CHAUFFAGE AU GAZ.
CHAUFFAGE AU GAZ.
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met à volonté en communication avec une baignoire pardes tuyaux munis de raccords à vis ; ces tuyaux ser-vent à établir une circulation régulière entre la petitechaudière et la baignoire. En moins d’une heure la bai-gnoire est parfaitement chauffée, et quand on est en-tré dans le bain, en fermant aux trois quarts le robinetdu gaz, on laisse la circulation marcher lentement, eton maintient le bain rigoureusement à la même tem-pérature ; un récipient placé dans le haut de l’appareil,chauffe le linge dont on a besoin.
« Chatiffwje de l'hôpital Saint-Louis. — Il n’y a au-jourd’hui encore en France qu’un seul établissementpublic chauffé complètement au gaz, et les résultatsen sont excellents; c’est FliOpitalSaint-Louis, de Paris ,qui possède une usine à gaz, à l’aide de laquelle legaz obtenu dans des conditions économiques coûte de5 il 6 centimes le mètre cube, comme on nous l’a dit.
« Toutes les salles de malades de 1'hûpitul sontchauffées par de gros poêles en tôle avec une galerieen cuivre sur le haut, pour maintenir les pots de tisanequ’on v place.
« Le principe de ces poêles, contraire à celui despoedes anglais précédemment décrits, est d’isoler com-plètement l’air qui sert à brûler les gaz et les produitsinfects de leur combustion, de l’air pur que l’on chauffeet que l’on verse dans la salle.
« Il y a deux arrivées d’air distinctes et qui vien-nent de la meme prise extérieure, mais qui sont sé-parées par une cloison à 1 mètre au moins du poêle.
<« L’air qui a servi à la combustion des gaz est forcéde redescendre, pour passer sous des plaques de fontequi entourent le poêle et qui servent de chaufferetteaux malades. Cet air vicié est ensuite emporté dansune cheminée établie dans les murs du bâtiment.
« Le gaz est brûlé sur une couronne de becs, quel’on allume ou que l’on éteint par le jeu d'un robinetmanœuvré de la salle, à travers le plancher. 11 brûlesous une pièce de fonte, semblable à une cloche decalorifère.
« L’air pur destiné à chauffer et à assainir la salle,amené, par un canal distinct, vient s’échauffer au-tour de la cloche, et de là il passe entre deuxsurfaces métalliques chauffées par la flamme et lafumée du gaz, pour être versé dans la salle à l’aide dequatre larges bouches de chaleur. Au-dessous dubain de sable à tisanes et au-dessus du calorifère estune capacité, en communication au moyen de grandesouvertures avec la salle dont elle facilite réchauffe-ment.
« Deux poêles de 13 becs et de 1 mètre de diamètresur 1 m ,20 de haut, allumés 24 heures, chauffent par-faitement une salle de 1,200 mètres cubes contenant4b lits. Une salle de 80 lits est chauffée par 4 poêlesde 36 becs l’un et brûlant chacun par heure 3 mètrescubes de gaz.
« On peut compter que les deux poêles de 13 becsde la salle de 1,200 mètres cubes brûlent ensemble3 mètres cubes de gaz à l'heure.
« D’après les analyses du gaz de houille parDulong, 1 litre de ce gaz dégage en brûlant 8 cal.880;
Soit pour 1 mètre cube de gaz . . . 8008 calor.
Ou l’équivalent en houille de. ... 1 k ,136
« En nombre rond on peut prendre 1 mètre cube degaz de houille comme égal à la puissance calorifiquede 1 kilog. de houille.
« Avec trois mètres cubes de gaz brûlés par heure,le nombre d'unités de chaleur versées dans la salle de^ ,200 mètres cubes, contenant 4b lits de malades, estdonc de 24,024. En pratique, on sait qu’on ne peutpas chauffer une salle de malades avec le renouvel-lement d’air nécessaire à moins de 1 ,n ,150 de surfacede chauffe à la vapeur ou à l’eau, chauffée à 3 atmo-
sphères par 100 mètres cubes, et que chaque mètrede surface métallique, plongé dans l’air à 1b° dansles conditions ci-dessus, et ayant 13b° centigrades,dégage au moins 1,350 calories par heure.
« Les 10 mètres carrés de chauffe nécessaires pourla salle de 1,200 mètres cubes donnent donc par heure24,300, ce (pii est parfaitement d'accord avec les ré-sultats et les dépenses do gaz constatés à l’hôpitalSaint-Louis, de Paris .
« Avec ces éléments, il sera facile d’établir et deproportionner partout des appareils de chauffage augaz.
« Les poêles de l'hôpital Saint-Louis sont assez biendisposés et fort commodes pour les malades par suitedes plaques circulaires en fonte qui les entourent ; ilssont très-salubres, parce qu’ils envoient au dehorstout l’air vicié par la combustion du gaz, et que lessalles ne reçoivent que de l’air pur. On est très-satisfait de leur service, qui est propre, régulier,facile à conduire et n'exige presque aucune répa-ration. >*
2° Gaz combustibles. — Appareil Ileaufumé. — Aulieu d’employer le gaz fourni par la distillation de lahouille grasse, dont le prix est nécessairement élevé,on peut fort avantageusement, comme l’a enseignéEbelmen dans son article combustibles, convertir toutcorps solide combustible en gaz. Nous avons donné ledessin du four qu’il avait établi pour le travail du fer ;pour compléter ce que nous avons dit sur la transfor-mation des combustibles en gaz combustibles, nousdonnerons l'appareil Beaufuiné, qui est le générateur àgaz d’Ebelmen , rendu plus pratique en adoptant enpartie la disposition des foyers des locomotives, appli-qué à la production de la vapeur d’eau.
« L’appareil Beaufumé consiste (fig. 3462) en unfoyer avec grille, enveloppé de tous côtés d’une capa-cité eu tôle à doubles parois remplie d’eau et quilaisse à sa partie supérieure un espace suffisant pourla vapeur développée. C’est un foyer de locomotive ; cefoyer est alimenté au moyen de deux chargeoirs D, D,fermés en dessus par des portes et en dessous par desvalves qui permettent l’introduction des matières àbrûler sans laisser échapper au dehors les gaz chauffésau rouge; l’air destiné à brûler le combustible estlancé sous la grille par un ventilateur B que conduit unpetit moteur à vapeur A de la force d’un cheval, dont lavapeur est prise sur la capacité qui enveloppe le foyer.La vapeur de la grande chaudière réunie à celle dufoyer s’applique à tous les emplois ordinaires de l'iu-dustrie.
« Une partie de l’air est lancée dans le foyer, uneautre partie va brûler les gaz combustibles sous lagrande chaudière H. Des registres règlent cette distri-bution.
« Le combustible est chargé sur 6o centimètres dehauteur, afin que l’air poussé à travers cette masse,après s’êtrc converti en acide carbonique, en brûlantla couche inférieure et la portant à la plus haute tem-pérature, se transforme en oxyde de carbone en tra-versant les couches supérieures beaucoup moins chauf-fées, et qui dégage en se formant une quantité de cha-leur employée à chauffer ce gaz même et l’enveloppe.Le cendrier est hermétiquement clos, deux largesportes rendent facile son nettoyage et celui de la grille.Deux tuyaux de cuivre de 4 centimètre de diamètre,munis chacun d’un robinet, portent à volonté une partiede la vapeur sous la grille pour faciliter son nettoyage,et aussi pour concourir à la transformation des com-bustibles en gaz.
« Le générateur accouplé au producteur de gaz quenous venons de décrire a la forme que chaque con-structeur préfère; la chaudière à bouilleur convienttrès-bien.