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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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BATEAU A VAPEUR

BATEAU A VAPEUR. U’>

Aucun inconvénient de ce genre ne sc rencontre dansla machine à action directe, c’est-à-dire, dont la hiellcassemblée d’une extrémité à la tige du piston agit parl’autre extrémité sur la manivelle de l’arbre moteur.Toutes les conditions propres à assurer la meilleure uti-lisation de la vapeur peuvent être remplies dans cegenre de machines, à la condition que l’on ait assez deplace pour donner à la bielle une longueur égale à 4 oub fois le rayon de la manivelle. Si on reste au-dessousde cette limite, les pressions qui s’exercent sur lesguides de la tige du piston deviennent très-considéra-bles, et dans de grandes machines entraînent des con-sommations de travail, des chances de détériorationtrès-grandes. Aussi, dans le plus grand nombre despuissantes machines de ce genre (et ce n’est que pourde grands navires ayant un creux considérable qu’on apu adopter le mode de construction dont nous allonsparler), pour les derniers transatlantiques, par exemple,dans lesquels les cylindres sont verticaux et placéssous l’arbre des roues, les courses des pistons ont été

les résistances intérieures nuisibles qui ont empêchéle succès de ce système.

La seconde e*t la machine à fourreau. La tête de labielle est attachée au piston, et elle oscille dans un cy-lindre elliptique qui fait partie de ce dernier. Ce four-reau glisse daus un stuffing-box de grande dimension;d’où résistance nuisible, refoidissement des surfaces quiviennent à l’air avant d’être en contact avec la va-peur. Ces solutions sont insuffisantes. Voyons cellequi semble devoir être préférable.

Nous allons passer en revue deux types de machines,l’un pour les bateaux à roues, l’autre pour les navires àhélice. Les nouvelles constructions de la marine mili-taire me fourniront un type du second cas, établi demanière à satisfaire aux conditions de perfection de travail; pour les bateaux à roues, je ne connais pas degrandes constructions qui soient établies de manièreà éviter les imperfections dont j’ai parlé ci-dessus. Jene pourrai donner ici qu’un projet, et, à cet effet,j’em-prunterai à ma brochure sur les transatlantiques la

extrêmement réduites, tout en exagérant le diamètredes roues, pour placer l’arbre plus haut, ce qui fait queleur vitesse est trop grande ou celle du piston trop pe-tite. Inutile d’insister pour démontrer que de pareillesdispositions ne peuvent, même avec de très-grandsnavires, que donner des machines défectueuses au pointde vue de l’économie du travail.

Pour remédier à ces défauts, Maudslay, le célèbreconstructeur anglais , a tenté deux élégantes solutions.La première consiste à employer deux cylindres accou-plés, les deux têtes des tiges des pistons sont assem-blées à une traverse horizontale, à laquelle est réuniela tête de la bielle par l’intermédiaire d’une barre ver-ticale , descendant dans l’intervalle resté libre entreles deux cylindres. Cette disposition, qui éloigne autantque possible la tête de la bielle de l’axe des roues, per-met par suite de lui donner une grande longueur.

L’impossibilité de faire marcher constamment lesdeux pistons dans des conditions identiques, explique

description d’une machine de ce genre, dans la com-binaison de laquelle j’ai cherché à réaliser toutes lesconditions de maximum qu’indique la théorie.

Machine à action directe pour grand bateau à vapeurà roues. — Les conditions principales auxquelles ondoit satisfaire sont : pour lalégèrcté de la machine, avecune pression élevée, question déjà traitée, une vitesseassez grande du piston, et pour la bonne utilisation dola chaleur, l’emploi de longues détentes et de longuescourses de piston. Or, ces dernières conditions ne sau-raient être réalisées par les machines actuelles à actiondirecte, dont les cylindres sont placés au-dessous del’arbre des roues, de telle sorte que ne pouvant les em-ployer que pour les très-grands navires dont le creuxest considérable (la machine oscillante est pour de petitsnavires la seule machine à action directe qui soit pos-sible) la course est toujours limitée par la distance quisépare l’arbre des roues de la plaque de fondation quisupporte la machine, et elle', ont toutes le défaut capi-