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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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CLOUS DE TAPISSIER .

CO-LAMIXEUR.

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le chiffre de leur fabrication 11 e s'élève pas à moins dequatre-vingt-dix mille par jour.

G

3473.

lui a été fait, en combinant une machine qui rappelleheureusement la presse monétaire, et que représen-tent les figures 3473 et 3474.

« Dans les presses monétaires, les flans des-tinés à produire les pièces de monnaie sontplacés dans un tube vertical en dehors du pointd’estampage, et une espèce de mai» métalliquedécrivant un mouvement circulaire en trans-porte un à la fois entre les matrices à chacunedes évolutions de la machine.

« M. Clément Colas a placé au-devant de sapresse non pas seulement un de ces poseurs mé *caniqucs, mais deux (A, A), l’un à droite, l’autreà gauche; chaque flan se place duus celui degauche qui part le premier déposer ce flan dansla feuillure de la matrice et revient à sa place ;chaque tige de clou se met dans celui de droitequi le transporte au centre du flan déjà placéet reste dans cette position jusqu’à ce quele poinçon ait accompli une partie de sa des-cente et ait, à l’aide du ressort intérieur(fig. 3473), exercé sur la pointe du clou unepression qui le maintienne en contact avec leflan ; dès que la pointe est maintenue par sesdeux extrémités, le poseur qui l’a apportée seretire, et le poinçon presseur, mû par un ex-centrique , achève sa course et accomplit ledouble phénomène d’emboutissage de lademi-sphère et de sertissage de la matièreréservée en saillie au centre du flan pouremprisonner la tête du petit clou central.

« Après chaque opération, un troisièmebras enlève de la matrice le produit fa-briqué, et le rejette au dehors pour faireplace à un nouveau.

« Cette machine fabrique vingt milleclous par jour, tandis que le travail à lamain n’en fournit que six mille : elle estsimple, bien entendue; elle fonctionnesans bruit et sans chocs, et, si le pro-duit qu’on en obtient est do nature, parsa nouveauté, par les besoins auxquels ilsatisfait, et surtout par les combinaisonsqui ont présidé à sa conception, à fixer

3473.

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3474.

• Le produit imaginé par M. Carmoy est de natureà satisfaire à tous les genres d’exigences ; mais, pourqu’il devînt objet de commerce, il fallait qu’il fût ob-tenu mécaniquement.

'< M. Carmoy a confié cette seconde partie du pro-blème à M. Clément Colas, de Belleville, et voici com-ment cct habile mécanicien a répondu à l’appel qui

l’attention des membres du Conseil, nous avons lasatisfaction de reconnaître que le mécancien a été ledigne émule de l’auteur et que sa machine répondparfaitement à sa destination. »

CO-LAMINEUR. La nécessité de déplacer latérale-ment ou de ramener les pièces qui sortent d’un lami-noir, du côté où les cylindres peuvent l’entraîner, lors-que le train n’est formé que par deux cylindres, ou deles élever lorsqu’il en comporte trois, rend le laminagedes pièces longues et pesantes extrêmement pénible etdifficile. Plusieurs systèmes de contre-poids ont été in-ventés pour faciliter le travail ; nous donnerons ici lasolution complète du problème telle qu’elle a été réa-lisée, en profitant des travaux antérieurs, par le direc-teur de l’usine de Decazeville , M. Cabrol, pour suppri-mer tout relevage des pièces lourdes. Il a fait exécutercet ensemble de dispositions pour accélérer et faciliterle laminage de rails Barlow, et, en général, de toutesles pièces de grandes dimensions et d’un poids consi-dérable.

Ces dispositions comprennent :

1° Deux chariots mobiles, sur lesquels se placentles lamineurs, et qui présentent des supports disposésde manière que la barre soit constamment bien sou-tenue pendant toute l’opération, et que chaque lami-neur n’ait rien autre chose à faire qu’à la diriger avecses tenailles ;

2° Un système de pistons mus par l’eau ou par lavapeur, qui, au moyen d’une transmission convenable,