ÉMAILLAGE.
ÉMAILLAGE.
Hl
B. — Préparation de la grisaille.
Sur le noir on fait le trait, puis on empâte avec dublanc pour obtenir les lumières 5 cette grisaille est faite
h 3 feux :
4 r * couche de blanc. 3 e feu.
2 e couche de blanc. 4 e feu.
3® couche de blanc. 5* feu.
C. — Émaillage proprement dit.
1 re couche d’émaux de couleur. . . 6 e feu.
2 e couche d’émaux de couleur. . . 7 e feu.
B. — Peinture proprement dite.
On termine la plaque par l’application de l’or et lacoloration de la grisaille avec les couleurs de Genève .1 er feu de peinture. 8“ feu.
En ajoutant b. ces feux les quatre feux présumés né-'cessaires pour la préparation de la plaque blanche, cetteplaque exige, pour être terminée, douze feux successifs.
Les matières employées doivent être choisies pourle noir, le blanc et les émaux colorés : nous y revien-drons plus loin.
Ce nombre de feux est considérable; on doit du restevarier un peu la série des opérations suivant les cir-constances, et placer l’or à des époques différentes sui-vant l’effet qu’on veut produire. Ainsi, en supposantla plaque préalablement préparée par deux couches defondant et deux couches de blanc, on distinguera :
A. — La préparation de la plaque.
On dessine directement sur le blanc sans mettre de
noir, on étend donc :
1 er couche de blanc. 4° r feu.
2 e couche de blanc. 2' feu.
On profite du 1 er feu de blanc pour étendre l’or quidoit faire paillon et qu’on recouvrira de fondant.
On passe à la deuxième opération, en se servant decouleurs qui doivent être recouvertes de fondant.
B. —- Peinture proprement dite.
1 rt couche de peinture (ébauche). . 3 e feu.
2 e couche de peinture (retouche). . 4 e feu.
C. — Passage du fondant sur l'or.
O11 réserve ce qui n’est pas dorure et on pose deuxcouches.
couche de fondant.5 e feu.
2 e couche de fondant.0 e feu ;
mais on profite de ces deux fenx pour terminer la co-loration par l’application des transémaux qui rehaus-sent les draperies.
D. — Peinture de retouche en noir sur fond d'or.
On fixe par ce dernier feu les ornements qui peu-vent s’enlever sur les fonds d’or.7 e feu.
C’est encore treize feux pour compléter une pièce.
Tous les accidents qui peuvent résulter de ces cuis-sons répétées paraissent tenir plutôt à la mauvaisenature du verre formant la couche intermédiaire entrele métal et la surface peinte qu’à toute autre cause, et
lo plus grand inconvénient de cette fabrication est l’u-sage immédiat de plaques préparées dans le commerce.
Il convient donc de s’affranchir de cette cause dedéchets en préparant directement les tôles dont onpeut avoir besoin ; il y a d’ailleurs un intérêt considé-rable à ne pas rester tributaire d’un étranger qui peut,par une négligence ou tout autre motif, entraver uneproduction déjà coûteuse par elle-même.
Je place ici le résultat des expériences que j’ai faitespour étudier la meilleure composition à donner auxfondants qu’il faut choisir pour les mettre en contactimmédiat avec les tôles. J’ai fait un assez grand nombred’analyses et de synthèses pour les contrôler. Lesfondants faits à Sèvres l’ont été dans un petit fourneaud’essai permettant de fondre à la fois 4,500 grammesde matière. Cette indication n’est pas sans importance.En opérant sur une petite quantité, le verrier trouvetoute sécurité pour maintenir à son produit une com-position normale. La fusion s’opère rapidement.
Les analyses ont été faites d’une manière compa-rable; on les a dirigées de manière à doser tous leséléments d’une manière directe, sauf l’acide borique.
Bans une première attaque au carbonate de soude,on a dosé la silice, l’oxyde de plomb, l’oxyde de fer;dans une deuxième attaque, on a déterminé l’oxyde deplomb, la chaux, la magnésie et les alcalis.
C’est par différence qu’on a déterminé l’acide bori-que. Cette méthode suffit; elle force un peu la quantitéde l’acide borique en l’augmentant delà perte de mani-pulation ; or pour reconstituer par synthèse le composédont l'analyse a révélé la nature, ce n’est pas un incon-vénient d’exagérer un peu le dosage de l’acide boriquedont une partie s’échappe toujours par volatilisation.
Les différents fondants soumis à l’analyse étaient :
N° ‘1. Fondaht enlevé aux plaques émaillées deM. Jacquemin.
N° 2. Fondant pour fer, préparé par M. Paris , éga-lement de bonne qualité.
N° 3. Fondant pour 1er (Paris ).
N° 4. Fondant pour fer (Paris ), employé à l’émaillagedes plaques de tôle de la plus grande dimension poul-ies figures au pied de M. Jalabert. Ce fondant livré engros fragments laissait apercevoir, emprisonnées danssa masse, de grosses grenailles de plomb métallique.
K° 5. Fondant pour fer incolore enlevé aux premiersustensiles de fer émaillé, envoyés à M. Ébelmen parM. Japy.
N° fi. Fondant pour fer incolore, enlevé aux ustensilesfaisant partie du deuxième envoi de M. Japy.
N°7. Fondant pour fer, bleu, provenant d’une es-pèce de plateau de l’envoi de M. Japy. 11 faut ajouteraux éléments consignés dans l’analyse de ce fondant1,03 pour 100 d’oxyde de cobalt.
Quelques-uns de ces fondants avaient conduit à desécailles dont j’ai voulu connaître la cause. Voici lesrésultats analytiques de ces différents fondants :
Tableau A.
s° t.
Jacquemin.
Pâtis.
K* 3.
K° 4.
W° 5.
Japy.
i%° e.
Japv.
n° ».
Japy.
Acide silicique. . . . •.
Acide borique.
Oxyde de plomb.
Oxyde de fer et de manganèse. .
Chaux.
Magnésie.
Alcalis. .
Total.
49,00
4,0427,o-22,500,81traces.
16,14
47,705,4928,101,000,50traces.17,21
44,01
3,66
36,05
0,65
traces.
traces.
14,94
40,0o3,3639,041,000,-20traces.16,05
47,50
4,36
31,40
2,52
1,50
traces.
12,72
51,00
3,1-2
22,44
4.20
2.200,00
17,04
49,00
4,62
25,00
2,70
1,00
traces.
■16,65
100,00
100,00
■100,00
100,00
100,00
100,00
98,97