très-mince est peut-être formée d’un silicate d’oxydulcJe cuivre.
I.e lustre de cuivre n'est pas encore devenu l’objetd‘unc fabrication courante. Quelques recherches ontôté faites pour retrouver les anciens procédés qui étaientassez certains pour permettre d’nppliquer, sur unefaïence à glaçure stannifere, des traits et des linéamentstrès-déliés et d’un rouge rubis du plus brillant effet.J’ai fait quelques essais qui in’ont prouvé que s’il étaitpossible de faire passer dans le moufle, pendant lacuisson de dessins composés d’azotate de cuivre, del'hydrogène ou de l’oxyde de carbone, on obtiendraitdu rouge brillant comme le rouge majolique. En en-flammant simplement, dans un moufle chargé de tes-sons de faïence à glaçure stannifere, du papier conte-nant de l’oxyde de cuivre, on détermine une volatili-sation suîïisantc de cet oxyde pour déposer sur lesparties émaillées une sorte de lustre cuivreux aussibrillant que celui des poteries de Manassès, près Va lence .
Lustre de plomb. — On donne le nom de lustre delitharge ou de lustre de plomb à la coloration brillanteirisée que présentent certaines poteries à glaçure plom-bifère : ces poteries ont dû recevoir pendant leur cuis-son l’influence réductrice de quelques vapeurs, qui onten même temps fait réaction sur l’oxyde de fer que cesglaçures peuvent contenir. Nous compléterons cettepréparation en parlant des lustres nacrés.
Je n’ai jamais remarqué que les glaçures de porce-laine tendre, par exemple, qui sont complètementexemptes de fer, présentassent l’apparence du lustrede litharge, lorsqu’on les cuit dans des conditions pro-noncées de réduction. Il se développe souvent une co-loration noire due à du plomb métallique réduit ; peut-être les résultats seraient-ils différents en présenced’un grand excès de litharge.
Lustres de bismuth. — Le commerce de la porcelainedécorée vient de s’enrichir d’un produit appelé, je lepense, à jouir d’une grande vogue, lorsque les pre-mières difficultés, conséquence de la nouveauté, dis-paraîtront devant une pratique journalière.
INI. Brinnchon a modifié fort heureusement les con-ditions dn..s lesquelles on prépare les chatoyants ordi-naires en les rendant susceptibles de communiquer auxobjets céramiques sur lesquels on les appose, les cou-leurs de l’or, de la nacre blanche et colorée, les refletsirisés et changeants des coquilles naturelles. Ces pro-duits jouissent d’un brillant tel qu’on pourrait croireque les couleurs sont passées sous émail; on peut, àvolonté, les employer en fonds ou comme décors dé-liés et délicats. C’est le bismuth qui donne cet éclatparticulier.
Le procédé par le moyen duquel on obtient ces résul-tats sc divise en deux temps :
4° La préparation des fondants ;
-2° La préparation des colorants.
Ces derniers une fois obtenus s’ajoutent dans desproportions variables aux fondants et déterminent parleur mélange les teintes les-plus variées , que nousnommons lustres nacrés.
Les fondants qui servent à faire glacer les sels et lesoxydes métalliques sont les sels de bismuth et de plomb.Les premiers sont préférables; ils supportent beaucoupmieux, et sans altération, de hautes températures; leurpréparation comme fondants est, du reste, exactementla même.
On prend 10 parties en poids de nitrate de bismuth,30 parties de résine arcanson oui colophane, 75 partiesd’essence de lavande on toute autre essence ne fournis-sant pas de précipité dans le mélange.
On procède ainsi : dans une capsule qui repose surun bain de sable, chauffée graduellement, on met les
30 parties de résine, et à mesure qu’elle fond, on versopetit à petit les 40 parties de nitrate de bismuth, touten remuant, pour bien incorporer les deux substances ;dès qu’elles commencent à brunir, on verse au fur et àmesure 40 parties d’essence de lavande et on continued’agiter le tout afin de produire le mélange intime etla dissolution des substances ; après quoi la capsule estretirée de son bain de sable et refroidie graduellement ;c’est alors qu’on ajoute les 35 parties restantes de l’es-sence de lavande, puis on laisse refroidir quelques heu-res, autrement l’emploi en serait difficile et inégal.
Lustres nacrés. — Ces lustres résultent du mélangedu lustre de bismuth et des colorants que nous allonsdécrire. Les sels ou oxydes métalliques qui concourentà leur formation sont empruntés au règne inorganiquecomme les sels de platine, d’argent, de palladium, dorhodium, d’iridium, d’antimoine, d’étain, d’uranium, dozinc, de cobalt, de chrome, de cuivre, de fer, de nickel,de manganèse, etc., quelquefois même d’or, pour pro-duire, dans ce dernier cas, on les riches teintes des co •quillagcs ou les reflets du prisme
Pour les obtenir, on opère de la manière suivante :
1° Couleur jaune. Dans une capsule chauffée par unbain de sable, on fait dissoudre 30 parties de résinearcanson à laquelle on ajoute, lorsqu’elle est sur lepoint d’être fondue, 40 parties de nitrate d’uranium et,pour faciliter le mélange, 35 à 40 parties d’essence delavande. Lorsque la matière liquide a été convenable-ment rendue homogène par l’agitation, on retire la cap-sule du feu et on ajoute de nouveau 30 à 35 partiesd’essence de lavande ; le colorant mélangé par partieségales au fondant de bismuth et appliqué au pinceausur l’objet fournit une préparation qui, après cuisson,donne un ton jaune brillant.
2° Colorant rouge-orange. On l’obtient en faisantfondre 4 5 parties de résine d’arcanson ; après fusion, ony verse en même temps 45 parties de nitrate de fer et18 parties d’essence de lavande. Les additions se fontpetit à petit et en ayant soin d’agiter le mélange con-venablement homogène; on retire du feu, et lorsqu’il estun peu refroidi, on y ajoute 20 parties d’essence de la-vande; le colorant mélangé avec 2/5 ou 4/3, ou desproportions intermédiaires de son poids de fondant,fournit une préparation qui, après cuisson, donne unecouleur rouge-orange ou nankin et tous les tons inter-médiaires suivant la proportion de fondant employé.
3° Colorant imitation d’or. Il se fait par le mélangedes deux préparations ci-dessus indiquées, en faisantentrer deux ou trois parties de la préparation d’uraniumpour une de celle de fer ; c’est par le mélange des deuxpréparations qu’on produit après cuisson une colorationmétallique imitant les différents tons de l’or poli.
4° Couleurs irisées du prisme. On prend ou l’ammo-niure ou le cyanure d’or et de mercure, ou l’iodured’or, ou la teinture d’or ; ces composés aurifères sontbroyés avec de l’essence de térébenthine sur une pa-lette de façon à former une pâte qu’on laisse sécherpour la rebroyer à nouveau avec l’essence de lavande;ceci fait, on ajoute à une partie du produit aurifère 1,2,3 et jusqu’à 40 parties de fondant préparé au bismuth,en l'étendant au pinceau sur les pâtes décorées et cuiteset les recouvrant de la dissolution d’urane, on obtientdes tons plus ou moins foncés, plus ou moins variés.
Toutes ces préparations se mélangent parfaitemententre elles, elles se superposent même, et appliquéesau pinceau sur les objets, elles fournissent toujoursaprès cuisson des teintes et des tons glacés.
Quant à la couleur pure de la nacre blanche, elles’obtient par le fondant de bismuth qu’on mélange àcelui de plomb, et quelquefois on y ajoute du chlorured’antimoine mélangé dans la résine. L’essence de la-vande employée dans toutes les préparations pourrait