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EAUX.
EAUX.
indispensable au succès est une vitesse suffisante de larivière à la surface de sou lit de sable ou de gravier.Aussi, a-t -011 complètement échoué dans la constructionde filtres naturels sur les bords de la Clyde, où lamarée rend les eaux- stagnantes pendant plusieursheures de la journée.
Les filtres artificiels ont été disposés de bien des ma-nières. Le plus habituellement ils se composent degrands bassins imperméables au fond desquels on dis-pose des tuyaux de drainage ou de petites galeries enpierres sèches. Une couche de gravier recouvre ces ou-vrages et supporte une couche de sable fin. L’eauarrive sur cette masse filtrante , dépose son limonii la surface et dans les premières couches de sable,et arrive limpide dans les tuyaux collecteurs placésau fond du bassin. On enlève de temps en temps lacouche supérieure du filtre et on la remplace par dusable neuf.' On comprend qu’il faut presque toujoursréunir deux bassins filtrants de eette espèce pour quele service ne soit pas interrompu pendant les nettoyages,
Les filtres que nous venons de décrire sont très-em-ployés en Angleterre; voici, comme exemples, la com-position delà couche filtrante dans quelques-uns de cesappareils :
Filtre de Chelsea.
Sable fin de mer sur une épaisseur de. 0 m ,60
Sable gravier, id. 0 ,30
Coquilles de mer, id. 0,15
Gros gravier dans lequel sont engagésles collecteurs, sur une épaisseur de. 4 ,00
~2 ,05
Filtre de Southwark*
Sable fin de mer, sur. 0 m ,60
Gravier fin. 0 ,22
Gravier gros. 0 ,22
Cailloux. 0 ,30
4 ,64
Chacun des deux filtres de la compagnie de Chelseaa 75 mètres de longueur sur 55 de largeur. L'un desfiltres de la compagnie de Soutlnvark a 2,900 mètrescarrés, et l’autre 7,840 mètres carrés. La quantitéd’eau filtrée, sous une charge de 4 ,T, ,20 à 4 m ,30, estde 4 mètres cubes environ par mètre carré de filtre.
L’établissement de Thames Litton a quatre filtres,composés d’une masse filtrante analogue aux précé-dentes et reposant sur de fortes ardoises placées dechamp au-dessus de petits murs parallèles formant ca-naux collecteurs. Sous une charge d’eau de 2 m ,5, onobtient de 7 à 8 mètres cubes d’eau par 24 heures etpar mètre carré de filtre.
La ville de Ilull, dont la population e-t de 100,000fîmes, est approvisionnée d'eau filtrée de cette manière,à raison de 172 litres par tête et par vingt-quatreheures. La superficie des filtres est de 1 h .47 environ,
Les filtres de Marseille sont couverts. Ils donnent13 mètres cubes d’eau par vingt-quatre heures et parmè-'.rc carré de filtre. Leur épaisseur, de 0 m ,80, sc com-
pose de :
Sable très-fin de Montrcdon. 0 m ,30
Sable moyen de Coudes. h ,08
Petit gravier du Prado. 0 ,12
Pierres concassées passant par un
anneau de 0 m ,06. 0 ,12
0 ,80
Ces filtres se nettoient par le passage d’un courantd’eau de bas en haut. On doit reconnaître que leurfonctionnement n’est pas irréprochable.
Les filtres artificiels sont généralement précédés debassins de repos où l’eau laisse déposer, surtout entemps de crues, la partie la plus grossière du troublequ’elle renferme. L’eau arrive aux filtres déjà un peuéclaircie et seulement louche. Elle salit beaucoup moinsl’appareil et rend les nettoyages moins fréquents.
Le temps nécessaire pour éclaircir l’eau par le reposest très-variable d’une rivière à l’autre, mais toujoursassez long. On peut hâter de diverses manières la préci-pitation des matières contenues dans l’eau, notammentpar l’addition d'un peu d’alun au liquide. Nous n’a-vons pas besoin d’ajouter que cœ procédés chimiquesde clarification doivent être proscrits absolument desdistributions importantes. Us modifient toujours lespropriétés de l’eau et une erreur de dosage peut entraî-ner des dangers sérieux.
§ IV. CONDUITE ET ELEVATION DES EAUX.
Quand on a fait choix des eaux qui doivent être dis-tribuées dans une ville, il faut, suivant le cas, les éle-ver, à l’aide de machines, dans des réservoirs d’unniveau supérieur à celui de tous les points qu’elles doi-vent atteindre, ou bien les amener dans ces réservoirsà l’aide de conduites ou d’aqueducs convenables, si leniveau naturel de ces eaux est assez élevé.
Occupons-nous d’abord de ce dernier genre de con-struction.
Aqueducs. — Les travaux qui servent à amener leseaux de la source qui les produit, ou du point de déri-vation, sont extrêmement variés et souvent fort impor-tants.
S’il s’agit d’un volume d’eau considérable et que leterrain s’y prête, on se sert de canaux ouverts à la sur-face du sol. C’est ainsi que le canal de l’Ourcq sert à lafois à la navigation et à la conduite des eaux de distri-bution.
Tour les volumes d’eau moins considérables, qui sopcrdraientparlesfuitcs, l’évaporation, etc., on a recoursà des rigoles en maçonnerie qui constituent les aque-ducs proprement dits. Ces rigoles sont quelquefois exé-cutées à ciel ouvert. Mais il vaut mieux les couvrir etles placer à une petite profondeur au-dessous du sol,pour mettre l’eau à l’abri de l’évaporation et la conser-ver fraîche et pure pendant tout son parcours.
La section des aqueducs varie nécessairement avecleur importance et avec les sujétions que s’impose l’in-génieur. On donnait assez sou-vent autrefois aux aqueducs desdimensions beaucoup plus con-sidérables que celles qui sontgé-néralcment adoptées aujour-d'hui. On réservait à côté de lacunette, qui renfermait l’eau,une banquette pour le passagedes ouvriers, et on ménageait au-dessus une voûte d’une hauteursuffisante pour une circulationfacile. L’aqueduc d’Àrcueil (fig.3497) offre un exemple de cesdispositions; de pareils travauxexigent des dépenses considéra-bles, qui ne sont nullement com-Fig. 349/- ^oupc pensées par les avantages qui
r , r ?: |ue f uc „ d ’:r cuel1 -peuvent résulter de cet emploi
(iicheUe de 0,0.3 pour de matériaux .
un nu rc.) La section adoptée parM. Dar-
cy pour l'aqueduc de Dijon (fig. .1198) est beaucoup plusrationnelle et peut être présentée comme un excellenttype pour les aqueducs de portée moyenne, surtoutquand le débit est un peu variable. La eunette a ü m ,()0do largeur, la hauteur sans clef est de 0 m ,90. Ces di-mensions permettent à tin homme de parcourir l’aqun-