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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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CHAUDIERE A VAPEUR.

CHAUDRONNERIE.

du dehors. Ce tampon est mis en place à l’instant oùon arrête l’emploi de la vapeur ; aussi, dans une ob-servation faite par nous, après douze heures d’arrêt,la pression n’est-elle pas tombée de deux atmosphèressur c'nq.

«« Dans ces conditions, les chaudières Fareot pro-duisent partout 7 k ,2ü de vapeur par kilog. de houille, etmême 8 kilog. avec de la gaillettc de première qualité. »CHAUDIÈRES A FOYERS INTERIEURS.

La plupart des ingénieurs qui ont cherché dos per-fectionnements aux chaudières, ont cru les obtenir enenveloppant le foyer de métal en contact avec l’eau,et faisant circuler la fumée au milieu de l’eau, entredes surfaces multipliées et compliquées, jusqu’à cequ’elle soit entièrement refroidie; confondant les con-ditions ordinaires du tirage par le seul clîet de lacheminée avec les puissants tirages des locomotivespour lesquelles cette disposition devient alors parfaite.Au reste, l’expérience a parlé clairement, et partoutoù le poids desfourneaux en bri-ques n’en inter-dit pas l’emploi,on a adopté eton emploie leschaudières mé-talliques enve-loppées de foyerset de carneauxen briques.

'< Nous avonsdéjà dit que plusde moitié de lasurface de chauf-fe d’un généra-teur devait êtreexposée à l’actiondirecte et verti-cale du feu , etque la majeurepartie de l’effetutile se produi-sait là.

« Or, le dia-mètre extérieurque l’on peutdonner à unechaudière étantlimité, et ne pou-vant guère dé-passer 1 m ,30 ou<l ,n ,50, le dia-mètre du cylin-dre intérieur qui

contient le foyer, et par conséquent la surface expo-sée directement, ne peuvent être que fort réduits. Deplus, cette surface, au lieu d’être placée tout entière àpeu près horizontalement au-dessus du foyer, l’enve-loppe latéralement dans une grande partie de son déve-loppement, et ne reçoit par conséquent son action qued’une manière indirecte et désavantageuse. Il n’y aque la moitié supérieure du cylindre qui puisse êtreconsidérée comme surface de chauffe ; toute la partieinférieure, placée au-dessous des courants, chauffemal et est couverte immédiatement de cendre et desuie. Pour compenser ces inconvénients, on est obligéde multiplier les circulations à travers l’eau, et alors lerapport entre la surface directe et la surface indirecteest moins avantageux.

« Ces dispositions ont d’autres défauts encore. On areconnu en effet que la combustion souffrait toujoursdu contact d’uiie surface métallique sans cesse refroi-die extérieurement par de l’eau.

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« En Angleterre, et surtout dans le Cornouailles , ona donné des diamètres énormes aux chaudières et àleurs tubes intérieurs, en tête desquels se trouve placéun foyer de très-grande dimension. Avec le principede brûler à basse température, et en multipliant au-tant qu’on le fait la surface de chauffe, on arrive, aumoyen d’un foyer où la quantité brûlée est considé-rable, à avoir ainsi un très-bon emploi du combu-tible.11 n’en serait pas de même en France , où, avec l’em-ploi presque général de la vapeur à six atmosphèreset au-dessus, l’administration ne permettrait pas l’em-ploi de ces grands diamètres, et où il faut nécessaire-ment avoir de hantes températures, La combustiondans des foyers intérieurs trop resserrés doit certai-nement toujours être imparfaite. »

CHAUDRONNERIE. Les machines à river deMM. tVivé et Lemaître, mues par action directe de lavapeur, sur lesquelles nous avons surtout insisté dansnotre article, se sont peu propagées, malgré le déve-loppement de la grosse chaudronnerie en tôle. Lesmachines mues par simples transmissions mécaniquessont toujours les plus employées. Nous donnons icile dessin de la machine à river déjà ancienne de Fair-bain (fig. 3io6), dont elles se rapprochent beaucoup.Elles consistent essentiellement en une came ou excen-trique, montée sur l’arbre mis en mouvement par unmoteur de puissance suffisante ; cette came soulèvel’extrémité d’un fort levier qui vient appuyer sur l’ex-trémité du rivet, dont la tête appuie contre une borneinébranlable et vient l’y écraser. La pièce soutenue enl’air à l’aide d’un palan est mue à bras, pour venir présen-ter successivement les divers rivets à l’action du levier.

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La construction des ponts en tôle a donné lieu àdes travaux de chaudronnerie d’une extrême impor-

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