On prend ensuite :
Fritte bleue turquoise. GO
Fritte blanche. 45
Marne lavée. 10
Craie. 15
Tuô
2° Pâte d’un vert clair :
Pâte blanche. 95
Chromate de baryte. 5
TÔÔ"
3° Pâte bleue :
Fritte blanche. 70
Marne. 17
Craie. 8
Oxyde de cobalt. 5
TÔÔ"
4° Pâte violette. On fait fritter :
Carbonate de manganèse. .... 5
Carbonate de soude. 45
Azotate de potasse. 5
Sable blanc. 75
TÔÔ
On ajoute à la fritte :
Fritte. 76
Marne lavée. 12
Craie. 12
400
Porcelaine dure. — Nous indiquerons encore quel-ques dosages de pâtes de porcelaine dure; on rap-porte le poids des oxydes à 100 parties de pâteblanche :
Pâte bleu foncé.28,500 oxyde de cobalt.
Pâte bleu pâle. 08,050 oxyde de cobalt.
(atmosphère oxydante)
Pâte vert céladon . . .
(feu réducteur)
Pâte bronze foncé. . . . 0s,500 oxyde de nickel,(atmosphère oxydante)
i 05,100 oxyde de chrome.05,003 oxyde de cobalt.
Pâte vert-olive.
(atmosphère oxydante)
Pâte brune.
Pâte jaune.
(atmosphère oxydante)
Pâte brun noir. .(feu réducteur)
Pâte rose.
(feu quelconque)
48,000 oxyde de nickel.
1 05,200 oxyde de cobalt.
08,150 oxyde de fer rouge.O»,200 oxyde d’urane.
i 18,550 chromate de fer.
/18,550 oxyde de cobalt,v 18,550 oxyde de manganèse.118,520 oxyde d’urane.
15,100 or à l’état de pourpre.
Il est indispensable, dans la confection de ces pâtes,de tenir compte de l’augmentation de fusibilité quecommuniquent certains de ces oxydes aux composi-tions normales; il faut obvier à ces inconvénients parl’addition d’une plus grande proportion de l’élémentplastique ; si la pâte est d’un prix élevé, l’addition del’alumine calcinée devient possible et très-utile.
ENGOBES.
Nous avons fait connaître, en commençant cetarticle, la nature et le but des engobes; il eût été plussimple peut-être de ne pas établir de distinction entreces matières et les pâtes de couleur que nous avonsétudiées plus haut. Cependant j’ai cru qu’il devaitêtre fait une distinction importante entre ces deuxsortes de matières colorantes, à cause des méthodesdifférentes au moyen desquelles on les applique surles poteries; d’ailleurs, considérés au point de vue
chimique, les engobes doivent satisfaire à des condi-tions nouvelles, qu’on ne doit pas exiger des pâtessimplement colorées dans toute la masse.
La pâte de couleur, en effet, donnera toujours debons résultats, pourvu qu’elle ait été façonnée, avectout le soin possible, par l’une des méthodes que nousavons indiquées, et qu’elle soit cuite dans des condi-tions, je ne dis pas seulement de soins et de précau-tions sur lesquels il convient d’insister, mais dans uneatmosphère de composition déterminée. Il faut de plus,pour que des engobes réussissent, qu’ils aient tousune composition telle, qu’appliqués sur la même pièco,ils cuisent au même feu, présentent la même fusibi-lité, la même dilatabilité, et prennent avec la pâteune adhérence convenable ; ils doivent, en outre, jouirdes mêmes propriétés relativement à la glaçure, lors-qu’il s’agit de faire une poterie compose.
Il est inutile de répéter qu’au point de vue de larésistance aux agents extérieurs, à l’influence de l’at-mosphère du four, à celle de la glaçure, ils doivent secomporter comme les pâtes colorées, par lesquellesnous avons commencé l’étude des méthodes propres âla décoration des poteries.
La position des engobes est très-généralement lamême que celle des oxydes. On les applique presquetoujours sur la pâte pour les recouvrir de glaçure.Cependant les poteries italo-grecques nous donnentun exemple remarquable d’engobes blancs ou rougesappliqués comme rehauts sur des lustres noirs. Lelustre en fondant a déterminé l’adhérence de la ma-tière terreuse, et la terre se détachant en mat formeun contraste agréable qui, certainement, ajoute ûl’intérêt que présente cette fabrication, très-avancéed’ailleurs pour l’époque à laquelle elle a pris nais-sance.
Les procédés au moyen desquels on applique lesengobes sur les poteries peuvent être très-différents.On les applique tantôt sur la pièce crue, tantôt sur lapièce cuite en dégourdi. Quelquefois l’engobe extérieurest placé le premier, tantôt, au contraire, on ne leplace qu’en dernier lieu. Lorsqu’on fait usage du pro-cédé de moulage pour apposer les engobes qui décorentune pièce de forme donnée, que le moulage ait lieusur pâte molle ou sur pâte liquide, on commence parplacer l’engobc dans le moule, sur les parties quidoivent recevoir par cet engobe une couleur différentede celle du fond ; on remplit ensuite le moule, soit depâte molle, qu’on applique par le moulage à la balleou à la croûte, même encore à la housse, soit aumoyen de barbotine, si l’on opère par coulage. Lespièces ébauchées de la sorte sont mises en glaçure parl’un quelconque des procédés qu’on emploie dans lafabrication des poteries.
Lorsque la pièce est ébauchée, l’engobe peut semettre, comme dans le cas d’une véritable glaçure, parl'un de ces mêmes procédés. Il n’y a d’autre précau-tion â observer que celle de régler convenablementl’épaisseur de l’engobe, toutefois en supposant la cou-leur bien composée.
Lorsqu’on opère par arrosement sur poterie crue,comme on le fait en Suisse , pour l’établissement de cessortes de pâtes faïeneées, qui ont encore, dans certaineslocalités, un très-grand succès, les barbotines sontplacées dans une espèce de réservoir dont la forme rap-pellerait celle d’une théière aplatie. Une ouverturepermet d’introduire la matière; une anse sert a pren-dre le vase pour déverser le liquide. Le bec est ter-miné par un tuyau d’un orifice très-petit, qui permetde tracer avec les barbotines colorées des linéamentsirréguliers qui se parfondent sous la glaçure, en pré-sentant des sortesd’arborisations très-singulières. Lors-qu’on croit avoir mis l’cngobe sous une épaisseur tvopconsidérable, on enlève l’excédant en tournassant les