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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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Supposons C très-voisin <U* l'imité, on aura :

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T étant le nombre île degrés au-dessous de zéro.

Si la quantité C T est constante, elle se produit dansdes temps très-différents, et par suite T varie avec cetemps, la consommation de chaleur par les corps re-froidis par le contact du mélange réfrigérant ayantlieu d’autant plus rapidement que le mélange des ma-tières est plus intime , (pie la réaction mutuelle quidétermine la lu>ion s’exerce plus facilement. C’estpour cela qu’on trouve grand avantage il piler lessubstances et à agiter le mélange, ce qui augmenteles surfaces.

Une limite de la température T est d’ailleurs déter-minée par celle du point de congélation du mélange.Aussi le moyen par excellence pour obtenir des froidsintenses est non-seulement d’employer des substances(pii soient en contact immédiat, mais encore de ne paspartir de la glace qui agit avec difficulté pour pro-duire des températures beaucoup inférieures à zéro.On l’a trouvé dans l’emploi delà chaleur de vaporisa-tion d’un corps naturellement gazeux. C’est de ce moyenbien plus puissant dont nous allons parler.

Aride carbonique solide et éther. — Depuis la belledécouverte de Thilorier pour obtenir en abondancel’acide carbonique solide, on a pu s’en servir pour ob-tenir des froids très-intenses en en faisant une pâteavec de l’éther qui favorise la vaporisation , et sou-mettant le tout à l’action d’une puissante machinepneumatique qui maintient une pression très-faible. Ifest facile de se rendre compte de cet efïet.

Soit cette pression de la pression atmosphérique,soie 3,SU cent, de mercure : quelle sera la tempéra-ture correspondante? Le travail auquel correspondra1 kilog. d'acide carbonique solide sera :

— Chai. lat. de fusion — ch al. bit. de vaporisation

= — T X C.

Or la chaleur latente de vaporisation est égale autravail que peut produire la liquéfaction du gaz, etpour une compression de ^ d’atmosphère à 3(5 atmo-sphères sera par litre à la pression atmosphérique{Voy. liquéfaction) P 0 V 0 (2 -H log. hy. 720}, car

—■ = 20 X 30 ou 10330 X 7,58 = 78,30 pour 1 litre

* O

pesant 2 grammes à peu près, soit pour 1 kilog.,39I50 kilog met. ou en divisant par 140, 279 calo-ries. C étant la chaleur spécifique de l’acide carboniqueégale à 0,22, d’après Delaroche et Kérard, on aura, ennégligeant la chaleur de fusion qui est petite relative-ment à celle de vaporisation :

- 279 = — T x 0,22.

L’abaissement de température peut donc être extrê-mement considérable, et n’est limité que par le faitphysique de la non-vaporisation du gaz carbonique, àla température si basse ainsi produite. Dans le cas ci-dessus , on obtient pratiquement la température de

— 107°, froid très-intense, mais bien éloigné (le lalimite possible d’après les chiffres ci-dessus.

Ce résultat conduit, ce me semble, à la possibilitéd’obtenir, par la même méthode, des- froids indéfini-ment croissants. Lu effet, on peut, à l’aide de la pres-sion et de l’acide carbonique solide, liquéfier et solidi-fier des gaz plus réfractaires que l’acide carbonique,et qui, par suite, sur le plateau de la machine pneu-matique, donneraient encore des vapeurs à des tempé-ratures où celui-ci n’en donne plus. Théoriquementdonc, rien ne s’oppose à ce que, par ccttc manière deprocéder, on produise un froid supérieur à toute limiteindiquée.

CIIALF.ru PLUDLK ( .mtauwls rorn utiliserla). Nous réunirons ici un certain nombre d’appareilsqui ont ce point de ressemblance qu’ils servent à uti-liser la chaleur qui, sans leur emploi, serait perdue.On comprend facilement la grande utilité de sembla-bles dispositions. Kn effet, la plupart dos opérationsindustrielles pour lesquelles on emploie la chaleurexigent des conditions spéciales, de température no-tamment, qui le plus souvent ne coïncident nullementavec celles d’économie, s'opposent en général à l’uti-lisation complète du combustible. Le problème à résou-dre dans ces divers cas consiste ù disposer à la suitedes appareils principaux d’autres appareils accessoires,qui, sans gêner en rien la marche de l’opération prin-cipale, donnent gratuitement, en quelque sorte,

1 échaufîcment utilisable d’autres corps. De grands pro-grès , dignes en tous points d’une industrie avancée,ont été réalisés en France depuis quelques années danscette direction.

Nous les passerons en revue sous trois divisions :

1° Fourneaux à température élevée tels que ceuxdes usines à fer, abandonnant 4e plus souvent dansl’air une grande quantité de gaz combustibles nonutilisés ;

2° Chaudières et machines à vapeur sans condensa-tion répandant leur vapeur dans l’atmosphère ;

3° Lan chaude rejetée à une température élevée,comme dans celle des bains épuisés de teinture.

I r *‘ section. — Nous avons traité ailleurs de diverse.',applications qui ont été faites des parties des com-oustibles, des gaz combustibles, qui sortent non brûlésdes cheminées. Aux articles feu et combustibles, ona traité cette question en détail et montré commentou pouvait trouver dans l’utilisation des gaz d’un liantfourneau la quantité de chaleur suffisante pour chauffermie chaudière à vapeur pouvant mouvoir la soufllériede ce liant fourneau.

Les fours à puddler et à réchauffer, les feux cl’afTi-ncrie, dans lesquels le métal doit toujours être tra-vaillé dans mie atmosphère d’oxyde de carbone, don-nent les mCunes résultats. D'après M. (Jrouvelle, onpeut évaluer à 16 ou 18 chevaux la chaudière que l’onpeut placer à la suite d’un four à puddler. Les savantesrecherches de notre éminent -et si regrettable collabo-rateur, Kbelmen (Voy. combustion), ont bien mon-tré comment la majeure partie de la chaleur d’uncombustible reste disponible lorsqu’on le brûle eugrandes épaisseurs, et que par suite le produit prin-cipal de la combustion est de l’oxyde de carbone et nonde l’acide carbonique. Dans des cas semblables, leprogrès indiqué, et que l’on doit toujours parvenir àréaliser, consiste à brûler les gaz combustibles qui sodégagent d’un premier loyer et à produire ainsi unesource do chaleur ou île force, si on emploie la cha-leur à produire de la vapeur.

II er-t des cas oii il peut même y avoir avantage àutiliser autant que possible la totalité de la chaleur desproduits de la combustion pour effectuer un travailindustriel plutôt qu’à en employer une partie à produirale tirage de la cheminée : tel serait le eus d’une usinepossédant une chute d’eau considérable et payant lecombustible très-cher. Dans ce cas, il peut être avan-tageux d’employer un Tin.UJK mécanique, un ventila-teur; quant à l’utilisation de la chaleur, elle serait obte-nue par des moyens analogues à ceux dont nous avonssi souvent parlé. (Voy. chauffage, chaudière, etc.)

2*’ section. — Pour cette section, nous ne saurionsmieux faire que d’emprunter la description des meil-leures dispositions à employer à l’excellent Guide duChauffeur de M. (Jrouvelle, l'ingénieur qui a le plusfait pour la solution des intéressantes questions dontnous parlons :

« Cmploi de In vapeur perdue dms une machine sans