Eclairage.
éclairage.
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liante de lumière eu égard à sa dépense minime, à lalui Me consommation d'huile.
Elle confirme pratiquement le résultat auquel étaitarrivé Al. Payen par des expériences laites sur le bacChaussenot, dont nous parlerons plus loin; c’est que laplus grande intensité de lumière est produite par unexcès d'air qui donne une fiainme blanche, et que lemaximum de lumière pour une meme consommationest obtenu au moyen d’une moindre quantité d'air etaussi a l’aide de réchauffement préalable de l’air,partie'de la chaleur produite n étant plus employée hchauffer l’air. Dans ces conditions, la fiainme estlongue, rouge jaunâtre, les molécules charbonneusesrestent longtemps incandescentes.
Nous donnons le dessin de la pe-titelampedeAI.Jobard(fig.35l8). 1 » j.
Ou voit qu’elle est formée d’unverre à pied, dont le fond rcç< itl’huile et la mèche qui fonctionnepar sa seule capillarité. Il estrecouvert d’une plaque de cuivrequi est percée à son centre pourlaisser échapper les produits dela combustion, et près des bordsde trous qui laissent descendrel’air froid, qui s’échauffe dansson parcours et vient brûler l’huiledéposée dans la mèche. Cettecombustion s’effectue avec la ré-gularité la plus parfaite, sans lamoindre oscillation de la lumière.
Cette lampe ne brûle que 7 grammes d’huile, soit\j- centime par heure, et donne assez de clarté pourqu’on puisse écrire et travailler à sa lumière.
C’est évidemment par la régularité do l’alimentationavec l’air strictement nécessaire, que M. Jobard a ob-tenu ce curieux résultat, car il brûle l’huile dans l'airchauffé par son contact avec les parois du verre.
Lien que n’ayant pas très-bien réussi dans la pra-tiquç, succès qui répond à une foule de questions d’éclat,de facile nettoyage difficiles à prévoir, co petit appa-reil est fort curieux. Les résultats qu’il donne au pointde vue, notamment de sa faible consommation, sont très-intéressants. Il peut être comparé au caléfacteur-Le-mare, qui donne de meme, au point de vue du bonemploi de la chaleur, d’intéressants résultats, limitésmalheureusement à des appareils de petites dimensions.
Emploi des hydrocarbures. — Lampe Donny. —M. Donny, savant belge fort distingué, a combiné très-heureusement une lampe très-convenable pour leséclairages en plein air, à l’aide des résidus que fournitla distillation de la houille et des schistes. Elle com-mence à se répandre et excite l’admiration partout oùon en fait l’application. Elle a été fort appréciée à laSociété d’encouragement. Nous donnons ici le rapportqui a été fait par AI. Masson sur cette invention.
« La production, toujours croissante, du gaz d’éclai-rage est accompagnée d’une si grande quantité de gou-dron, qu’on a essayé, il y a quelques années, de lebrûler sous les cornues; ce mode de combustion, in-complet et défectueux, et, parsuite, incommode, n’était,pour ainsi dire, qu’un moyen de disséminer, dans l’at-mosphère et par les cheminées, des substances dontl'encombrement- était fort gênant. Les résidus de l’épu-ration du gaz et les eaux ammoniacales ne trouvaientaucun placement.
« Dans cet état de choses, des industriels intelli-gents, éclairés par la science, pressés par l’intérêt etsouvent par la nécessité de se débarrasser de substancesnuisibles, ont augmenté lu fortune publique en trans-formant en produits utiles des matières perdues, quel-quefois dangereuses.
« Les goudrons nous donnent des huiles essentielles,
d’où l’on tire lu benzine, des essences pour la parfume-rie et des matières tinctoriales (l’acide piorique). L’in-dustrie du caoutchouc prend dans les usines à gaz sonprincipal agent, son liquide dissolvant la gomme élas-tique. Enfin le goudron sec ou brai trouve son emploidaijs les agglomérés de houille, dans le charbon deTaris et l'asphalte. Toutefois, parmi tous les produitsque l’on extrait du goudron de houille, il en est un quinu pas encore trouvé sa place; on le désigne sous lenom d’huile lourde, à cause de sa densité et de sa faiblevolatilité.
« Les huiles lourdes se présentent encore, et abon-damment, dans la distillation des schistes bitumineuxet de certains îignites. ,
« Le succès, justement mérité de l’huile de schistedans l’éclairage, nécessitant, chaque jour, la créationde nouvelles usines, la production d’huile lourde iranécessairement en augmentant jusqu’à devenir un obs-tacle au développement de nos établissements d’éclai-rage. Une seule usine va bientôt distiller '24 à 25 ton-nes, par jour, d’un schiste anglais , nommé boghead ,donnant au moins 40 à 45 pour 100 d'huile brute qui,par un traitement convenable, fournit abondammentune huile volatile, qui brûle parfaitement, comme l’al-cool, dans des lampes sans niveau, sans odeur ni fumée,et donnant une lumière blanche et éclatante d’un grandpouvoir éclairant. Parmi les produits de la distillationdu boghead nous trouvons : 1° un gaz très-pur et biensupérieur au gnz de la houille (la perte presque totale doce gaz très-abondant fait vivement regretter que les dis-tilleries de schistes ne soient pas assimilées aux usinesà gaz et placées près des villes qu’elles pourraient éclai-rer avec les gaz perdus); enfin l'huile lourde, qui vientencore diminuer les rendements des schistes en pro-duits utiles.
Les huiles lourdes sont ainsi produites dans une foulede circonstances, leur quantité augmente jusqu’à de-venir désolante; car, récemment, un fabricant belge aété obligé de payer des dommages et intérêts pour in-filtration d’une huile qu’il avait enfouie dans le sol.La compagnie parisienne en possède actuellement200,000 kilog.; à Londres , un seul fabricant peut eufournir 18,000 litres par semaine, à raison du 0 fr. 1 I c.le litre.
« II fallait de toute nécessité trouver un emploi à cesliquides. Employées quelquefois, comme les huiles dorésine, dans le graissage des machines, les huiles lour-des n’ont eu qu’un usage très-restreint ; produits d’unetempérature élevée, elles sont fixes, très-difficilementinflammables, et no peuvent servir dans les lampes àniveau.
<i Les savants est les industriels ne pouvaient resterimpassibles en présence des difficultés suscitées parl’abondance toujours croissante de ces huiles, et, dansdifférents pays, on a fait de nombreux et vains effortspour les employer dans le chauffage ou l’éclairage.
« Pénétré de l'importance qu’aurait pour l'industriela solution d’un problème regardé par tous comme très-difficile, AI. Donny l'a étudie pendant plusieurs années,et nous pensons qu’il l’a heureusement résolu.
« Les huiles lourdes sont si peu volatiles qu’on nepeut, sans les avoir préalablement chauffées, les allu-mer par un corps enflammé. Comme tous les hydro-carbures d’un ordre élevé en carbone et en hydrogène,elles exigent pour brûler une très-grande quantitéd’oxygène. Si ce gaz est insuffisant pour brûler tout lecarbone et l’hydrogène, il agit d’abord sur l’hydro-gène, et le charbon se dépose.
« Si la présence de ce dernier corps dans la flammeest d’abord nécessaire pour produire, par son ignition,l’intensité de la lumière, il doit disparaître ensuite etbrûler entièrement. Une trop grande abondance docharbon, relativement à l’oxygèm» employé, occasionne