CHALEURS SPÉCIFIQUES.
CHALEURS SPÉCIFIQUES.
99
o = a p, et si nous considérons deux molécules m,
m' de deux corps différents, nous aurons la relation, , dT—dT’
me — me = ma — m a --, d T, dl étant les
E
différentielles du travail mécanique, le travail élémen-taire pour chaque molécule.
D’où cette conséquence remarquable que, pour descorps de constitution semblable, c’est-à-dire au point devue physique, ayant des atomes semblablement groupés,si les parties des chaleurs spécifiques que nous repré-sentons par a et a\ et qui sont indépendantes des varia-tions des forces moléculaires, représentées par dT, dT’,sont en raison inverse des masses, on aura sensible-ment mc= m’e’, la différence dT—dT’ étant en généralinfiniment petite par rapport à E. C’est là la célèbre loide Dulong restée comme une énigme jusqu’à ce jourdans la science, sans qu’on ait rien tiré d'un aussi ca-pital résultat d’expériences, sans doute parce qu’il n’a-vait pas de sens avec l’ancienne manière de concevoirles phénomènes calorifiques. Il vient, au contraire,fournir un point d’appui très-précieux aux nouvellesthéories. En effet, la molécule d’un corps solide étant,sous l’influence des diverses attractions moléculairesqui la maintiennent en place, en équilibre comme l’esttm pendule soutenu par un fil contre Faction de la gra-vité, les mouvements vibratoires que pourra lui com-muniquer la chaleur, sont en partie indépendants dela grandeur des attractions en jeu, comme les mouve-ments d’oscillation du pendule de la valeur de «j dansle cas pris pour comparaison, les effets propres de lavariation de ces forces étant surtout compris dans leterme dT. Ils seront, au milieu des attractions molé-culaires qui tendent à les diminuer, proportionnels à lamasse, de la même manière qu’un pendule lourd seralentit moins vite qu’un pendule léger, sous l'influencedes résistances, et à la quantité de chaleur communi-quée, c’est-à-dire aux produits ma, m’a'.
Nojis supposons ici qu’il s’agit de mouvements d’a-tomes simples. Comment la loi varie-t-elle, lorsque lesgroupes d’atomes deviennent complexes? 11 est curieuxde remarquer (et je suis étonné que cela n’ait pas étéfait) que les effets se rapprochent beaucoup de la pro-portionnalité avec le nombre de molécules constituantesde chaque groupe. La règle constatée par les recher-ches de Newman et de M. Régnault pour vérifier etétudier la loi de Dulong se formule ainsi :
Dans tous les corps composés, de même coinposition afo-mique et de constitution chimique semblable , les chaleursspécifiques sont en raison inverse des poids atomiques.
Ainsi des sulfures renfermant deux atomes commedes oxydes formés également de deux atomes aurontdes capacités chimiques telles que ma ■— m’a’ soitpresque nul et, par conséquent, la loi vérifiée; maisles quantités me, m'c\ pas plus que celles ma, m’a’, neseront nullement les mêmes dans les divers cas, lors-qu’on comparera ces quantités à celles analogues obte-nues pour des corps de composition différente.
C’est ce que rend bien clair le tableau ci-après desprincipaux résultats obtenus expérimentalement parM. Régnault.
Koms dp» substances.
Capacités.
Poids atomiques.L’atome d'oi’gèoe
Prodoit.
Fer.
. 0,11379
étant 40*0.
339,21
38,597
Zinc.
. 0,09555
403,23
38,526
Cuivre.
. 0,09515
395,70
37,849
Cadmium....
. 0,05669
696,77
39,502
Argent.
. 0,05701
675,80
38,527
Arsenic.
. 0,08140
470,04
38,261
Plomb.
. 0,03140
1294,50
40,647
. 0,03084
1330,37
45,034
Itoms des snbstances.
PbWs atomiques.Capacités. L’atomo d'ongeuo
Produit.
Antimoine.
0,05077
étant 400
806,45
40,944
Etain des Indes . .
0,05623
735,29
41,345
Nickel.
0,10863
369,68
40,160
0,10696
368,99
39,468
Platine laminé . .
0,03243
1233,50
39,998
Palladium.
0,05927
665,90
39,468
Or.
0,03244
124.3,01
40,328
Soufre.
0,20259
201,17
40,754
0,1887
196,14
37,024
Sélénium.
0,0837
494,58
41,403
Tellure.
0,05155
801,76
41,549
Iode.
0,05412
789,75
42,703
0,03332
1265,82
42,149
Protoxyde de plomben poudre. . . .
Oxydes RO.
0,05118
1394,5
71,34
—fondu.
0,05089
1394,5
70,94
Oxvdc de mercure.
0,05179
1365,8
70,74
Protoxyde de man-ganèse .
0,15701
.445,9
70,01
Oxyde de cuivre. .
0,14201
495,7
70,39
—de nickel....
0,16234
469,6
76,21
—calciné.
0.15885
409,6
74,60
Magnésie.
0.24394
25-', 4
63,03
Oxyde de zinc. . .
0,12480
503,20
62,77
Peroxyde de fer (feroligiste).
Oxydes R 2 O 3 .
0,1669o
978,4
163,35
Colcothar peu cal-ciné.
0,17569
978,4
171,90
—calciné deuxfois.
0,17167
978,4
168
—fortement calcinéune 2 me fois. . .
0,16814
978,4
164,44
Acide arsénieux. .
0,12786
1240,1
458,56
Oxvdc de chrome.
0,17960
1003,6
180,01
—de bismuth . . .
0,06053
2960,7
179,22
—d’antimoine. . .
0,09309
1912,9
172,34
Alumine (corindon)
0,19762
642,4
126,87
—(saphir).
0,21732
642,4
139,61
Acide stannique. .
Oxydes RO 2 .
0.09326
935,3
87,23
—titanique(artific.)
0,17164
503,7
86,45
— — (rutile).
0,17032
503,7
85,79
—antimonieux. . .
0,09535
1006,5
95,92
Proto-sulfure de fer
Sulfures RS.
0,13570
540,4
73,33
Sulfure de nickel.
0,12813
570,8
73,15
—de cobalt ....
0,12512
570,0
604,4
71,34
—de zinc.
0,12303
74,35
—de plomb....
0,05086
1495,6
76,00
—de mercure . . .
0,05117
1467,0
75,06
Proto-suif, d’étain.
0,08365
936,5
78,3 4
Suif, d’antimoine.
Sulfures R 2 S 30,08 i03
2216,4
186,21
— de bismuth . . .
0,06002
3264,2
195,90
Chlohuhes K 2 Cl 3 .
Chlorure de sodium
0,21401
733,5
156,97
— de potassium . .
0,17295
932,5
2974,2
161,19
—de mercure. . .
0,05205
154,8
— de cuivre. . . .
0,13827
1234,0
156,83
— d’argent.
0,09109
1794
163,42
Chlorure de barium
CnLonunES R Cl 2 .
0,08957 1299
116,44
— de strontium . .
0,11990
989,9
118,70
— de calcium . . .
0,16420
698,6
114,72