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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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EAUX.

EAUX.

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iluc sans trop de fatigue. L’épaisseur du radier estde C m ,30 et celle do la clef est de 0 n \25. Lespieds droits ontU n, ,62 de hauteuret 0 m ,40 d’épais-seur. L'enduit dela cuvette a ü m ,03d’épaisseur, ce quiréduit à fl'i‘,54 lalargeur laissée àl’eau.

Le prix do rc- Ævient de cet aque-duc exécuté dansl’été de 1839 sedécompose de lamanière suivantepar mètre cou-rant :

al

TPflfcvsgf-'K'.

l'ig. 3198. — Coupe (leraqueducde Dijon .(Hcheile de 0 °‘,ü 20 pour 1 mètre. )

Terrassements . 3, 80

Maçonneries. 13,19

Chape. 1,13

Enduit. 1,57

Béton. 0,24

Regards. 0,15

Bornes. 0, 08

Cintrements. 0,24

Ouvrages accessoires. 0, 45

20,87

Les regards établis de distance en distance pour pé-nétrer dans les aqueducs analogues aux précédents,mont rien de particulier. Ce sont des cheminées enmaçonnerie, s’élevant jusqu’au sol et fermées par unetrappe.

Tour les débits moins considérables, quand il fautnécessairement réduire la dépense autant que possible,et que d’ailleurs la conduite peut être placée à uneassez faible profondeur au-dessous du sol, on ne sau-rait mieux faire que d’employer de petits aqueducs enmaçonnerie de ciment. L’un des premiers et des plusremarquables exemples d’aqueduc de cette espèce est 4celui qui a été exécuté par SI. Belgrand *pour amener les eaux à Avallon * Cetteconduite, entièrement construite en bé-ton de ciment de Vassy (fig. 3499), secompose d’une cunettc de 0 m ,30 de lar-geur et de C n, ,1o de hauteur, et d’une3199. petite voûte enanse de panier de 0 m ,30(.oupe de la con- de Weur et de0“\ 11 de flèche. L’épais-

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sour de la maçonnerie est de 0 m ,l0. Lasurface du débouché est de 0 m ,7148. Lapente est de 1 /3 de millimètre par mètre.

duilc dWvallon.

(K<:helledc0 m ,020pour 1 mètre.)

Le débit par 21 heures est de 193 mètres cubes pourune hauteur d’eau de (î n, ,05 dans la cunette; de 510mètres cubes pour .une hauteur de 0**y10 et de 880 mè-tres cubes pour une hauteur de 0 m ,15. Enfin étant pro-bablement à peu près pleine, cette conduite a débité jus-qu’à 1853 mètres cubes en 24 heures.

La conduite est à peu près à 1 m ,50 au-dessous du sol,et à 5 mètres dans deux points particuliers. La dépensede sa construction se décompose ainsi :

T errassements. 6,419,96

Maçonnerie au ciment de Vassy. 25,316,70

21 regards à 70 fr. 83. 1,487.30

Total, pour 3,630 mètres... 33,223,96

ou par mètre. 9 fr. 15 c.

Les ciments hydrauliques dont l’emploi se répandtons les jours et dont les prix descendent rapidement,permettent d’exécuter sur place ou par moulage d’ex-cellents conduits très-économiques pour les petites dis-

tributions. Ainsi, par exemple, l'usine de Boulognelivre les tuyaux en ciment aux prix suivants :

Diamètre 0' 1 ', 10 à 1 fr. le mètre couvant.

— U-,20 — 2 —

_ 0"‘,30 — 3 —

_ 0,30 — S —

A ces prix il faut ajouter le transport, la fouille etla pose. En exécutant sur place au fond «le la tranchée,on peut arrivera des prix encore plus réduits. J’ai faitexécuter une conduite de 0 m ,10 de diamètre et do800 mètres de longueur en béton aggloméré de M. Co-gniet, pour un peu moins de 1 fr. ie mètre.

Un petit aqueduc en béton, moulé au fond d’unetranchée et recouvert de pierres plates àjoints maçon-nés, peut aussi donner des résultats très-économiques.

Les tuyaux en poteries à emboîtement si employéspar les anciens peuvent encore rendre des servicespour les très-petites conduites à pression presque nulle.Mais, en général, il y aurait avantage aujourd’hui àemployer des tuyaux de drainage sans emboîtements,garnis de colliers jointoyés et enveloppés de cimenthydraulique.

On détermine la section et la pente, en chaque pointdes aqueducs, de manière à assurer l'écoulement du vo-lume d’eau necessaire. Les vitesses doivent être com-prises entre (! m , 15 et 1 mètre par seconde. Les formulesemployées à cette détermination sont données à l'ar-ticle ItYDRMJLIQCE Ct au HJOt AGRICULTURE, à proposdes canaux de dessèchement.

Depuis quelques années, les tuyaux de fonte dispo-sés sous le sol, comme ceux employés dans la distribu-tion à l'intérieur des villes, dont on parlera plus basavec détail, ont été assez souvent employés commeconduite générale, ou plutôt comme siphons renverséspour traverser les vallées profondes. Cependant, en gé-néral, les aqueducs on maçonnerie sont plus écono-miques, ct on les emploie encore dans le plus grandnombre des cas.

Il convient, autant que possible, de déterminer letracé d’un aqueduc de manière qu’il soit constammentaune faible profondeur au-dessous du niveau du sol,comprise entre I mètre et 2 m ,5. Cette condition, dureste, suivie rigoureusement, conduirait souvent à desallongements inutiles du parcours,-et môme à des im-possibilités absolues. On est donc forcé tantôt d’entreren souterrain pour passer au-dessous des collines ou desmontagnes, et, dans d’autres circonstances, de franchirles cours d’eau naturels à l’aide de ponts, ou les valléesà l'aide d’aqueducs monumentaux, d’une plus ou moinsgrande importance. Les Romains nous ont laissé à cetégard des modèles nombreux, admirables par leur gran-deur ct surtout par leurs belles proportions. L’aquc-duc du Gard est connu de tout le inonde ; mais l'Al-gérie , aux environs de Chcrchell, offre des monumentsde cette espèce plus remarquables encore.

La France , du reste, n’a plus rien à envier aux plusgrands et aux plus beaux ouvrages de cette espèce,depuis la construction de l’aqueduc monumental deRoquefavour (fig 3509), sur lequel les eaux de la Du-rance franchissent la vallée de la rivière d’Arcq avantd’arriver àMarseillc. Les immensesproportionsdece mo-nument ne peuvent être comparées qu’aux plus grandsde nos édifices. Pour les faire bien comprendre, il suf-fira de dire que le sommet du Panthéon, à Paris , estde deux mètres moins élevé que cet aqueduc dans sonpoint le plus haut, et que les tours de Notre -Dame(le Paris , qui ont 15 mètres de moins, atteindraient àpeine le sommet de la seconde rangée de voûtes.

I.es anciens, qui ne possédaient pas de tuyaux defonte et qui n’avaient même que de détestable tuyauxde plomb d’un prix énorme, n’avnient aucun autramoyen de faire passer les eaux d'un aqueduc d'un côté

C.

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