ÉCONOMIE AGRICOLE.
ÉGOUTS.
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moissonneuse) , mais parce qu’il rend parfaitementcompte de ce qui se produit lors de toute nouvelleinvention de machine agricole. Leur construction ,parvenue aujourd’hui à un liant degré do perfection,et qui tend à s’améliorer chaque jour, a diminué lestravaux agricoles dans des limites qui semblent biense rapprocher de celles du possible. Tous les travauxde grange sont enlevés au travail humain par les ma-chines abattre, les tarares mus par la vapeur ou un ma-nège, etc., et les travaux surïesoî,singulièremciitréduitspar la perfection des machines, charrues et antres, quiopèrent parfaitement avec un minimum de tirage, ouremplacés en grande partie par le travail des chevaux,comme la moissonneuse dont nous parlons plus haut,par l'extension du système de culture économique quia fait substituer la charrue à 3a bGclic.
11 est toute une partie des travaux agricoles que l’ons'applique actuellement à réduire à une faible dépenseannuelle par d'importants travaux antérieurs ; nousvoulons parler de la distribution et de l'enfouissement* des engrais que l’on remplace par le système dit desengrais liquides. Comme c’est surtout par les partiessolubles qu’ils renferment que les engrais sont utiles,il en résulte, que si l’on place des conduites souterrainesen fonte à partir du réservoir placé au centre de l’ex-ploitation jusque vers les extrémités, on pourra, enassemblant un tuyau flexible à une des tubulures sail-lant de loin en loin, arroser les champs soit avec desengrais plus ou moins étendus d’eau, soit avec de l'eaupure partant du réservoir. C’est, on le voit, réaliseravec peu de main-d’œuvre les conditions de la culturemaraîchère, c’est-à-dire obtenir le maximum des pro-duits, la multiplication des récoltes annuelles sur unememe surface. Cette pratique, qui se propage dans lescomtés de l’Angleterre où T agriculture est le plus avan-cée, peut trouver des applications partielles pour lesparties consacrées aux cultures les plus précieuses d’ex-ploitations très-avancées, surtout pour certaines culturesfourragères, qui donnent, ainsi conduites, des résultatsconsidérables. L’absence d’humus assimilable dans cesengrais liquides doit faire craindre que ce système pro-longé sans interruption, et employé seul, n’épuise laterre.
IV. De la petite culture-. — Tout ce que nous venonsde dire s’applique à l’industrie agricole exercée sur uneassez grande étendue de terre, aux procédés propres àassurer le produit net le plus élevé. La question ne doitpas être posée de meme pour la petite culture pour la-quelle le produit brut doit seul être considéré. Qu’im-porte que le journalier, propriétaire d’un petit champ,cultive plus chèrement à la bûche qu’à la charrue s’ilfait produire par sa culture, à ce champ, le nécessahrepour sa subsistance et celle de sa famille ? L’hommen’est pas une machine qui donne tant d’unités detravail par tant de grammes de sueur coûtant unesomme déterminée. Les mobiles qui font mouvoir scsbras sont aussi de l’ordre moral, et l’indépendance peutbien s’acheter par un peu plus de travail qui, par uneculture maraîchère, fait rendre à une faible étendue deterrain parfaitement défoncé à la beclie, sarclé, soi-gné de toutes manières, un produit brut considérable.
Si la culture maraîchère, c’est-à-dire la productiondes légumes et des fruits, est au Nord la ressource de lapetite propriété ; en s’approchant du Midi, on rencontredeux petites cultures qui donnent des produits nets très-considérables. L’une est la culturel de la vigne, qui est del’horticulture, qui demande des soins multiples de taille,d’émondage, etc., qui sont vraiment du ressort de la pe-tite propriété et qui, dans les années prospères, récom-pense grandement le vigneron de scs efforts. L’autreest la soie, impossible à produire sur une échelle gigan-tesque et qui réclame au plus haut point pour réussirî'œil du maître, le dévouement de la ménagère.
Félicitons-nous de voir que dans notre pays autantd’éléments existent pour faire le succès de la petite pro-priété, puisque, par son heureuse rivalité avec la grandedont les produits deviennent si considérables, l’enri-chissement général pourra se développer rapidementpour le plus grand bonheur de tous les citoyens.
ÉGOUTS (assainissement, voirie). On a indique(page 472) les conditions à réaliser et les moyens àemployer pour assurer aux populations des villes lesbienfaits d’une abondante distribution d’eau de bonne -qualité. Mais il no suffit pas d’amener de I r eau pure-dans une ville pour assurer son assainissement; uneseconde condition de salubrité, non moins importanteque la première, consiste à assurer un écoulement fa-cile et régulier aux eaux salies par le lavage des rues-et des maisons, et aux immondices de toute sorte quise produisent chaque jour dans les grands centres depopulation.
Fournir des eaux pures à une ville, la débarrasserdes eaux souillées par ses déjections, tels sont les deuxtermes de l’important problème de l’assainissement gé-néral d’une cité populeuse.
Les égouts forment, dans les villes convenablementassainies,un système de canalisation souterraine destinéà remplir ce dernier office. On essayera dans cet articlede faire comprendre la nature de ces constructions etl’importance des services, ignorée de tant de per-sonnes, qu’elles sont appelées à rendre aux population»urbaines.
Lomé antique n’était pas moins remarquable par lagrandeur et l’importance de ses égouts que par la per-fection de son système de distribution d’eaux pures.Tarquin l’Ancien commença la construction de ce vaste-système d’égouts que ses successeurs développèrentavec le temps, et dont la célèbre cloaca ma zi ma for-mait l’artère principale.
Le premier égout proprement dit, construit à Paris ,est du à Hugues Aubriot, prévôt des marchands, quifit voûter, vers 4 374, la rigole découverte qui condui-sait les eaux du quartier Montmartre vers Te ruisseaude Ménihnontant.
Sous Louis XIV , en 4663, la longueur des égoutsvoûtés de Paris n’était encore que de 4,207 toises. En4 806, leur développement était de 23,530 mètres. En4 834, de 463,000 mètres, et aujourd’hui, de 170,000mètres environ. Si considérable que soit ce chiffre, ilest loin de satisfaire encore à tous les besoins ; la lon-gueur des voies publiques, qui est de 428,000 mètres,excède encore de beaucoup, en effet, celle des égouts.On estime qu’il reste à construire à Paris 56,400 mètresd’égouts de grande et de moyenne section et 233,006mètres d’égouts de petite section, non compris 80,006mètres de petits égouts, qui seront sans doute rendusnécessaires par des constructions et des besoins nou-veaux.
On indiquera un peu pTus loin, d’une manière géné-rale, les règles à suivre dans le tracé d’un système d’é-gouts. Mais il convient de faire connaître d’abord, parquelques exemples empruntés à Paris et à Londres , lesdiverses parties de ce genre de construction.
Un égout proprement dit est, comme on sait, unelongue galerie construite en maçonnerie, présentantune certaine pente en longueur et servant à l’écoule-ment des eaux qu’elle reçoit. Les premiers profilsadoptés se composaient d’un radier horizontal ou légè-rement concave et de deux pieds-droits verticaux réunispar une voûte cylindrique. Ce profil a etc adopté àParis jusqu’en 4831,mais il a reçu depuis fors de nom-breuses modifications.
Quand les égouts ont une forte pente et qu’ils sontrégulièrement lavés par un volume d’eau considérable,il est inutile de les faire parcourir par des ouvriers, ettoutes les formes de section deviennent admissibles,.