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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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CHAUDIERE a VAPEUR.

CHAUDIÈRE A VAPEUR.

chauffée pur la vapeur, peut titre livrée à une tempé-rature très-élevée, bien supérieure h celle que la mainpeut supporter, et que cette condition est éminemmentfavorable au feutrage.

Si Ton compare tout cet ensemble aux dispositionsde feutreuses mécaniques décrites à l'article i.aini:,on comprendra combien celles-ci sont supérieures. 11fallait arriver à ce degré de perfection, car la qualité-du produit dépend tellement de la perfection des façons,que le travail à la main des bons ouvriers donne en-core des produits supérieurs à la plupart de «eux obte-nus avec cette ingénieuse machine.

Panama . — On donne ce nom à une nouvelle espècede chapeaux d’été, d’une souplesse et d’une légèretéinfiniment plus grande que tout ce qui avait été fa- .briqué antérieurement. C’est du Pérou et de 1 Équa-teur que proviennent ces chapeaux, qui sont fabriquéspar les habitants de la montagne.

La matière première de ccs chapeaux est une plante-arbuste appartenant à l’espèce palmier et au genre la-tanier, appelée dans le pays bomboniua, très-communedans le Pérou .

Les feuilles du bombonaxa, pour être propres à ou-vrer, sont cueillies, comme la paille de Toscane , avantleur entière maturité, et l’on a soin d’enlever les ner-vures trop saillantes. Au moyen d'un instrument arméde deux aiguilles, que l'on rapproche ou que l’on éloi-gne l’une de l’autre, selon le degré de finesse de lapaille que l’on veut obtenir, on découpe la feuille enbandes longitudinales que l’on fait sécher et blanchirà l'air. Le travail du tissage s’effectue en partant ducentre pour arriver jusqu’aux bords.

CHAUDIÈRE A VAPEUR. Les dimensions deschaudières à vapeur sont déterminées par l'étenduedes surfaces de chauffe, et le plus utile conseil quel’on puisse donner au fabricant qui monte une ma-chine à vapeur, c’est de ne pas craindre d’acheter unechaudière plutôt trop grande que trop petite. La faci-lité que le chauffeur éprouvera à conserver toujoursla vapeur à la pression voulue, sans trop forcer le feu,est la plus grande cause de sécurité possible contrel’irrégularité du travail, les coups de feu et accidentsde tout genre.

On satisfera à cette condition en donnant 1 mètrecarré de surface de chauffe par cheval-vapeur, car oncite de bonnes chaudières où l’on vaporise facilement20kilog. de vapeur par mètre carrcàl’heure. La dimen-sion que nous indiquons est cependant dépassée dansles meilleures chaudières, telles que celles dont nousallons donner la description.

Nous ne choisirons pas une chaudière à bouilleurs,déjà décrite, au reste, dans notre premier article, bienque ce système soit encore considéré comme le meil-leur par beaucoup de constructeurs. 11 est générale-ment admis que la difficulté que rencontre la vapeurformée à passer des bouilleurs dans la chaudière rendleur effet moins profitable qu’on ne pensait. Nousciterons plutôt les chaudières Farcot. Cet habile con-structeur, cherchant à accroître considérablement lessurfaces de chauffe, a placé latéralement des cylindresréchauffeurs, de manière à refroidir parfaitement lafumée par un déplacement méthodique de la chaleur.Nous en avons déjà parlé à l’article vapeur, maissans en indiquer les proportions que nous fournit l’ex-cellent Guide du Chauffeur de M. Grouvelle :

« X'es chaudières (fig. 3io5) consistent dans un cy •lindre en tôle, de 8 à 40 mètres de longueur et de4 mètre de diamètre. Les houilleurs, de 0 m ,60 de dia-mètre, ne sont pas attachés à la chaudière, mais pla-cés au nombre de trois, rarement de quatre , à côtéde la chaudière, et au-dessus l’un de l’autre. Cesbouilleurs sont réunis de l’un à l’autre par deux cu-lottes longues et un peu flexibles placées à l’une et à

l'autre extrémité du bouilleur. Le bouilleur supérieurcommunique avec ht chaudière par un tuyau en fontede 10 ou I 2 centimètres de diamètre, par lequel lavapeur produite dans les bouilleurs se réunit à cellede la chaudière.; le bouilleur inférieur reçoit à unede ses extrémités l'eau d'alimentation froide envoyéepar la pompe alimentaire. Cette eau passe du bouilleurdans un autre en les parcourant dans toute leur lon-gueur, et arrive enfin dans la chaudière pur le tuyauqui part du bouilleur supérieur et qui va plonger dansl'eau de la chaudière où il porte l'eau d’alimentation for-tement chauff ée et en même temps la vapeur produite.

« Le principe du système est de donner une surfacede chauffe indirecte considérable et égale à celle deschaudières de Cornouailles , de très-grandes grilles,et une combustion lente ; enfin, un courant descendant

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de fumée qui passe d’un bouilleur à l'autre en senscontraire du mouvement de l’eau d’alimentation.

« Surface de chauffe par cheval. — Comme dansles chaudières de Cornouailles , elle est de 2 mètres car-rés par cheval et au minimum de 1 *”,80.

» Grille. — La grille a 2 décimètres carrés parkilogramme de houille à brûler. Toutes les parties dela chaudière et de ses tuyaux exposés à l’air sont ici,comme dans les machines de Cornouailles , enveloppéesavec les plus grands soins. Les parois des fourneauxsont très-épaisses, les carneaux ont de plus une sec-tion considérable, qui permet à la fumée d’y marchertrès-lentement; on entretient sur la.grille un feu quidort et qu'on alimente par petites quantités et quandla pression commence à baisser dans les chaudières,et comme le registre est presque fermé et les car-neaux de très-grande section, la fumée les parcourtavec la plus grande lenteur et en descendant en senscontraire de l’eau d'alimentation, ce qui la dépouilled’une portion considérable de sa chaleur.

« Pour éviter le refroidissement profond que lesfourneaux et les générateurs éprouvent pendant lanuit par le passage continu d’un courant d'air froidappelé par la cheminée, malgré le meilleur registre,le cendrier est c*os hermétiquement au moyen d’uneporte intérieure fermant sur une partie dressée à lamachine à raboter, et par deux loquets manœuvres