DYNAMOMÈTRE.
PROPORTIONS
DURETÉ
DURETÉ j
FORMULES
pour
100 .
POIDS
obtenue.
calculée. \
alliages.
■ -
——.
employé*.
Étain.
de fer =
= 1000.
Pb Pn»
26,03
73,97
kii.
90, 6S
41,67
23.96
Pb Sn*
36,57
69,13
87,60
40,62
23,68
Pb Sn 5
36,99
63,01
72,54
32,33
22,83
Pb Pu»
46,82
63,18
56,67
26,04
20,09
Pb Sn
63,78
36,22
46.3 >
20,83
17,77
Su Pb 2
77,8!)
22,1 1
56 07
26,04
18,42
Sn Pb 5
84,09
13,91
61.21
28,12
1723
Sn Pb»
87,1)7
12,43
50,67
26,01
1708
Sn Pb 1
89,80
1
10,20
4 9,87
22,92
16,77
DTNAMOMÈ1RE. L importance des dynamomè-tres, de la mesure du travail mécanique dans lesdiverses circonstances qui peuvent se présenter, aug-mente chaque jour; ce que prouve la multiplication desdispositions que l’on invente incessamment, et, en effet,la perfection des instruments de mesure doit suivre celledes constructions qti’ils permettent seuls de comparer.Comment juger, en effet, si un appareil est supérieur à unautre, si on ne peut mesurer la quantité de travail mé-canique consommée par chacun d’eux pour effectuerune meme opération? Nous nous efforcerons de suivrecet utile progrès en complétant notre premier travail.
manivelle dynamomktriqtje. — Lorsqu’il s’agitde petites machines mues à bras, le système à em-ployer de préférence est toujours la manivelle de M. Mo-rin. Nous en emprunterons une description très-lucide àune notice publiée par M. Tresca, professeur de méca-nique au Conservatoire des Arts et Métiers .
Les figures 3 487 et 3488 représentent cet instru-ment vu sous deux aspects différents.
3487.
3488.
« Le manchon cylindrique A qui porte huit vis ca-lantes se fixe solidement à l’aide de ces vis sur une por-tée octogonale disposée sur l'axe meme de la machinequ’il s'agit d’essayer. Le dynamomètre se composede deux bâtis en fer superposés ; l’un, rectangulaire,encadre pour ainsi dire toutes les autres pièces (fig. 3487)et ne se voit sur la figure 3 i88 que par son épaisseur ;l’autre, triangulaire, peut tourner autour d’un axeperpendiculaire à son plan et fixé au bâti principal. Sil’appareil se bornait à’ces deux pièces, cette dernièreportant à son extrémité le manche M de la manivelle,
DYNAMOMETRE. 407
lorsqu’un effort viendrait s’exercer sur lui, le bâti trian-gulaire seul prendrait un mouvement de rotation, maisune lame de ressort représentée dans la figure 3488, en-castrée par sa partie la plus épaisse, et embrassée pardeux couteaux à son autre extrémité, s’oppose à cettoindépendance, et c’est par son intermédiaire que socommunique le mouvement. Ce ressort s'écarte d'au-tant plus de sa position normale que l’effort exercé surlui est plus considérable, et si l’on sait à l'avance quelleest la grandeur de cet écartement pour chaque gran-deur d’effort, on aura la mesure de celui-ci par l’obser-vation de celle-là.
« Supposons qu’un crayon placé à l’extrémité dures ort soit mobile avec lui, tandis qu’un autre resteinvariablement à la place que ce premier crayon occu -perait si le ressort ne fléchissait pas; supposons queces deux crayons s’appuient à la fois sur une mêmefeuille de papier entraînée d'un mouvement réguliersuivant une ligne parallèle à la direction primitive duressort, chacun d'eux tracera une ligne et l’écartementde ces deux lignes sera en chaque point la mesureexacte de l'écartement du crayon mobile, et par consé-quent de la flexion du ressort. Voyons comment onproduit le mouvement du papier.
« Au-dessus du manchon A, par lequel le dynamo-mètre est fixé sur l’arbre de la machine en expérience,est une couronne dentée B qui glisse à frottement douxdans une gorge pratiquée dans ce manchon ; cettecouronne peut être rendue absolument fixe, commenous l’indiquerons un peu plus loin ; dès lors un petitpignon d’angle que l’on aperçoit en C tourne sur sadenture quand la manivelle travaille ; ce pignon porteune vis sans fin qui fait mouvoir une roue dentée K,portant sur son axe, et en dehors du bâti, une petite bo-bine ou fusée cylindrique, sur laquelle un fil s’enrouleà mesure qu’il se déroule de la fusée conique montéesur un axe parallèle.
« Le reste de ladispositionest facile à concevoir, troisbobines F, G, II, sont placées sur trois axes parallèlesplacés en travers du bâti ; une feuille de papier primi-tivement enroulée sur la première à l’aide d’une petitemanivelle spéciale (fig. 3488), embrasse la bobine del’extrémité G et vient s’attacher à la troisième II,montée sur l’axe même de la fusée conique : à mesureque cette fusée tourne, le papier est entraîné dans lesens de la flèche et s’enroule sur cette troisième bo-bine.
« Quant à la fusée conique, elle est nécessaire, parceque le diamètre de la bobine, à mesure que le papiers'enroule, s'augmente de toute l’épaisseur des couchessuccessives de papier, et pour un tour du dynamomètrela quantité de papier qui passerait de la bobine E à labobine H irait toujours en augmentant ; la longueur destraces dont nous parlerons tout à l'heure ne serait plusen rapport avec le chemin ou les arcs décrits par la ma-nivelle. C’est à obtenir pour chaque tour cette propor-tionnalité désirable qu’est destinée la fusée conique. Ancommencement de l'opération, le fil est enroulé sur lepetit diamètre, la bobine la fait tourner plus vite pourune même longueur; à la fin, au contraire, le fil se dé-roule sur le diamètre le plus gros, la bobine tourne pluslentement, et cette modification continuelle dans la vi-tesse de son mouvement de rotation compense l’accrois-sement de vitesse du papier, qui résulterait de l’aug-mentation du diamètre de la bobine par l’applicationsuccessive de nouvelles couches de papier.
« Quant à la double trace qu’il s’agit de produira, cosont deux petits pinceaux qui en sont chargés ; l’unmobile, fixé à la pointe du ressort en P, près de la ma-nivelle ; l’autre fixe, à une petite traverse à l’extrémitédu bâti quadrangulaire.
« Au commencement de l’expérience, il faut s’assurerque les deux traces se superposeraient exactement si