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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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CLOUS DE TAPISSIER .

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CLOUS DE TAPISSIER .

loges actuelles. A cet effet, le flotteur A (fig. 3i68), au-quel l’eau de la clepsydre communique un mouvementascendant, est attaché à l’extrémité d’une chaîne quis’enroule autour d’un cylindre horizontal H, et qui sup-porte à son autre extrémité un contre-poids C, un peuplus léger que lo flotteur A. Le cylindre B peut libre-ment tourner sur lui-même ; il porte à une de ses extré-mités une aiguille qui le suit dans ce mouvement, etqui parcourt ainsi toute la circonférence d’un cadranadapté à la face extérieure de l’appareil. Lorsque leflotteur A monte, le contre-poids C descend et la chaînefait tourner le cylindre B, ainsi que l’aiguille qui luiest fixée; cette aiguille marque le temps par la posi-tion qu’elle occupe sur le cadran.

La physique moderne fournirait plusieurs moyensd’obtenir un écoulement constant : le vase de Mariotte,par exemple, pourrait être employé à cet effet, si lesclepsydres offraient un autre intérêt qu’un intérêt his-torique, en présence des développements de l’horlo-gerie moderne. Nous ne nous y arrêterons pas; nousciterons seulementl'application du si-phon , déjà faitepar Héron d’A-lexandrie, commeune disposition in-génieuse pour four-nir la mesure dutemps à l’aide desdivisions égales duvase qui reçoit l’eauqui s’en écoule.

Soit un flotteursurmontant l’eaurenfermée dans unvase, et soit as-semblé avec ceflotteur un siphon(fig. 3169). Ce si-phon suit les mouvements de l’eau, et comme la dis-tance entre la surface de celle-ci et le point de sortieà l’extrémité du siphon est toujours la meme, la vitessede l’écoulement est constante, et par suite aussi cellede la descente du flotteur le long de l’échelle quifournit la mesure du temps.

CLOUS DE TAPISSIER . L’élégante fabrication deces produits,par des procédés nouveaux, a été créée detoutes pièces par deux ingénieurs inventeurs. Nous nepouvons mieux faire pour la décrire que de transcrireici l’excellent rapport fait à ce sujet par M. Duniéryà la Société d’encouragement.

« Le clou doré pour tapissiers est composé d’unetête hémisphérique creuse et d’une tige pointue for-mant le corps du clou. Jusqu’ici ces sortes de clousavaient été presque exclusivement obtenus par lafonderie et avaient conservé, avec le caractère d'ir-régularité des objets fondus , l’inconvénient de posséder, d’une part, des tiges peu résistantes qui serompaient en les implantant dans les meubles; d’au-tre part, des têtes dont les bords, à bavures cou-pantes, étaient susceptibles d’altérer les étoffes qu’ilspressaient.

« Le problème qui s’offrait à M. Carmoy consistaitdonc :

« 4° A obtenir des tiges rondes, uniformes de lon-gueur, aussi pointues et aussi déliées que leur desti-nation le réclamait;

« '2° Des têtes identiques les unes aux autres,bords réguliers et composées de matières différentesde celle de la tige, sans faire intervenir la fonderie nila soudure.

« Pour arriver à solution, M. Carmoy a eu recours

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à trois opérations : un découpage et deux estam-pages.

« La demi-sphère du clou devant avoir une épais-seur d’environ 1/4 de millimètre, M. Carmoy prendde la planche de cuivre de 1 millimètre d’épaisseur ety découpe des flans plus petits que le développementde la tête; puis, à l’aide d’un premier estampage, ilamincit ees petits flans et les étend à la dimensionqu’ils doivent avoir; mais la matrice qui produit cetteopération possède, vers son centre, une creusure an-nulaire dans laquelle la matière vient se loger etdonne au produit l’aspect d’un chapeau rond à largebord dont le dessous serait fermé et dont l’ouvertureaurait lieu à la partie supérieure (fig. 3470 et 3471).

« Faisons remarquer, en passant, que, dans ce pre-mier estampage, en même temps que les bords s’apla-tissent, la couronne saillante, s’emparant de la matièrecentrale, augmente de hauteur et présente cette parti-cularité de sortir de la presse avec un millimètre etun tiers d’épaisseur alors que le cuivre, avant la com-pression, ne possédait que 1 millimètre.

« Le deuxième et dernier estampage qui doit termi •

o

3470. 3471. 3472.

ncr le produit consiste à placer ce petit flan dans unefeuillure circulaire pratiquée sur le bord d’une matriceprésentant, en creux, la forme que l’on désire donnerà la tête du clou ; l’on introduit dans le cylindre quisurmonte le flan une pointe de Paris à tête eamardc.

<« Les trois pièces en cet état, c’est-à-dire :

« La matrice d’abord,

« Le flan posé sur la matrice et prêt à y être com-primé ,.

« Puis enfin la tige placée verticalement et la pointeen haut,

« M. Carmoy exerce sur le flan, avec un poinçonconvexe ayant extérieurement la forme intérieure dela tête du clou, une pression capable de déterminerl’emboutissage ou transformation du plan horizontalen une calotte ou tête hémisphérique.

« Le poinçon cmhoutisseur est percé, à jon centre,d’un trou suffisant pour contenir la tige du clou pen-dant l’emboutissage ; et, pour que cette tige ne sesoulève pas dans le cours de l’opération, elle est main-tenue appuyée contre le plateau à emboutir par unpetit ressort à boudin logé dans l’axe du poinçon pres-seur.

« Le poinçon presseur ne se borne pas, comme on lepense bien, à emboutir le flan métallique et à le trans-former en une sorte de demi-sphère, il foule encore lecylindre central, de manière à en rabattre la matièresur la tige et à convertir l’anneau cylindrique en unesorte de cône emprisonnant la tête de la pointe qu’on avoulu y faire adhérer ; de la sorte, on obtient un pro-duit plus léger, à surface extérieure parfaitement lisse,ne coupant pas les étoffes, jouissant d'une plus granderégularité, possédant une solidité inconnue jusqu’ici,et surtout des tiges déliées et très-résistantes.

« Ces clous se fabriquent chez M. Carmoy en toutesmatières : en cuivre, en zinc, en doublé d’jor, en fer eten acier ; ils sont très-nppréeiés et très-demandes, et