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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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K AUX.

ÉCLAIRAGE.

Je décrirai, en terminant un aj p:\reil (fig. 35IG)tics employé en Angleterre, fort utile pour entrete-nir un niveau constantdans les lavoirs et lesabreuvoirs, et qui pour-rait rendre beaucoupd’autres services. Lefond du réservoir porteune tubulure h par la-quelle doit se faire l'é-coulement. Un man-chon en caoutchouc ggréunit eette tubulure autuvaude descente d. Cetuyau est garni à sapartie inférieure d’unllottcuv ee plongeantdans une petite cuvettede distribution commu-niquant avec les bas-si ns qu’il s’agit de main-tenir constamment rem-plis au meme niveauque la cuvette de dis-tribution. Quand la cu-vette et les bassins soi tremplis, le flotteur (csoulève le tubetf. la tu-bulure se trouve ferméeet le réservoir ne débiteplus. Si le niveau baissedans la cuvette, par

JÔU). —liUirÜM

constant.

suite de tirages faits aux bassins qu’elle alimente, leflotteur descend, le caoutchouc gg s’allonge un peu etl’eau sort par la tubulure du réservoir jusqu’à ce (piele niveau soit rétabli.

11 nous reste à dire un mot du mode de vente del’eau aux habitants des villes. Ou distingue deux sys-tèmes principaux de distribution : la distribution con-tinue et la distribution discontinue. Dans ee derniersystème, la conduite d’eau est ouverte chaque jourpendant un certain temps, et l’abonné-cn profite pourremplir un réservoir d’une capacité déterminée, où ilpuise l’eau le temps que la conduite est fermée. Les in-convénients de ce système sont universellement recon-nus, le public et les compagnies s’en plaignent égale-ment en Angleterre où il est assez répandu.

Dans le système de distribution continue, les tuyauxsont constamment en charge, et l’on a de l’eau à touteheure en omrant un robinet. Mais dans ce système,comment fixer le prix de Vabonnement et le volume dechaque abonné? comment éviter le gaspillage inutilede l’eau? On a essayé de mettre dans chaque maison, unrobinet dont le boisseau est percé d’un trou assez petitpour assurer par un écoulement continu, le débit en24 heures du volume concédé. Mais ce système de jau-geage nécessite l’emploi d’un réservoir, recevant con-tinuellement le filet d'eau de la concession et auquelon puise l’eau par des robinets de dimensions ordinaires.D’un autre côté, ces petits orifices s’obstruent avec laplus grande facilité, et comme on ne peut pas les lais •ser à la disposition de l’abonné, il faut à chaque in-stant recourir aux agents de la distribution. Ce sys-tème, aussi mauvais que celui de la distribution inter-mittente, ne saurait devenir d’un usage général.

L’insuccès de cette tentative et de beaucoup d’au-tres essais portent plusieurs personnes compétentes àpenser que le mieux est de concéder l’eau à discrétion,en établissant la taxe d’abonnement proportionnelle-ment à la valeur locative de l’immeuble desservi. Cemode d’abonnement fonctionne très bien dans certainesvilles, et l’on ne remarque pas qu’il entraîne d’abuset de gaspillages. Toutefois, ou doit remarquer que

la solution vraiment rationnelle de l’abonnement seraitl’emploi de compteurs analogues à ceux employéspour le gaz, laissant à l’abonné la faculté d’avoirde l’eau à discrétion, mais enregistrant exactementsa consommation dont la dépense serait ensuite ré-glée à intervalles déterminées. Malheureusement, iln’existe pas encore un bon compteur à eau pour cespetits débits, mais il y a lieu d’esp Ter que cette ques-tion posée aux mécaniciens ne tardera pas à Ctre réso-lue. On essaye en ce moment même à Paris des appa-reils qui paraissent devoir réussir, dont il sera parlé àl'article jaugeage. iikrvk mangon.

ÉCLAIRAGE. Nous allons passer en revue plusieursintéressantes inventions qui sont à signaler dans la belleindustrie de l'éclairage.

Éclairage a l'huile. — Les perfectionnements ap-portés à l’éclairage à l’huile se rapportent presque ex-clusivement au perfectionnement de la lampe à modé-rateur, inventée par M. Francliot, employée aujour-d'hui presque exclusivement à toute autre.

Ces perfectioimcmens ont porté sur deux points.

Le premier consiste à prolonger la durée de l’actiondu ressort qui fait monter l'huile, afin d’éviter les in-terruptions fâcheuses qui se reproduisaient toutes lesquatre ou cinq heures avec les anciennes lampes. Luaugmentant la capacité du réservoir et la grandeur duressort spiral, on est parvenu à donner à l’élévationde l'huile une durée de neuf à dix heures, toujours par-i faitement suffisante.

L~e second a porté sur le modérateur meme, dontl’action n’est pas toujours pratiquement aussi satisfai-sante qu’ou le pourrait croire. Un constructeur paraîtl’avoir remplacé assez convenablement par un petit ro-binet qui fonctionne bien (au moins quand la lampe estneuve), les différences de vitesse d’ascension del’lmile,dans les divers états de bandement du ressort, étantpeu considérables, ee qui est dû tant à l’exiguïté dupassage qu’à la viscosité du liquide.

Il nous semble qu’on pourrait faire mieux dans cettevoie et donner sans inconvénient aux lampes à ressortla propriété d’élever l’huile avec autant d’abondanceque dans les lampes Carceî, toujours supérieures quantà la beauté de la combustion, sans cependant que l’ac-tion du ressort durât trop peu de temps.

Je pense qu’on obtiendrait cet effet en faisant nfllucrun tube d’un plus grand dia-mètre que celui employé ac-tuellement. L’excédant dol'huile retomberait dans ungodet appartenant à une es-pèce de cataracte (fig. 3517).Ce godet serait percé d’untrou de la grandeur la plusconvenable, déterminée parexpérience. L’extrémité dulevier pressant sur une par-tie du tube d’ascension for-mée pat un cuir, si Lbuiles’accumule dans le godet sonpoids rétrécira l’orifice dupassage et il passera moinsd’huile ; celle déjà passéedans le godet s’écoulera sansêtre remplacée par de nouvelle. On obtiendra ainsi unétat d’équilibre, un mouvement régulier qui pourra, cenous semble, fournir une excellente solution, avec leseul assujettissement toutefois de conserver la petitecataracte mobile dans un état de propreté convenable.

Lampe Jobard. — L’ingénieux M. Jobard a inventéune petite lampe ou plutôt une veilleuse perfectionnéequi, produisant la combustion dans les conditions lesplus convenables, donne une quautité vraiment éton-

l’huilo sur la mèche par

il