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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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grand besoiu d’un appareil de ce genre satisfaisant àtous égards.

APPLICATION DES DYNAMOMETRES.

Les difficultés de l’application des dynamomètres auxdivers cas de la pratique nécessitent souvent la trans-formation, la modification de ces appareils pour les ren-dre pratiques. Nous en citerons quelques exemples.

Dynamomètre de Bentall pour évaluer la résistance descharrues. — La traction des chevaux attelés au palon-nier f (fig. 3490), s’exerce sur un châssis qui comprime

DYNAMOMETRES.

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3ÎC0.

le ressort eu spirale a . Ce ressort entraîne la roulette J etl'éloigne du centre du disque /i, mis en mouvement àl’aide d’une courroie qui passe sur mieroue montée snr un des axes des rouesdu train. Xes tours de cette rouletteet aussi du tambour <i, mis en mou-vement par une vis sans fin mue parl’axe sur lequel cette roulette peutglisser, sont donc proportionnels àcette pression du ressort. D’autre part,un crayon pouvant tracer sur ce tam-bour se déplace parallèlement à sonaxe, proportionnellement au cheminparcouru, par l'effet d'une vis tailléesur l’arbre du disque h, sur laquellel’extrémité de la tige qui porte lecrayon forme écrou. Si donc on placeun papier sur le tambour, le crayony trace des lignes qui mesureront par leurs ordonnéescirculaires la tension du ressort ou la résistance, etpar leurs ordonnées parallèles aux génératrices le che-min parcouru. La combinaison des deux mouvementsfera tracer une diagonale indiquant les variations d itirage de la ligne devenant de plus en plus parallèle àl’axe du tambour que le tirage diminue et inversement.

Ce dynamomètre a le défaut des instruments à rou-lettes, et dans les expériences faites à Trappes , lors del’Exposition universelle de 1855, pour comparer les di-verses charrues, l’on a reconnu que ses indications n’é-taient pas exactement proportionnelles aux efforts,parce que la tension des efforts n’est transmise à l’ap-pareil enregistreur qu’à l’aide d’une roue qui ne se meutque par un faible frottement; les erreurs sont surtoutnotables dans le cas où les charrues n’exigent que peude tirage.

L’excellence delà disposition du train interposé entreles chevaux et la charrue, tant au point do vue de larapidité qu’à celui de la précision des observations, est/ également ressortie de ces mêmes expériences; aussia-t-on obtenu un excellent instrument en montant surce train le dynamomètre traceur de M. Morin, qui, sanscela, est difficilement applicable aux charrues.

Dynamomètre propre à mesurer la résistance des tissus.— La plupart des instruments dynamométriques em-

ployés jusqu’ici pour essayer la solidité des tissus pré-sentent des défauts graves qui en rendent la pratiquepresque nulle. Les causes suivantes contribuent à faus-ser leurs indications :

L’aiguille, qui devrait accuser exactement la forcenécessaire à la rupture et rester invariable lorsque cetterupture a lieu, prend, au contraire, un mouvement os-cillatoire très-prononcé dû à la rapidité avec laquelle leressort dynamométrique reprend sa position initiale.

La surface du cadran est, en général, insuffisante;le rapprochement des degrés rend les erreurs faciles.Le mode d’attache des échantillons à expérimenter estsi défectueux qu’il devient une cause de rupture.

Enfin la forme même de ces instruments les rend in-commodes et susceptibles de fréquents dérangements.

L’appareil dynamométrique que représentent les figu-res 3491 et 3492 est à l’abri de ces reproches; il est d'unservice facile et sûr. Le mode d’attache n’a aucune in-fluence sur la rupture ; l’échantillon soumis à l’épreuveenveloppe, à chaque extrémité, une petite réglette enmétal qui s’engage dans des mortaises obliques dontl’une est pratiquée dans une pièce fixe reliée au ressortdynamométrique, et l'autre dans une pièce mobile aumoyen d’un éeroi^ït d’une vis; l’inclinaison de ces mor-taises leur fait jouer le rôle de coins, et la solidité desattaches est proportionnelle à l’effort auquel on soumetl’étoffe. La disposition et le développement du cadransont tels que les moindres variations intéressantes àconstater peuvent être parfaitement saisies. Quelquebrusque et considérable que soit l’action sous laquelle

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larupture alicu,l’aiguille s’ar-rête instantané-ment et garantitde cette manièrel’exactitude descs indications.

Ce résultat im-portant, qui dis-tingue la ma-chine de M. Por-reaux et qui enfait le méritefondamental, es l

obtenu par une disposition des plus ingénieuses quela figure de l’instrument fait comprendre ; il repose surl’emploi d’un volant qui se meut rapidement, poussé parun cliquet, lorsque la rupture se produit et qui remplitparfaitement le rôle de modérateur.

Enfin, comme l’élasticité des tissus est un des élé-ments constitutifs de leur valeur, l’inventeur a eu soinde munir l’appareil d’une règle en cuivre graduée, des-tinée à indiquer l’élasticité proprement dite et l’exten-sibilité de l’étoffe.

Le nouveau dynamomètre de M. Perreaux, exécutéavec soin, a été apprécié déjà par la plupart de nos