Buch 
Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
Entstehung
Seite
145
JPEG-Download
 

DÉCORATION CÉRAMIQUE .

DÉCORATION CÉRAMIQUE . U5

Brun n° 4. — On prépare un oxyde très-convenableen faisant dissoudre et précipitant :

Fer métallique.. 400

Zinc métallique.400

Oxyde de cobalt. 25

On triture ensuite sans fondre :

Oxyde à brun n° 4.100

Fondant n° 2.300

Verts. — On fait les verts cil mélangeant à du fon-dant des oxydes verts de diverses nuances qui ont pourbase l’oxyde de chrome modifié dans sa teinte par sacombinaison avec d’autres oxydes métalliques.

Je donnerai d’abord pour les verts la préparation del’oxyde. D’oxyde fait est ensuite mêlé, soit aux fon-dants, soit aux autres couleurs qui doivent en modi-fier la teinte. On suppose dans tout ce qui va suivre quel’oxyde de chrome a été préparé préalablement par ladéflagration du bichromate de potasse avec la moitiéde son poids de fleur de soufre.

Vert n° 1. — On prépare l’oxyde à vert n° 1 en tri-turant longtemps à l’eau sur une glace, savoir :

Oxyde de chrome vert.200

Oxyde de cobalt carbonate. . . . 100

Alumine hydratée.200

On fait calciner à un fort feu, puis on lave; on faitsécher et on ajoute à l’oxyde ainsi préparé les fondantsdans les proportions suivantes :

Oxyde à vert n° 1.100

Fondant n° 4. 150

Fondant n° G. 150

Vert n° 2 . — On mélange ensemble du vert n° 1 etdu jaune n° 3, savoir :

Vert n° 1.600

Jaune n° 3.400

On peut varier ces doses suivant le ton plus ou moinsjaune qu’on désire obtenir :

Vert n° 3. — On fait un oxyde composé de :

Oxyde de chrome.200

Oxyde de cobalt carbonaté. ... 100

On le calcine fortement; on le lave et on le fait sé-cher. On fond ensuite le mélange suivant qu'on retiredu creuset avec les pinces :

Oxyde à vert n° 3. 75

Jaune n° 2 tout fait.•. . 100

Fondant n° 6. 300

Fondant rocaille. 50

Vert n° 4. — On fait d’abord un oxyde vert foncé encalcinant à un fort feu, lavant et séchant le mélangefait sur la glace :

Oxyde'de chrome vert.240

Hydrate d’alumine. 80

Oxyde de cobalt noir. 20

Oxyde de fer jaune. 10

On mêle la substance verte ainsi obtenue :

Oxyde à vert n° 4.100

Fondant n° 6.300

Vert n° 5. — On fait, comme plus haut, un oxyde àvort composé de :

Oxyde de chrome vert.300

Alumine hydratée. 100

On calcine, après avoir broyé sur la glace, à un fortfeu, on mêle alors avec soin le mélange suivant :

Oxyde h vert n" o. 100

Fondant n° 6. 300

Jaune n° 3. 50

On triture, mais on ne fond pas.

Vert n° 6. — On mélange au mortier les propor-tions suivantes :

Vcrtn°4. 100

Jaune n° 2. 50

Brun n° 3. . .. 100

Vert n° I. 50

On ne fond pas.

Vert n° 7. — On prépare d’abord un oxyde vert foncéen mélangeant et broyant sur la glace :

Oxyde de cobalt noir. 100

Oxvde de chrome. 400

calcinant à un fort feu et lavant.

On mêle ensuite cet oxyde, dans les proportions sui-vantes, avec le fondant :

Oxyde à vert n° 7. 100

Fondant n° 6. $ . 300

On ne fond pas.

Vert n° 8. — On prépare, comme pour les autresverts, un oxyde en calcinant un mélange intime de :

Oxyde de chrome.200

Oxyde de cobalt noir. 100

Oxyde de fer jaune. 50

On lave après calcination, puis on mêle :

Oxyde à vert n° 8. 100

Fondant n° 6. 300

Ces divers exemples font comprendre toute l’écono-mie de la fabrication.

Pour les couleurs de porcelaine tendre, les jauneset certains verts sont appropriés et donneraient desuite de bons résultats. Des bleus sont également con-venables; mais les rouges et les bruns doivent êtrerendus beaucoup moins fusibles, encore les rouges nerésistent-ils, même considérablement durcis, qu’à lacondition d’être cuits à des températures très-basses.

La peinture sur faïence, telle qu’elle était pratiquéedans les premiers temps, exige des couleurs de compo -sition toute spéciale. On en comprendra facilement laraison, si l’on se rappelle que ces peintures étaient appli-quées sur l’émail cru. L’influence de la haute tempé-rature'à laquelle les couleurs étaient exposées, et lesréactions qui se passaient, en présence des produits dela combustion, entre l’élément vitreux et l’oxvde, ontconduit à des dosages particuliers sur lesquels nouscroyons utile d’insister ici.

Fondant n° 1 :

Le fondant est un simple verre imparfait obtenu parla fusion de sable et de soude ; on prend :

Carbonate de soude.400

Sable d’Étampes.'200

Blancs n° 2- — On fait fritter :

Minium.80

Calcine à 3 d’étain pour 9 de plomb . . 35

Silice (sable de Fontainebleau ).100

Chlorure de sodium.35

Fondant n° 1.70

A T oir n° 3. — On fait fondre :

Fondant n° 1.160

Oxyde de fer.260

Oxyde de cobalt. 100

Oxyde de manganèse.100

Bleus n° 4 : Clair. Foncé.

Fondant. 100 »

Oxyde de cobalt. 20 30

Oxyde de zinc. 20 i

Émail blanc n" 2. *> 160

C.

Il)