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CHAUFFAGE AU GAZ.
CHAUFFAGE AU GAZ.
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« Les gaz développés dans le foyer passent à traversun tuyau en fonte, jusque dans une caisse métallique Gplacée devant le fourneau et où a lieu leur mélange avecl’air chaud. Ce mélange est ensuite poussé dan» deuxcarneaux placés immédiatement sous les bouilleurs de la
les houilles maigres qui brûlent mal sur la grille etont une valeur bien inférieure à celle des houillesgrasses.
I)e l'insufflation de l'air pour activer lu combustiondes ijaz combustibles . — L’insufflation de l’air au
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chaudière, et pour ne pas brûler les bouilleurs, le pla-fond de ce carneau est plein dans la première portionet percé plus loin de larges ouvertures par lesquellesles gaz cnilammés enveloppent et chautVent les bouil-leurs. Ces gaz circulent ensuite deux fois sous le corpsde la chaudière, et les produits de la combustion s’é-chappent au dehors par une cheminée à deux cloisons,munies chacune d’un registre, et (pii marche très-bienavec 1 mètre de hauteur.
« Ces produits ont encore 180 ou 200° de tempéra-ture avec la disposition représentée. Il serait bon deles faire circuler encore une fois autour d’un bouilleur,dans lequel on ferait passer l’eau d’alimentation, quidu reste peut être chauffée à 70° par la vapeur per-due du moteur.
« La conduite de l’appareil est facile. On charge lecombustible en quantités constantes et à des heuresfixes, d’où résulte une grande régularité dans la pro-duction de la vapeur.
« Le ventilateur a 0 m ,60 de diamètre et 0 m ,30 dolargeur. 11 fait de 700 à 1,000 tours, suivant la quan-tité de combustible à brûler par heure. En deux heuresquand le foyer est froid, en une heure quand il a étéchauffé la veille, la chaudière est en pression. »
Les expériences de M. Grouvelle sur cet appareil,où, au total, toute la chaleur produite en deux fois n’enarrive pas moins tout entière au générateur de vapeur,l’ont conduit à établir que l’on obtenait avec cet appa-reil 10 kilog. de vapeur par kilog. de bonne houille;résultat magnifique, puisque les meilleures chaudièresne permettent d’en obtenir que G ou 7 kilog., et assezimportant pour assurer, s’il se confirme dans la pra-tique des ateliers, le succès du système, malgré sonprix élevé et la dépense de puissance motrice qu’exigele ventilateur.
Disons aussi que l’appareil Beaufumé offre cet avan-tage, déjà indiqué en traitant des générateurs de gaz,qu’il permet d’utiliser parfaitement, les anthracites,
milieu des gaz combustibles, le mélange intime et larapidité de comhu>tion qui en résultent, est la condi-tion Ihndamentale de leur emploi, lorsqu’il s’agît d’ef-fectuer des opérations qui exigent des températurestrès-élevées; le puddlagc «lu fer, par exemple, à l’aidedes gaz des hauts fourneaux, comme nous en avonsdonné un exemple à l’article fkk.
Cependant, dans les exemples que nous avons citésde l’emploi du gaz d’éclairage dans les usages domes-tiques, nous n’avons pas parlé d’insufflation d’air. Eneffet, ce gaz brûle si facilement, qu’il est inutile, lors-qu’il s’agit seulement de chauffer de l’air ou de l’eau,de faire autre chose que de l’atténuer.
-Mais s’il s'agit de produire des températures très-élevées , s’il faut diriger sur un corps froid desquantités de gaz un peu considérables dont l’écoule-ment est gêné, n’est plus libre comme par lu che-minée en verre qui garnit un bec d'éclairage, il estalors nécessaire d’insuffler de l’air qui rend la com-bustion vive, rend la flamme blanche , et fait dispa-raître les fuliginosités qui se déposaient sur le corps ùéchauffer, par suite de la combustion incomplète.
Pour obtenir la combustion vive nécessaire dans lecas qui nous occupe, la disposition la plus convenableest celle d'un véritable chalumeau à gaz. L’air poussépar une soufflerie quelconque est amené au centre d’unbec de gaz, et vient, étant lancé, se mélanger avec lui,pour donner un dard ardent qui amène promptementau rouge vif le point à chauffer ; la chaleur commu-niquée en chaque instant étant bien supérieure à ladéperdition qui peut être produite par la communi-cation avec les parties voisines, quelque bonne con-ductrice de la chaleur que soit la substance à chauffer.
Tous les laboratoires de chimie de Paris , qui ontadopté avec empressement le chauffage au gaz depuisqu’on peut l’avoir pendant le jour, ont aussi des appa-reils à soufflerie d'air pour produire des températuresélevées. L’industrie parisienne commence à en faire