vres. On n’a pas remarqué que ces fonds aient, plusque les autres, tendance à grésiller.
11 consent, quand on fritte le mélange de pegmatitcet d’oxyde de cobalt, de ne pas fondre à une chaleurtrop intense ; le bleu devient alors court et d un em-ploi difficile.
Nous donnerons ici, comme nous l’avons fait pourles autres matières colorantes, quelques compositions,en les distinguant naturellement par espèces de pote-ries. Nous commencerons par les faïences communes,pour finir par les faïences fines et les porcelainesdures.
Faïences cojnmunes. — Nous avons vu comment on-préparait les émaux blancs pour faïence, on trouve dansle commerce quelques pièces de faïence colorées enjaune, en vert, en brun, en bleu. Nous indiquons iciles dosages au moyen desquels on obtient ces colora-tions.
3° Poterie verte. On mélange :
Minium. 66
Argile de Vanvres. 15
Sable de Belleville. 15
Oxyde de cuivre. 4
^Ces matières sont mêlées ensemble, puis broyéesdans des meules en grès mues à bras à l’aide d’unmanche vertical attaché sur un point de la circonfé-rence.
On fait usage, dans les fabriques importantes, detournants qu’on affecte au broyage d’une même cou-leur.
Porcelaine tendre française. — On prépare un fluxde très-bonne qualité pour les fonds de porcelaine ten-dre employés comme vernis coloré ou comme fond decouleur applicable sur la poterie déjà mise en glaçure,en fondant :
1°Émailjaune. On fait usage d’émail blanc, onajoutesoit de l’oxyde d’antimoine, soit du jaune de Naples.On peut fondre d'une seule pièce les éléments suivants,qui donnent une composition suffisamment fusible.
Minium. 125
Sable .. 50
Borax. -5
Antimoniale de potasse. 10
Oxyde de fer rouge. 2
2° Émail bleu. On mélange :
Émail blanc. 93
Oxyde de cobalt azur. o
En augmentant la dose de bleu d’azur, on obtient un
bleu plus intense.
3° Émail vert. On mélange encore :
Émail blanc. 93
Oxyde de cuivre. 5
4° Émail vert-pistache. On triture ensemble t
Émail blanc.. 94
Protoxyde de cuivre... 4
Jaune de Naples. 2
5° Émail violet. On mélange :
Émail banc. 94
Carbonate de manganèse pur. . .* 6
Tous ces émaux peuvent se faire, comme l’émail
blanc, en mélangeant les oxydes à la composition quidoit donner le blanc et fondant de la même manière ques’il s’agissait de fondre de la glaçure ordinaire. Dansquelques cas, on se contente d’ajouter l’oxyde colorantaux émaux blancs finement broyés.
Il faut éviter pendant la cuisson de placer à côté despièces blanches celles qui sont vertes ou bleues, car ily aurait coloration par volatilisation.
Poteries colorées. — Les poteries communes reçoiventdes colorations très-variées du fait de l’addition à leurglaçure de principes colorants. Les poteries jaunes, parexemple, sont obtenues au moyen de l’addition d’unecertaine quantité de minium dans la glaçure.
1° Poterie jaune. On prend :
Minium. 70
Argile de Vanvres. 16
Sable de Belleville.. . 14
2° Poterie brune. On triture ensemble :
Minium. 70
Argile de Vanvres. 13
Sable de Belleville. 13
Oxyde de manganèse*. 14
Ce flux est coloré de la manière suivante, en ajou-tant avant la fonte :
Savoir :
En turquoise bleue .En turquoise verte.
En vert-pomme \ .En jaime verdâtre .
. oxyde de cuivre. . . 100j oxyde de cuivre . . 100’ | oxyde de chrome . . 2
I oxyde de cuivre. . . 100oxyde de chrome.. . 10
i oxyde de fcuivre. . . 100
’ ) oxyde de chrome . . 15
En bleu foncé.oxyde de cobalt. . . 16
En bleu moyen.oxyde de cobalt. . . 6
En bleu pâle.oxyde de cobalt. . . 1,5
En lilas clair.oxydedemanganèse. 40
„ . , . . . ( oxvde demanganèse. 60
En violet clair.j ox ‘, de do cob £ ]t _ 3
En ivoire.oxyde de fer rouge. . 80
En rose foncé.or à l’étatde pourpre. 0,64
En rose clair.oràl’étaldepourpre. 0,32
Ces exemples suffisent pour donner l’indication dela marche à suivre ; on mélange les éléments du fon-dant, on ajoute les oxydes colorants, puis on fond;je fais ces fontes dans un petit fourneau métallurgique.Un avantage de ces fonds, c’est qu’ils peuvent êtreappliqués sur des pâtes ou des engobes colorés. etdonner par superposition des colorations qu’il ne seraitpas possible d’obtenir autrement.
Les Chinois font un assez grand usage de superpo-sitions, et l’emploi de ce moyen ajoute à leur fabri-cation un caractère très-grand d’originalité.
On donne aux fonds colorés, dans la glaçure donton recouvre les porcelaines , le nom de fonds parimmersion. Cette désignation vient de ce que ces gla-çures colorées sont appliquées comme les autres gla-çures, et par les méthodes expéditives de l’immer-sion. Cependant, exceptionnellement, on se sert del’arrosement pour poser les fonds des faïences com-munes; et c’est par saupoudration ou tamisage qu’ona placé jusqu’à ce jour les fonds dont on fait un grandemploi sur la porcelaine tendre.
C. Examinons les éijauxpour peindre. Les couleursqui composent les assortiments, employées en Chine etque différents voyageurs ont apportées en France , sont,les unes brutes, et les autres préparées.
La différence qui les sépare n’existe seulement,quelquefois, que dans la préparation mécanique qu’onfait subir à la couleur brute pour la rendre suscep-tible d’être appliquée, au pinceau, sur la pièce a dé-I corer; d’autres fois, en même temps qu’on broie la