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grandes administrations. On comprend aussi futilitéque les industriels pourront également en tirer; ils pour-ront s’assurer que les réductions en usage, c’est-à-direles rapports entre la quantité de chaîne et de trame, parunité de surface, ne répondent pas toujours aux résul-tats attendus.
Les étoffes, qui devraient présenter la même résis-tance et la meme élasticité dans tous les sens, se com-portent rarement de la même manière dans la directionde la chaîne et de la trame; tantôt c’est l’influence del’une, tantôt celle de l’autre qui prédomine dans lamême espèce d'étoffe. C’es résultats une fois constatés,il sera facile au fabricant intelligent de modifier, avecune précision mathématique, ses dispositions au tis-sage, de façon à obtenir une résistance égale dans tousles sens.
DYNAMOMÈTRE OPTIQUE OU CHROMATIQUE.
M. Wertheim a su rendre pratique un système en-tièrement différent des précédents pour mesurer l’ac-tion des forces, qui peut trouver des applications toutesnouvelles et permettre des expériences d’un grand in-térêt. Les dynamomètres de Poncelet et Morin, très-eonvenables pour mesurer un travail, ne permettentpas de mesurer les pressions qui s’exercent entre deuxcorps solides sans chemin appréciable parcouru ; aussi,sans un appareil nouveau, 11 e peut-on rien savoir surl’effet utile des machines les plus usuelles, telles quepresses, étaux, balanciers, systèmes de leviers, c-tc.C’est cette lacune que comble le dynamomètre chro-matique, nouvelle utilisation industrielle des phéno-mènes du passage de la lumière à travers les corpstransparents, qui a fourni une si curieuse application àune question de chimie, à la saccharimétrie optique.
L’appareil de M. Wertheim repose sur la mesure del’action qu’exerce sur la lumière transmise un corpstransparent et homogène, tiré ou pressé, suivant uneseule direction. Fresnel a démontré le premier que cetteaction mécanique fait naître des phénomènes de doubleréfraction avec la lumière ordinaire, ou, ce qui est lamême chose, des phénomènes de coloration avec lalumière polarisée. Ceci posé, voici la construction del’appareil que représente l,a figure 3493.
Sa partie essentielle est une plaque de verre, par-faitement transparente dans le sens de sa longueur, dedimensions telles qu’elle puisse supporter des pressionstrès-considérables, et noircie sur tout son pourtour, àl’exception des deux points au travers desquels on veutviser. Cette plaque de verre a, garnie sur ses deux sur-faces de plaques parallèles en caoutchouc volcanisé eten carton, est placée entre deux plateaux en fonte biendressés et suffisamment épais ; l’inférieur de ees pla-teaux b porte deux tubes en laiton, dont la surface in-térieure est noircie. Le tube objectif contient un nicoî dà son extrémité la plus rapprochée de l’observateur,et porte à l’autre bout une plaque de porcelaine blan-che e, qui est mobile dans deux sens perpendiculaires,et qui, par conséquent, peut toujours être placée demanière à être bien éclairée. L’autre tube f porte unprisme bi-réfringent y. Ces deux tubes sont montés àfrottement dur dans des coulisses h adaptées à la plaqueinférieure, de manière à ce que, en employant desplaques de verre de différentes épaisseurs, on puissetoujours placer leurs axes sur le prolongement l’un del’autre et à la moitié de la hauteur du verre. La plaque
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de fonte supérieure » est parfaitement libre et ne sertqu’à transmettre les pressions au verre.
Les sections principales du ni col et du prisme bi-ré-fringeut sont parallèles entre elles et font un angle do45 degrés avec la verticale.
Maintenant on n’a qu’à placer cet appareil peu volu-mineux entre les deux surfaces sur lesquelles la pres-sion doit s’exercer : quelle que soit la nature des forces 1appliquées, quelles que soient les pertes qu’elles aientéprouvées avant de produire leur effet utile, la mesurede cet effet sera toujours donnée par la seule inspectiondes couleurs qui se présentent dans les deux images.
L’appréciation des couleurs est la partie délicate doces observations. Une fois obtenue, on peut en déduirepar le calcul la valeur de lu pression, niais il est bienplus simple de tarer directement l’instrument, commel’a fait M. Wertheim, c’est-à-dire de faire peindre lescouples de couleurs que l’on voit successivement dansl’instrument et d’inscrire à côté les valeurs correspon-dantes de P pour deux plaques de verre, dont l’une estdestinée à mesurer de faibles pressions, tandis quel’autre supporte les pressions les plus considérables.
Il importe de prévenir que ces expériences offrentune seule difficulté, qui est d’éviter que le verre ne su-bisse aucune flexion transversale; car celle-ci feraitapparaître, de ce seul fait, des bandes colorées et toutedétermination deviendrait impossible. Cette cause per-turbatrice se présente infailliblement toutes les foisqu’on se sert de plaques minces ; il est impossible derendre les surfaces entre lesquelles la pression s’exerceassez complètement planes et parallèles pour qu’il nes’y produise rigoureusement qu’un effet de compres-sion. Il faut donc que le verre lui-même offre assez dorésistance à la flexion pour que l’effet de cèlle-ci de-vienne insensible ; c’cst.à quoi l’on arrive en donnant àla plaque une épaisseur (hauteur) de 2 à 3 centimètres.
On se rend facilement compte des dimensions qu’ilfaut donner à une pareille plaque pour la rendre propreà mesurer une force d’une grandeur donnée. Le verreà glaces supporte une pression de plus de 3 kilog. parmillimètre carré; une plaque carrée, de 20 centimètresde côté, pourra donc, sans inconvénient, être soumise àune pression de 120,000 kilog. Mais longtemps avantd'avoir atteint cette limite, les deuximages seront devenues complète-ment blanches par suite de la grandedifférence de marche entre les deuxrayons, cause que la théorie assigneà la différence de coloration.
On trouve ainsi, comme le montrele tableau ci-après, que la plus grande différence demarche dont on puisse se servir est de 0 mm ,002, lacharge correspondante étant de 535 kilog. pour la sur-face des verres de la presse d’essai, soit 13 à 15,000kilog. pour 400 centimètres carrés, limite qu’on nepourrait dépasser qu’en employant une plaque pluslarge.
Mais sans avoir recours à une plus grande largeur,qui diminuerait en même temps la sensibilité de l’in-strument, on peut augmenter sa course par un artificetrès-simple. Supposons qu’on soit arrivé à une pressionde 13,000 kilog., le rayon extraordinaire aura sur lerayon ordinaire une avance de 0,002. Plaçons mainte-nant sur le trajet des deux rayons, entre les deuxprismes, en f, un quartz parallèle à l’axe d’une épais-seur telle, qu’étant employé seul, il produise une diffé-rence de marche de 1k (X, longueur d’ondulation, variede 423 millionièmes de millimètre pour le rouge, à 620pour le violet, moyenne 525) ou 0 mm ,004. Le quartzest un cristal positif ; donc, en ajoutant cette plaque auverre comprimé, on change le signe de la différence demarche d, de — 0,002, elfe devient = + 0,002. Les
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