N° 1. Fondant.
N° 2. Blanc opaque.N° 3. Gris.
N° 4. Noir.
N" 5. Bleu clair.
N° 6. Bleu foncé.N° 7. Vert bleu.
N° 8. Vert foncé.
N u 9. Vert jaune.
N° 10. Jaune.
N° 11. Ivoire.
N° 12. Brunjaune(ocrc)N° 13. Brun violâtre.N° 14. Brun foncé.
N° 15. Rose isabelle.N° 16. Violet.
Je donne ici les recettes encore inédites à l’aide des-quelles on peut préparer ces divers émaux colorés. Jesuivrai l’ordre et la nomenclature adoptés jusqu’à ce
jour.
Fondant (n° 1). On mélange et on fond :
Sable. 1000
Minium. 2000
Borate de chaux. 500
Ce dernier élément doit être choisi, sans oxyde defer et sans terre ; il provient de l’épluchage des nodules
naturels.
Blanc opaque (n° 2).
Fondant n° 1. 150
Blanc d’émail de Gineston. 700
Fondant aux gris (p. 140). 150
On triture sans fondre.
Grii.
Gris (n° 3). Noir (n° 4)
Sable.
. . 1000
1000
Minium.
. . 2000
2000
Borate de chaux. . .
500
500
Oxyde de cobalt. . .
2
60
Oxyde de cuivre noir . .
12
100
Oxvde de fer rouge. .
12
120
Carbonate de manganèse.
2i
120
Bleus.
Clair (n° 5). Foncé (n° 6)
Sable.
. . 1000
1000
Minium.
. . 2000
2000
Borate de chaux. . .
500
500
Oxyde de cobalt noir
40
125
Verts .
Bleu
Foncé
Jaune
(n» 7).
(n« 8).
(n° 9).
Sable.
1000
1000
1000
Minium.
2000
2000
2000
Borate de chaux . .
500
500
500
Oxyde de cuivre . .
125
500
50
»
»
12
Jaunes.
Jaune
Ivoire
Ocre
(n° 10). (n a 11).
(n° 12).
Sable.
1000
1000
1000
Minium.
2000
2000
2000
Borate de chaux . .
500
500
500
25
»
»
Antimoine diaphoré-
tique.
»
35
U
Oxyde de fer hydraté.
r
70
200
Fleurs de zinc. . . .
»
35
»
Bruns . Violâtre (n° 13). Foncé(n°14).
Sable.
Minium.
Borate de chaux.
Oxyde de fer rouge . . .Carbonate de manganèse.Oxyde de cobalt.
Rose isabelle (n° 16).
Fondant incolore. 1000Cri8talrubisp r l’or 100
1000
1000
2000
2000
500 •
500
250
250
125
125
»
60
(15 a).
(15 b).
1000
1000
200
300
Violet,
Clair (il" 16).
(16 a).
(I6t)
Sable. . .
. . . . 1000
1000
1000
Minium .
. . . . 2000
2000
2000
Borate de
chaux. 500
500
500
Carbonate de man-
ganèse.
. . . . 125
125
123
Oxyde de cobalt . »
3
6
On fend et l’on coule ccs divers mélanges, sauf loblanc opaque et les roses isabelles. On les pile et onles applique sans intennédiaire sur le biscuit de por-celaine ; employés sur porcelaine dure, ces émauxdoivent être mis à un seul feu sous une faible épais-seur; sous une épaisseur exagérée, ils se fendillent etfont l’effet du craquelé des Chinois.- On ne peut lesretoucher qu’en appliquant la retouche à l’eau ; l’es-sence qui pénètre dans les fentes ne peut s’y brûlercomplètement ; elle abandonne du charbon qui ma-cule la surface du vernis. Lorsqu’on applique une cou-che incolore survie biscuit, il est indispensable encorede chauffer le moufle avec lenteur pour donner à toutle charbon provenant de l’essence le temps de se brû-ler; sans cette précaution, le vernis, surtout dans lesépaisseurs, est teinté d’une coloration rose dont lacause m’est encore inconnue.
Sur terre cuite, ces émaux se conduisent sans tres-sailler, et peuvent être appliqués comme toute autreglaçure. Us peuvent concourir à la fabrication desémaux ombrants.
L’émail ombrant n’est qu’une modification de l’in-vention nommée lithophanie, due à M. Bourgoing .M. du Tremblay, autrefois propriétaire de la fabriquede Rubclles, près Melun (Seine-et-Marne ), en a tiré leparti le plus avantageux en créant une fabricationnouvelle qui n’a malheureusement pas obtenu tout lesuccès auquel elle devait être appelée. L’effet produitpar l’émail ombrant est complètement indépendant dela nature de la pâte qui reçoit l’émail, et il est indépen-dant encore de la composition de l’émail lui-même ;une seule condition théorique est à remplir : il fautque l’émail qui s’étend sur la base, à reliefs plus oumoins saillants, soit légèrement coloré dans sa masse ;on peut donc obtenir ce genre de décoration sur touteespèce de poterie. Si les effets que ce mode d’orne-mentation peut présenter n’ont été, dans ces dernierstemps, appliqués d’une façon spéciale qu’à la faïence,il n’en est pas moins vrai que d’autres fabrications enont offert des exemples, et, pour n’en citer qu’une, jerappellerai que plusieurs pièces de porcelaine de laChine , recouvertes d’un fond céladon, offrent des des-sins très-variés; ils sont obtenus simplement en rem-plissant d’une*couverte légèrement colorée des cavitésréservées avec intention.
M. Trélat, professeur au Conservatoire des arts etmétiers, directeur, eu 1843, de la fabrique de Rubéfiés,a fait connaître dans une note insérée dans le Bulletinde la Société d’encouragement, 42 e année, page 469,les principales dithcultés que présente l’application del’émail ombrant à la faïence ordinaire. La plus graveest la tressaillure qui résulte de la grande épaisseur duvernis accumulé dans les cavités. Les autres défectuo-sités que peut présenter l’émail ombrant, quelle quesoit la matière de la pâte, quelle que soit la nature dela glaçure (vernis ou couverte), sont les gouttes.degondolement, le manque d’horizontalité pendant lacuisson et la réduction au four des oxydes colorants.
Les gouttes de gondolement, qui altèrent la puretédes dessins en déplaçant les lumières et les ombres,résultent d’un gauchissement de la pâte pendant la des-siccation. On les évite par une exposition convenable-ment ménagée dans des séchoirs bien disposés. Lorsqueles reliefs du biscuit déterminent entre eux des creuxqui ne sont pas trop larges, le niveau d’émail s’établit