EAUX.
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cueillir par an dans nos climats est égale, b peu près,en prenant les années les plus sèches, à 450 à 500 litrespar mètre carré des toits dont on dispose. Quant à laconsommation de cette eau dans les ménages, elle dé-pend évidemment de la nature des usages auxquels onla réserve. Si elle doit suffire à tous les services, il fautdonner à la citerne 7 à 8 mètres cubes par habitant dela maison, 'et 20 à 22 mètres cubes par cheval, bœuf ouvache de la ferme. Si l’eau est réservée exclusivementà la boisson et à la toilette, on peut à la rigueur ré-duire la capacité à 1 m ,5 ou 2 mètres cubes par habitant.
Filtrage. On vient d’indiquer les diverses naturesd’eaux employées dans les distributions. Ainsi qu’onl’a déjà dit, la limpidité de l’eau est une de ses qua-lités les plus précieuses. Dans tout système de dis-tribution bien établi, l’eau doit donc être livrée limpideau consommateur, et par conséquent il faut la filtrer,quand elle est trouble, comme le sont le plus souventles eaux de rivière et quelquefois meme certainessources sujettes à de grandes crues.
très de longueur, son fond est à 1 ,n ,14 au-dessous deabasses eaux de la rivière. Sur ce fond on a établi unepetite galerie qui est formée de deux murs en briquessimplement superposées et recouvertes de dalles dopierre. Cette galerie a 0 m ,(30 de largeur et 1 m ,50 dehauteur. L’espace compris entre la galerie et les paroisde l’excavation est rempli de gros cailloux bien lavés ;au-dessus, on a répandu une couche de gravier deO m ,66d’épaisseur, puis on a comblé avec de la terre sablon-neuse extraite de la fouille et on a semé du gazon à lasurface. Ce filtre fournit 2,800 mètres cubes par jour,soit environ 20 mètres cubes par mètre carré de sa sur-face totale. La température de l’eau qu’il fournit esttrès-peu variable et sa limpidité est parfaite. U fonctionnemaintenant depuis une vingtaine d’années sans aucuneréparation; c’est une véritable fontaine artificielle, laplus économique que l’on puisse obtenir,i La compagnie des eaux de Lyon a fait établir un! filtre analogue à celui de Toulouse (fig. 3406).
| La galerie est en béton de ciment de Pouilly; son
PEQARD
Les explications données au mot filtration nouspermettront de passer très-rapidement ici sur cette opé-ration difficile. Sans revenir sur les filtres de petitedimension destinés principalement aux usages domes-tiques, il suffira d’indiquer les principaux moyens d’é-claircir les grandes masses d’eau nécessaires à la con-sommation des villes.
lies grands appareils de filtrage qui nous occupentconsistent toujours à faire passer l’eau à travers des cou-ches de graviers et de sable dont les vides, assez grandspour laisser passer le liquide, sont insuffisants pour lepassage des corps solides tcnusim suspension dans beau.
La disposition de la couche de sable varie avec leslocalités. Tantôt on est assez heureux pour que lacouche poreuse forme le lit de la rivière, et alors il suffitd’ouvrir une galerie de puisage dans cette couche filtrantenaturelle. Tantôt, au contraire, on est obligé d’amenerde loin le sable et le gravier nécessaires à la constitu-tion du filtre, de disposer ces matériaux dans des bas-sins imperméables et d’assurer la filtration par des ar-tifices plus ou moins compliqués. On donne le nom defiltres artificiels à ces derniers appareils,tandis que ceux dont nous avons parlé d’a-bord sont appelés filtres naturels.
L’un des exemples les plus remarquablesde filtres naturels est celui qui sert à l’épura-tion des eaux de la Garonne à Toulouse . Lesgaleries de filtration sont ouvertes dans lebanc d’alluvion qui règne le long du coursDillon. Ce banc est principalement composéde gravier et de sable, entremêlés de cail-loux et en quelques endroits d’un limon va-seux. La galerie du troisième filtre, dontla figure 3495 montre la coupe en travers,est ouverte parallèlement au cours de la rivière à unedistance de 30 à 50 mètres de la rive. Elle a 230 mè-
radier d est en gravier et sable naturel; il est établi à3 mètres au-dessous de l’étiage du Rhône . La largeurde la galerie dans œuvre est de 5 mètres; sa longueurest de 150 mètres. Elle a coûté 1,200 fr. le mètre cou-rant. La ligne a indique le niveau du Rhône lors dol’exécution; la ligne 6, celui de l’étiage ; la ligne c enfin,la dénivellation possible entre le niveau de l’eau dansle filtre et dans le fleuve.
Au moment de son achèvement, ce filtre a donnépar mètre carré jusqu’à 300 mètres cubes en vingt-quatre heures avec une dénivellation c de 0 m ,50. Cedébit énorme ne s’est pas soutenu, mais le régime pa-raît maintenant régulier, et la température de l’eau estmaintenue constante, comme celle d’une source, entro1 2 et 13 degrés.
Des filtres analogues existent à Tours (Indre-et-Loire), àXottingham (Angleterre), àPcrth (Écosse ), etc.Ils donnent des résultats parfaitement satisfaisants.
M. Dupuit a parfaitement expliqué, par les vitessesrelatives des molécules d’eau dans l’intérieur et à lasurface de la masse poreuse, comment les filtres natu-
Fig. 3195. — Coupe eu travers de la galerie du 3° filtre de Toulouse .(Échelle de 0,0060 pour un mètre.)
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| rels dont on vient de parler fonctionnent régulièrement[ sans se recouvrir ou s’engorger de limon. La condition