COMBUSTION.
COMPRESSIBILITÉ DES GAZ.
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peuvent faire mouvoir les chariots ci-dessus, parallè-lement à l’axe des laminoirs, et les arrêter à volontédevant chaque cannelure ;
3° Enfin, un ensemble de deux cages, munies cha-cune d’une paire de cylindres marchant en sens con-traire; ces cylindres, de 0 m ,70 de diamètre, reçoiventune vitesse de 70 tours par minute, et sont mus pardeux machines de 150 chevaux chacune.
On comprend comment fonctionne tout ce système :la barre qui traverse une première cannelure est reçuesur l’un des deux chariots ; le chariot est amené rapi-dement devant la cannelure convenable du second la-minoir : le lamineur, qui a été déplacé avec le chariot,engage aussitôt la barre dans cette deuxième canne-lure ; dès que la barre est passée, le chariot est ramenédevant la première cage pour recevoir la barre à sasortie d’une troisième cannelure , et ainsi de suite.Des manœuvres semblables se font de l’autre côté descages.
Par ce système, on économise la main-d’œuvre quiest nécessaire pour le relevage des pièces dans le sys-tème ordinaire à une seule cage, et l’on évite la pertede temps qu’entraîne ce relcvage. D’un autre côté,n’ayant pas , comme on le pratique dans quelquesusines, à changer le sens de rotation des cylindresentre deux passes, on peut faire aller ceux-ci avec uneplus grande vitesse. En un mot, on réalise une grandeéconomie de main-d'œuvre et de temps par ces nou-velles dispositions. Elles sont appelées, selon nous, àrendre de grands services, non-seulement par l’éco-nomie directe qu’elles procurent dans la fabricationdes grosses pièces, mais surtout parce qu’elles tendrontà vulgariser la fabrication, avec les diverses naturesde 1er, de pièces regardées jusqu’à ce jour comme nepouvant être fabriquées que d’une manière exception-nelle.
COMBUSTION. Dans le beau travail sur la combus-tion dont Ebelmen a enrichi cet ouvrage, ce savant a in-diqué dans quel cas l’essai d’un combustible par la li-thargepeutêtre suffisant pour la pratique, bien que fondésur un principe dont les expériences de Dulong ontprouvé l’inexactitude. Nous compléterons cette indica-tion par celle de la méthode que Dulong a proposée, etqui parait donner, pour les composés organiques hydro-génés, une approximation très-satisfaisante, conformeaux résultats de ses expériences. Elle doit remplacer,dans ces cas, celle fondée sur la croyance que la cha-leur dégagée était proportionnelle à la quantité d’oxy-gène consommé ; ce qui était revenir indirectement àla théorie de Lavoisier . La combustion de charbonpour former de l’oxyde de carbone, et celle de celui-cipour être converti en acide carbonique donnant desquantités de chaleur dans le rapport de 1 à 3 pour unmême poids d’oxvgène, prouve que cette théorie n’estpas admissible. Celle de Dulong est au contraire par-laitcment suffisante pour la pratique, surtout lors-qu’elle est appliquée avec quelque intelligence duphénomène que nous venons d’analyser.
Les corps combustibles qu’emploie l’industrie necontenant, pour ainsi dire, jamais que de l’hydrogèneet du carbone comme substances utiles à la combustion,les produits de la combustion étant les mêmes que ceuxqui résultent de la combustion de ces corps isolés,on aura une approximation très-satisfaisante en pre-nant, pour la chaleur produite par la combustion ducorps composé, celle qui résulterait de la combustionde ses éléments. En opérant ainsi, on ajoute à lachaleur produite par les éléments : la chaleur duc autravail correspondant à l’équivalent mécanique ducorps combustible, la chaleur équivalente au travailnécessaire pour rompre la combinaison de ces atomes,emmaganisée par ccttc cohésion chimique, comme nousle montrons à l’article pkopvction pe la ciialki'k,
quantité petite relativement à celle produite par lacombustion.
Dans la plupart des produits composés de carboneet d’hydrogène d’origine végétale, le travail corres-pondant aux forces de cohésion n’est pas assez grandpour que les erreurs commises par cette manière de rai-sonner soient bien sensibles ; c’est ce que prouvent lescalculs ci-après empruntés à M. Péclet :
« Vérifions, dit-il, si, comme nous l’avons supposé,la quantité de chaleur produite par un composé estégale à la somme des quantités de chaleur qui seraientproduites par chacun de ses éléments.
En partant de cette supposition, on trouve :
Pour l’hydrogène proto-carboné :
756,17 X 7170 = 5389) .
24s,83 X 34742 = 8626 j 1401 S P° ur
Pour l’hydrogène bi-carboné :
85s,8 X 7170 = 6151 ke
14s,2 X 34742 = 4933 j 1,08i pour 1s -
Pour l’essence de térébenthine :
88s,4 x 7178 = 63521 . lV > a< ,
11s,6 x 34742 = 4030 j 1Ü38 “ pour 1 °'
Pour l’alcool (déduction faite, comme dans les casanalogues, de l’hydrogène pouvant former de l’eauavec l’oxygène du composé) :
51s,98 X 7170 = 3726 I9s,41 X34742 = 3279 j
Pour l’éther sulfurique :
65s,31 x 7170 = 4682 I,
10s,66 X 34742 = 3703 j
Pour l’huile d’olive :
aqq J 7005 pour H.
8385 pour 1S
77s,21 x 71701 o, cc12s,18 X 34742 j 9766 pour '
Pour le suif :
79s x 7170 = 5664110s,6 x 34742 = 3474 j
Pour la cire :
81s, 6 X 7180 = 58501125,85 x 34642 = 4464)
Les nombres trouvés par Dulong pour les premierscorps étant :
£»*««. llrool- Élhfr. Hml t .
tartane. bi-wboiM.
13205 12032 .10836 6855 9430 9862
9138 pour 1s.
10314 pour 1s.
Ceux qu’on obtient en prenant la somme des effetsproduits par les éléments sont pour les mêmes corps :14015 11084 10382 7005 8385 9866
Ces derniers nombres sont assez rapprochés despremiers pour justifier le principe d’après lequel ilsont été calculés. »
COMPRESSIBILITÉ DES GAZ. Jusque dans cesdernières années, la loi de la compressibilité des gaz,de la réduction de leur volume en raison de la pres-sion , était considérée comme une des lois les plûscertaines de la physique. Formulée par Mariotte, quil’avait conclue d’expériences faites sur une petiteéchelle, à l’aide de simples tubes barométriques, elleconsiste en ce que les volumes sont en raison inversedes pressions. Cette loi, confirmée par plusieurs expé-rimentateurs, et notamment par Dulong et Arago pourl’air, pour des pressions de 1 à 30 atmosphères, a évi-demment une exactitude suffisante pour la pratique,puisque les différences ont échappé à ces éminents phy-siciens.
Les théoriciens ont unanimement adopté dans lesrecherches analytiques la loi de Mariotte, qui se rap-porte aux gaz théoriques dont .nous concevons la ma-nière d’être d’après l’ensemble des phénomènes. Quel