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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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DISTILLATION.

4 GO DISTILLATION.

d’une colotmc de rcclincation et du système ordinaire de serpentins cl de chauflè-\in.— C,C Cuves de macération. — D Coupe-

racines. _H Plancher de service du coupe-racines, où s’accumulent les betteraves lavées ; au-dessous, fosse à mélanger les

pulpes. — E Pompes servant à élever les vinasses dans les cuviers macérateurs, à les faire passer d'un cuvier dans le suivant, etenfin à les envoyer après la macération dans les cuves de fermentation. — F Cuves de fermentatiou. — G Laveur. — I Arbrede couche recevant le mouvement de la locomobilc A et le transmettant au laveur G, au coupe-racines D, aux pompes E, à la ma-chine à battre M (fig. 3-483) et aux autres machines de grange de la ferme situées dans un bâtiment voisin. — J Dépôt des mé-langes de pulpes pour la nourriture du bétail.

de tringles en bois ou en fer, tournant autour d’un axelégèrement incliné, et plongeant à moitié dans unecaisse en bois remplie d’eau que l’on renouvelle detemps en temps. Ce cylindre a 0 ,n ,G0 à 0 m ,80 de dia-mètre et 2 m ,50 à 3 m ,50 de longueur. Les tringlesfixées sur des tambours montés sur l'arbre en fer, lais-sent entre elles des intervalles de Ü m ,01 ù 0 m ,02 delargeur. Le cylindre fait environ 20 tours par minute.Les betteraves, versées dans la trémie située à la partiesupérieure du cylindre, le parcourent dans toute sa lon-gueur, en sc frottant les unes contre les autres, et en senettoyant ainsi de la terre adhérente ù leur surface. Al’extrémité inférieure du cylindre, une surface hélîçoï-dale montée sur le même arbre élève les betteraves etles rejette au dehors sur le plancher placé près du coupe-racines D.

Découpage. —On employait dans les anciennes distille-ries le coupe-racines à disque ordinaire pour découper lesbetteraves en cossettes. Cet instrument présentait plu-sieurs inconvénients. Le disque était toujours plus oumoins gauche, son centrage n’était point parfait, de sorteque certains couteaux agissanttrop et d’autres pas assez,les fragments de betteraves étaient plus ou moins iné-gaux. D’un autre côté, la poussée contre le disque desbetteraves jetées sur lo plan incliné déterminait desfrottements inutiles, qui absorbaient une assez grandequantité de force et lifitaicnt la détérioration de l’appareil.

De très-grands perfectionnements ont été apportés àectte machine. La figure 3484 indique la forme duroupe-racincs employé maintenant dans toutes les dis-tilleries et dont l’usage ne laisse rien h désirer. Cetinstrument se compose essentiellement d’un vase enfonte, en forme de tronc de cône, monté sur un arbrevertical en fer auquel on peut imprimer une vitesse de200 à 40() tours par minute. Ce vase en fonte, quiforme le corps du coupe-racincs, porte huit ouverturesétroites, en forme de lumière de rabot, dirigées suivantles arêtes du tronc de cône. Chacune de ces ouver-tures est garnie intérieurement d’un couteau à dents,comme ceux des anciens coupe-racines à disques. Uneplaque de forte tôle, fixée au support, descend dansla capacité du tronc de cône, en laissant entre scsbords et la surface décrite par les couteaux un jeu de4 à 5 millim. Les betteraves jetées dans le coupe-ra-cines s’appuient sur les deux faces de ccttc plaque de tôleet sont soumises à l’action des couteaux qui les partagenten cossettes de 0 m ,00o à 0 ,n ,010 de largeur et de0 m ,003 à 0 m ,004 d’épaisseur. Les cossettes sortent parles ouvertures en lumière de rabot et tombent sur Içplan incliné placé au-dessous, qui les conduit sur le plan-cher des cuves de macération.

Les cossettes, en sortant du coupc-racines, seraientprojetées par la force centrifuge ù une assez grandedistance de la machine; pour éviter cet inconvénient,on enveloppe l’appareil d’une cage sans fond ontôle ou en bois, dont la surface est placée à 0 m ,4o ou0 m ,20 de l’instrument. Cette enveloppe a été suppriméedans la figure pour laisser voir plus complètement lesorganes essentiels du mécanisme principal. Il est clairque ce coupc-racines peut être monté sur un bâtis isoléen bois ou en métal. Mais il est généralement préférablede l’installer, comme l’indique la figure, dans une baiepratiquée dans le mur qui sépare la salle de la distille-rie proprement dite de la pièce servant de dépôt et oùse fait le lavage. Inutile d’ajouter d’ailleurs que la

transmission du mouvement à l’arbre vertical, qui alieu dans la figure à l’aide d’une roue d’angle, peut

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être disposée de toute autre manière mieux appropriée,dans chaque cas particulier, à la disposition du local etdu moteur.

Le coupe-racines que représente la figure peut cou-per environ 900 kilog. de betteraves par heure ; ilexige une force de 2 chevaux t<3ut au plus.

Macération. — Dans les premières distilleries montéesparM. Oliamponnois, les cuviers où s’effectuait la ma-