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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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.CHALEUR LATENTE.

41, l'outil perceur qui oscille autour d’un axe hori-zmtal; 12, 1$ crolueur qui replie les dents placéesdans le ruban, qui sontainsi boutées y c’est-à-diresoutenues, boutées enavant; 13, came dont laforme et l’emplacementdétermine le genre de lacarde; 14,roue à sailliesqui met en mouvementun rochet 15, qui faitmouvoir la roue 16, quifait monter le rubanquand les dents sont pla-cées, en raison du degréde finesse, du nombre dedents pour l’unité de sur-face; 17, poulie mettanten mouvement la poulie18, qui prend la cardefinie et l’envoie dans letambour D.

Inutile de décrire lesrelations mutuelles demouvement de ces diversorganes, bien faciles àconcevoir, ce qui n’em-péclie pas leur détermi-nation exacte et la con-struction parfaite de cesélégantes machines d’ê-tre un véritable chef-d’œuvre de la mécaniquemoderne. Quant à lapuissance et à la légèretéde ces mouvements, nouson donnerons idée en di-sant que ces machinesplacent de *2 à 300 dentspar minute.

L’Exposition de 1855montrait des machines àbouter les cardes qui pro-duisaient encore plus ra-pidement que celle-ci ;niais en réalité elles con-sistent en plusieursmachines qui boutaientsimultanément sur lemême ruban.Il nous sem-ble que l’on doit tendreà simplifier le jeu desorganes, pour mettroleur fonctionnement àl’abri de tout accident, plutôt qu’à les compliquerpour atteindre une production plus rapide par la posed’un plus grand nombre de dents à la fois ; avantageque le moindre accroissement, dans les temps d’arrêt,rend bien facilement illusoire.

CERAMIQUE . Yov. décoration des poteries.

CHALEUR (production de la). Voy. produc-tion DE LA CHALEUR.

CHALEUR LATENTE. La découverte des phéno-mènes compris sous ce nom constitue l'un des plusbeaux progrès de la physique moderne. Ce sont lestravaux de Black, professeur à l’université de Glas-gow , qui ont fourni à Watt, qui suivait son enseigne-ment, la théorie qui lui a fait trouver le condenseurisolé, et le firent réussir dans sa transformation de lamachine à vapeur demeurée jusqu’alors si grossière.

On donne le nom de chaleur latente au phénomèneconsistant en ce que, près du point de liquéfaction d’uncorps solide ou do vaporisation d’un liquide, la tempe-

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rature du corps ne change pas, bien qu’on commu-nique au corps chauflé des quantités de chaleur con-

sidérables. L’absorption, la dissimulation de chaleur quise fait alors, et qui,- comme nous le verrons à l’articlechaleur spécifique, n’est pas limitée aussi absolu-ment qu’on le répète trop souvent, au degré qui cor-respond au point de fusion ou de volatilisation, a lieupour une certaine quantité qu’on appelle la chaleur la-tente.

La fusion ou la solidification partielle d’un solidepréalablement liquéfié, la vaporisation ou la conden-sation partielle d’un liquide préalablement vaporisé,sont, on le voit, des moyens parfaitement sûrs d’ob-tenir des températures constantes, dont l’industrie faitun fréquent et excellent usage.

Chaleui's latentes de fusion . — Un des premiers etplus curieux résultats de la conception d’équivalence dela chaleur et du travail, est l’analyse très-satisfai-sante qu’elle fournit du phénomène calorifique quiaccompagne le changement d’état des corps, et qui,dans la manière de raisonner reçue jusqu'ici en phy-

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