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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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CHALEURS SPÉCIFIQUES.

CHALEURS SPÉCIFIQUES.

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o = a p, et si nous considérons deux molécules m,

m' de deux corps différents, nous aurons la relation, , dT—dT’

me — me = ma — m a --, d T, dl étant les

E

différentielles du travail mécanique, le travail élémen-taire pour chaque molécule.

D’où cette conséquence remarquable que, pour descorps de constitution semblable, c’est-à-dire au point devue physique, ayant des atomes semblablement groupés,si les parties des chaleurs spécifiques que nous repré-sentons par a et a\ et qui sont indépendantes des varia-tions des forces moléculaires, représentées par dT, dT’,sont en raison inverse des masses, on aura sensible-ment mc= m’e’, la différence dT—dT’ étant en généralinfiniment petite par rapport à E. C’est là la célèbre loide Dulong restée comme une énigme jusqu’à ce jourdans la science, sans qu’on ait rien tiré d'un aussi ca-pital résultat d’expériences, sans doute parce qu’il n’a-vait pas de sens avec l’ancienne manière de concevoirles phénomènes calorifiques. Il vient, au contraire,fournir un point d’appui très-précieux aux nouvellesthéories. En effet, la molécule d’un corps solide étant,sous l’influence des diverses attractions moléculairesqui la maintiennent en place, en équilibre comme l’esttm pendule soutenu par un fil contre Faction de la gra-vité, les mouvements vibratoires que pourra lui com-muniquer la chaleur, sont en partie indépendants dela grandeur des attractions en jeu, comme les mouve-ments d’oscillation du pendule de la valeur de «j dansle cas pris pour comparaison, les effets propres de lavariation de ces forces étant surtout compris dans leterme dT. Ils seront, au milieu des attractions molé-culaires qui tendent à les diminuer, proportionnels à lamasse, de la même manière qu’un pendule lourd seralentit moins vite qu’un pendule léger, sous l'influencedes résistances, et à la quantité de chaleur communi-quée, c’est-à-dire aux produits ma, m’a'.

Nojis supposons ici qu’il s’agit de mouvements d’a-tomes simples. Comment la loi varie-t-elle, lorsque lesgroupes d’atomes deviennent complexes? 11 est curieuxde remarquer (et je suis étonné que cela n’ait pas étéfait) que les effets se rapprochent beaucoup de la pro-portionnalité avec le nombre de molécules constituantesde chaque groupe. La règle constatée par les recher-ches de Newman et de M. Régnault pour vérifier etétudier la loi de Dulong se formule ainsi :

Dans tous les corps composés, de même coinposition afo-mique et de constitution chimique semblable , les chaleursspécifiques sont en raison inverse des poids atomiques.

Ainsi des sulfures renfermant deux atomes commedes oxydes formés également de deux atomes aurontdes capacités chimiques telles que ma ■— m’a’ soitpresque nul et, par conséquent, la loi vérifiée; maisles quantités me, m'c\ pas plus que celles ma, m’a’, neseront nullement les mêmes dans les divers cas, lors-qu’on comparera ces quantités à celles analogues obte-nues pour des corps de composition différente.

C’est ce que rend bien clair le tableau ci-après desprincipaux résultats obtenus expérimentalement parM. Régnault.

Koms dp» substances.

Capacités.

Poids atomiques.L’atome d'oi’gèoe

Prodoit.

Fer.

. 0,11379

étant 40*0.

339,21

38,597

Zinc.

. 0,09555

403,23

38,526

Cuivre.

. 0,09515

395,70

37,849

Cadmium....

. 0,05669

696,77

39,502

Argent.

. 0,05701

675,80

38,527

Arsenic.

. 0,08140

470,04

38,261

Plomb.

. 0,03140

1294,50

40,647

Bismuth ....

. 0,03084

1330,37

45,034

Itoms des snbstances.

PbWs atomiques.Capacités. L’atomo d'ongeuo

Produit.

Antimoine.

0,05077

étant 400

806,45

40,944

Etain des Indes . .

0,05623

735,29

41,345

Nickel.

0,10863

369,68

40,160

Cobalt .

0,10696

368,99

39,468

Platine laminé . .

0,03243

1233,50

39,998

Palladium.

0,05927

665,90

39,468

Or.

0,03244

124.3,01

40,328

Soufre.

0,20259

201,17

40,754

Phosphore ( pastrès-pur) ....

0,1887

196,14

37,024

Sélénium.

0,0837

494,58

41,403

Tellure.

0,05155

801,76

41,549

Iode.

0,05412

789,75

42,703

Mercure .

0,03332

1265,82

42,149

Protoxyde de plomben poudre. . . .

Oxydes RO.

0,05118

1394,5

71,34

—fondu.

0,05089

1394,5

70,94

Oxvdc de mercure.

0,05179

1365,8

70,74

Protoxyde de man-ganèse .

0,15701

.445,9

70,01

Oxyde de cuivre. .

0,14201

495,7

70,39

—de nickel....

0,16234

469,6

76,21

—calciné.

0.15885

409,6

74,60

Magnésie.

0.24394

25-', 4

63,03

Oxyde de zinc. . .

0,12480

503,20

62,77

Peroxyde de fer (feroligiste).

Oxydes R 2 O 3 .

0,1669o

978,4

163,35

Colcothar peu cal-ciné.

0,17569

978,4

171,90

—calciné deuxfois.

0,17167

978,4

168

—fortement calcinéune 2 me fois. . .

0,16814

978,4

164,44

Acide arsénieux. .

0,12786

1240,1

458,56

Oxvdc de chrome.

0,17960

1003,6

180,01

—de bismuth . . .

0,06053

2960,7

179,22

—d’antimoine. . .

0,09309

1912,9

172,34

Alumine (corindon)

0,19762

642,4

126,87

—(saphir).

0,21732

642,4

139,61

Acide stannique. .

Oxydes RO 2 .

0.09326

935,3

87,23

—titanique(artific.)

0,17164

503,7

86,45

— — (rutile).

0,17032

503,7

85,79

—antimonieux. . .

0,09535

1006,5

95,92

Proto-sulfure de fer

Sulfures RS.

0,13570

540,4

73,33

Sulfure de nickel.

0,12813

570,8

73,15

—de cobalt ....

0,12512

570,0

604,4

71,34

—de zinc.

0,12303

74,35

—de plomb....

0,05086

1495,6

76,00

—de mercure . . .

0,05117

1467,0

75,06

Proto-suif, d’étain.

0,08365

936,5

78,3 4

Suif, d’antimoine.

Sulfures R 2 S 30,08 i03

2216,4

186,21

— de bismuth . . .

0,06002

3264,2

195,90

Chlohuhes K 2 Cl 3 .

Chlorure de sodium

0,21401

733,5

156,97

— de potassium . .

0,17295

932,5

2974,2

161,19

—de mercure. . .

0,05205

154,8

— de cuivre. . . .

0,13827

1234,0

156,83

— d’argent.

0,09109

1794

163,42

Chlorure de barium

CnLonunES R Cl 2 .

0,08957 1299

116,44

— de strontium . .

0,11990

989,9

118,70

— de calcium . . .

0,16420

698,6

114,72