On prend ensuite :
Oxyde à ocre n° 4. 400
Fondant n" 2.300
Ocre n° 2. — On prépare l’oxyde avec :
Fer métallique. ... 300
Zinc métallique. 300
Oxyde de nickel. 40
On prend ensuite :
Oxyde à ocre n° 2.400
Fondant n° 2. 300
Ocre n° 3. — On prépare l’oxyde avec :
Fer métallique. 300
Zinc métallique. 300
On prend ensuite l’oxyde et le fondant n° 2.
Oxyde à ocre n° 3.400
Fondant n° 2. 300
On triture sans fondre.
Ocre n° 4. — On triture sans fondre :
Oxyde h ocre n° 2. 400
Fondant n° 2. 400
Ocre n° 5. — On prépare l’oxyde avec :
Fer métallique.200
Zinc métallique. 300
On prend ensuite pour les triturer sans fondre :
Oxyde à. ocre n° 5. ........ . 400
Fondant n" 2. 400
Ocre n° 6. — On triture sans fondre !
Oxyde à ocre n° 5. 4 00
Fondant n° 2.600
Bouges. — L’oxyde de fer qui sert à faire les rouges,quel que soit leur ton, provient de la couperose qu’onfait sécher et qu’on calcine à des feux d’autant plusélevés, qu’on veut préparer des rouges violacés. Lesnitrates de peroxyde de fer conduisent de même à desnuances fort brillantes.
Les couleurs rouges, tirées du fer, ont principalementattiré mon attention, et j’ai cherché, par l’analyse, àdéterminer leur composition : j’ai constaté que lerouge orangé est rendu plus fixe et plus vif par uneaddition à l’oxyde de fer ou d’oxyde de zinc ou d’alu-mine, et que les violets de fer doivent leur intensitéet leur nuance bleuâtre à l’introduction d’une petitequantité d’oxyde de njanganèse. J’ai cherché pour-quoi deux rouges différaient d’éclat, la pureté chi-mique étant la même. Je crois qu’on acceptera l’ex-plication telle que je l’ai proposée : elle s’applique demême aux autres couleurs.
La différence de nuance qu’acquiert l’oxyde de ferpur dépend de la température à laquelle on l’a porté.Toutes les nuances ne se maintiennent pas à la mêmehauteur; plus la température est élevée, plus le tonest vigoureux ; on sait que toutes le3 couleurs queprend l’oxyde de fer varient de l’orangé au violet,c’est-à-dire qu’elles peuvent se décomposer en jaunerouge et bleu, couleurs simples qui donnent du grisplus ou moins foncé, suivant l’intensité des trois cou-leurs élémentaires. Plus la température est basse, plusil reste de jaune; plus elle est élevée, plus il s’ajoutede bleu.
Il me paraît évident, d’après cela, que la couleursera d’autant plus pure que l’oxyde qui la produit sera
DÉCORATION CÉRAMIQUE.
formé do molécules identiques par la modificationqu’elles auront reçue d’une même température. Lanuance sera donc d’une pureté parfaite si toutes lesmolécules ont reçu la température nécessaire pour ladévelopper, si aucune n’a reçu un coup de feu capablede la modifier, ou trop faible, qui laisserait du jaune,ou trop violent, qui augmenterait la dose du bleu.
Le tour de main doit donc consister à ne composerla couleur que de particules d’oxj’de ayant subi lamême température. On parvient à ce résultat en n’opé-rant à la fois que sur de petites quantités et en agitantconstamment la masse. On arrête le feu quand la tem-pérature a été maintenue pendant un temps suffisant;on essaye toutes les préparations successives, et on noréunit que celles qui, au point de vue de la nuance,offrent un résultat identique, celles qui affectent lavue de la même manière ; et c’est ici qu’un œil bienexercé, bien sensible, est de première nécessité ; c’estici que des études artistiques, même sérieuses, de-viennent le complément indispensable de la science duchimiste.
Pour faire les rouges, on opère comme on vient dele dire. La nuance varie, en raison du coup de feu quel’oxyde a reçu, du rouge capucine au rouge violâtre.
On obtient ainsi des rouges n os 4,2, 3, 4, 5, 6, 7 et8, en les mélangeant dans les proportions suivantes:
On triture sans fondre :
Oxyde de fer, de nuance voulue. ... 400
Fondant n° 2. 400
Fondant n° 6. 300
Pour faire les rouges tendres, on triture encore san9fondre :
Oxyde de fer, de nuance voulue. . . 400
Fondant n° 4. 400
Fondant n° 6.800
On distingue ainsi des rouges orangé, sanguin, chair,carminé, laqueux, violâtre, violâtre-foncé, durs outendres, suivant la dose de fondant qu’on ajoute àl’oxyde.
Bruns , — Les bruns, comme les ocres, sont forméspar le mélange d’un fondant et d’un oxyde; cet oxydese prépare comme les oxydes noirs et comme lesoxydes pour les ocres. Je crois pouvoir me borner àdonner les dosages qu’il faut employer.
Brun n° 4, — On fait dissoudre, précipiter, etc. :
Fer métallique.400
Zinc métallique. 400
Oxyde de cobalt. 400
On triture ensuite sans fondre :
Oxyde à brun n° 4.4 00
Fondant n° 2. 300
Brun n° 2- — On fait dissoudre, précipiter, etc. :
Fer métallique. 400
Zinc métallique. 400
Oxyde de cobalt. 400
On triture ensuite sans fondre :
Oxyde à brun n° 2. 400
Fondant n° 2.300
Brun n° 3. — On fait dissoudre, précipiter, etc. :
Fer métallique. 400
Zinc métallique. 400
Oxyde de cobalt. 50
On triture ensuite sans fondre :
Oxyde à brun n° 3. 400
Fondant n° 2.. 300