Buch 
Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
Entstehung
Seite
26
JPEG-Download
 

j(i ALLUMETTES CHIMIQUES. ALLUMETTES CHIMIQUES.

NOMS

des

MÉTAUX ALLIÉS.

eoilmui.es

chimiques

adoptées.

COMPOSITION'

pour

1 00 PARTIES.

DENSITÉS.

COEFFICIENTS

d’élasticitépar vibra-tions.

ALLONGEMENTS

maxima.

COHÉSIONS

pour

1 millimètrede section.

( Bronze ).

Su Cu M

7,80 82,20

8,738

8115?

»

»

Le même trempé.

8,537

07 34?

»

»

Euiiri, 1er.

Sn 20 l’e

98,20 1,80

7,200

4881

»

»

1 Argent, cuivre (alliage de

Sn 14 Ee

90 4

7 ,4 I 8

5001

r>

2,40

la monnaie ).

A?5 C.h

94,5 5,50

10,121

8913

n

44,05

Ag Ou

87,4 22,0

9,003

8590

0,002

51,97

Or, platine.

Au, IM,

78,2 21,80

19,050

9844

U

7,12

Or, 1er.

97,25 2,75

18,842

9024

0,010

20,4 1

8 Zinc , cuivre.

Zt'nCu*

Ze Ou

70,80 23,20

7,301

7078

»

4,10

.

51,5 48,5

8,205

8774

»

18,08

Zr , Cu 4

4 3,3 50,7

8,310

9105

»

30,80

( Laiton pur) .

Zc Cu 2

33,75 05,25

8,000

10103

»

00,2

( Laiton de Berlin ^ .

32,45 07,55

8,427

9S23

0,002

05,10

( Espèce de similor^ .

Zi: Ou e

14,0 85,4

8,030

97 7 8

0,001

51,90

riomb, bismuth, étain (mè-

Zc 2 Ou,,

15 , G 5 81,35

8,070

10290

0,003

4S,30

tal de d'Arcet) .

IM), Bi , Su.,

44,5 47,8 17,7

9,795

2020

0,095

1,74

9 Plomb» antimoine, étain.

Pl> 4 Sb 2 Si'.;

57 18 25

9,190

27 35

0,032

7,80

Pb Sb Sn a

30,5 22,5 41

8,317

3232

»

5,02

Plomb , étain, zinc.

Pl>, 4 Sn 4 Zr„

73 12 15

10,212

2480

0,102

1 ,44

Etain , antimoine, cuivre, .

Srp Sb 9 (au

51 28 21

7,751

57 70

»

4,17

Zinc, cuivre, nickel. . . .

35 57,5 7,5

8,403

9517

0,001

)>

( Maillechort ) .

Zc 4 Ou, 3 Ni 5

18,0 00 21,4

8,541

10227

0,001

G1,88

(Pakfong très-ductile ). . .

/ a \ (.lie Ni,

37 43 20

8,4 30

11722

0,001

55,0

(Pakfong du commerce. . .

Zc 2 Cu 3 Ni,

21 50,0 28,4

8,015

12250

0,002

08,10

7 Nous devons citer ici l'alliage Levol, dont les propriétés remarquables résultent d’un alliage atomique. Cet alliage,représenté par la formule Ag* Cu*, est formé pour 1000 parties de 719 argent et 281 cuivre , jouit d'une homogénéitécomplète que ne peut avoir l’alliage à 9 ( 10 de lin employé pour les monnaies françaises. Il a été avantageusement adopté,après de nombreuses expériences, par la Hollande pour la lefonte des monnaies de Java.

s Les alliages qui renferment plus de 25 p. 100 de zinc sont d’une préparation difficile, le zinc brûlant avec facilité.p Cet alliage est la base de la composition douée du maximum de résistance que puisse employer la fonderie en carac-tères. file est malheureusement d’un prix élevé à cause de la grande proportion d’étain.

Observation sur les alliages. En comparant les den-sités et les élasticités des alliages portées au tableauprécédent et déterminées par l’expérience directe, auxmêmes quantités déduites par le calcul, des quantitésdes métaux qui entrent dans les alliages, M. Werthéimn’a pu constater une régularité qui pût faire entrevoircomrhent ces quantités peuvent être liées entre elles,mais cependant pour la pratique on peut admettre,comme approximation, que le coefficient d’élasticitéd’un alliage est celui qui se déduit de ceux des mé-taux composants.

ALLUMETTES CHIMIQUES. La fabrication desallumettes chimiques se compose de plusieurs opéra-tions bien distinctes et qui sont les suivantes :

* 1 ° Le débitage du bois en petites baguettes, quisont ensuite découpées en tiges ;

-° La mise en presse des tiges d’allumettes;

3° Le soufrage des tiges ou le trempage dans uncorps gras, remplaçant le soufre;

4° La préparation de la pute phosphorée ;

5° Le chimicage ou trempage du bout soufré dansla pâte phosphorée ;

6° Le dessèchement des allumettes;

7" Le démontage des pi*esses;

8° La mise en paquets et en boîtes.

Débitage du bois. — Deux moyens sont employés

pour débiter le bois. Dans la plupart des petites fabri-ques, où une seule famille exécute tout le travail, etoù l’on n’achète pas les tiges confectionnées, le bois estfendu au couteau. Dans plusieurs grandes usines même,ce procédé est employé concurremment avec d’autre>,pour la confection des tiges d’allumettes en bois desapin, dont on se sert dans les ménages. Quel que soitle bois employé, ce procédé fournit toujours des tigesplucheuses , inégales, plus ou moins tordues, et s’arran-geant assez mal en paquets ou en boîtes.

En Autriche , on se sert exclusivement d’un rabotmuni d’un fer spécial. C’est Etienne Kœiner, qui lepremier réussit à confectionner ainsi les tiges d’allu-mettes. Le fer de ce rabot ressemble à une mècheordinaire; seulement à la place du tranchant, son ex-trémité inférieure.se termine par une partie recourbée.On ménage dans cette partie, trois, quatre ou cinq trouscylindriques qu’on perce d’outre en outre, à l’aide d’unforet. C’est dans les forêts de la liante Autriche , de laBohême, et dans la forêt Noire du "Wurtemberg qu’onfabrique toutes les tiges d’allumettes employées par lesnombreuses usines de l’empire d’Autriche et du restede l’Allemagne .

Dans les autres pays quand les fabricants ne s’ap-provisionnent pas de petites baguettes préparées en Au-triche , on se sert de machines spéciales pour fendre le