, nous le croyons trop fort.

4 Le plomb s allie difficilement au zinc, dans la pratique il se produit presque toujours un départ entre les deux rr étaux.Cet effet est sans doute du en partie à la densité; toutefois si on remarque que le zinc ne s’allie pas très-bien à l’étain dontla densité est peu différente et s’allie très-bien au cuivre qui est beaucoup plus lourd que lui, on doit en concluie quel ordre de la différence des points de fusion qui tend à solidifier un métal avant l’autre, doit avoir la plus grande in-fluence sur cette action de séparation.

L effet le plus utile pour la pratique est celui produit par une petite quantité de zinc qui reste toujours unie au plombet en augmente la dureté. De meme une faible proportion de plomb donne un peu plus de malléabilité au zinc.

L alliage de parties égales de zinc et d’étain a une grande dureté (non signalée dans le travail de M. Wertheim), et,d après d autres expérimentateurs, sa cohésion serait plus grande que celle trouvée ici.

Les alliages à base principale de cuivre jusqu’à la combinaison 8 5 cuivre et f 5 étain environ, sont nerveux, mal-léables. Quand la proportion d’étain augmente, ils deviennent durs, secs. Lorsque la proportion d’étain atteint 80 p. 1 Ou,les alliages reprennent de la malléabilité. Ceux compris entre les deux limites que nous venons de fixer sont les moins utilesdans l’industrie, il faut en excepter les alliages sonores, qui atteignent leur maximum de sonorité à environ 75 cuivie et25 étain, proportion adoptée pour les cymbales et les tam-tams. La composition du métal de cloches varie de 70 cuivre et21 étain à 77 C. et 23 S. Le métal blanc des télescopes est formé de 65 cuivre et 35 étain.