ÉQUIVALENT PE L'ÉLECTRICITÉ.
tablir entre les deux unités complètes, quantité de cha-leur et quantité de travail, permet d’accomplir ce grand |progrès, sans s’égarer dans des recherches sur les jmodes de production des phénomènes. 1
Parmi les applications nombreuses de ces résultatsaux sciences physiques, il faut surtout citer celle quis’en fait directement à la machine à vapeur. La loi dola production du travail, à l’aide de la chaleur, réaliséedans l'industrie directement par la machine à vapeur(car indirectement on retrouve toujours la chaleurcomme source première de tout travail), est renferméepresque tout entière dans la détermination de l'équiva-lent mécanique. En permettant de comparer les résul-tats obtenus de tout système, de toute combinaison, àun maximum théorique parfaitement déterminé, cettenotion donne le moyen d'évaluer exactement le méritede chacun d'eux, d’étudier les moyens de les perfection-ner, et grâce à ce point fixe ne pas s’égarer dans lesroutes, en nombre infini qui conduisent vers des résul-tats chimériques.
Tout ceci prouve surabondamment, ce nous semble,Vutilité et l'importance des recherches dont nous ter-minons l’exposé, et qui, complétant les lois de Carnotet de Mayer, données plus haut, forment un ensemblecomprenant toutes les règles pouvant servir à rétablis-sement de tout genre de machines à feu, à l’étude desphénomènes calorifiques et mécaniques dans leurs rap-ports mutuels.
ÉQUIVALENT DE L’ÉLECTRICITÉ. L’équiva-lence de la chaleur et de l’électricité qui doit mener àcet équivalent a été indiquée par plusieurs savants dansces dernières années, et les résultats déjà obtenus nelaissent plus aucun doute sur la vérification expérimen-tale de cette importante loi naturelle. Nous rappelleronsici deux principales séries de travaux sur ce sujet.
Le premier est celui de M. Douillet qui, après avoircherché à définir l’unité de quantité d’électricité enmesurant, à l’aide de la boussole des sinus, l’intensitédu courant qui parcourt pendant l’unité de temps l’u-nité de section d’en fil qui a l’unité de longueur, atrouvé cette vérification que la quantité d’eau décom-posée par le courant était constante pour un mêmeproduit de l’intensité, mesurée comme ci-dessus par letemps pendant lequel agit le courant.
On pourra déduire de ce résultat l’équivalent de l’é-lectricité et du calorique, car il existe une relation in-time entre la quantité d’électricité et la quantité dechaleur produite par la combustion de l’hydrogène etde l’oxygène rendus libres. (Voy. production de laCHALEUR )
Au lieu de prendre la quantité d’eau décomposée enun temps donné par un courant, comme mesure de laquantité d’électricité, et d’en conclure la correspon-dance avec la chaleur, on peut employer directementl’électricité à produire de la chaleur et connaître ainsila quantité de cette dernière produite par la quantitéd’électricité dégagée par une action chimique détermi-née, l’oxydation d’un gramme de zinc par exemple.
M. de la Rive avait annoncé que la somme des quan-tités de chaleur dégagée dans l’intérieur de la pile etdans le circuit fermé,^our un même courant, formaienttoujours une quantité constante. M. Favre, en vérifiantet prouvant la vérité de cette loi à l’aide du calorimètrequi lui avait servi pour ses expériences avec M. Silber-ni:mn, a donné des chiffres qui permettent d’établirnumériquement cette correspondance. 11 a trouvé quepour 4 gramme d’hydrogène dégagé, correspondant à33 grammes de zinc oxydé, la chaleur totale produiteétait toujours de !8 cal ,6i0. Il y a donc constanceà la fois dans l’électricité qui répond à une même dé-composition chimique et dans la quantité de chaleurproduite par la neutralisation de cette électricité.
On voir, en résumé, que les effets calorifiques et les
ÉQUIVALENT DE L’ÉLECTRICITÉ.
; effets électriques se substituent les uns aux autres, sui-,j vaut une loi manifeste d’équivalence,j MOTEURS ÉLECTRO-MAGNÉTIQUES.
Nous avons exposé dans l’introduction et à l’art, té-légrapuieélectriqce le véritable point de vue auquelon doit se placer pour étudier ces moteurs ; comment,très-précieux comme moyens instantanés de communi-cation et de mouvement et pouvant de ce chef fournirde curieuses et intéressantes applications, les forcesélectro-magnétiques ne sauraient être mises en paral-lèle avec la chaleur, au point de vue de l'économie.M. Trescu a lait, lors do l’exposition de 18od, des ex-périences sur les machines exposées. Nous rapporteronsles résultats obtenus sur les deux meilleures et lescomparerons à la machine à vapeur à l’aide de la re-lation indiquée ci-dessus.
La machine de M. Larmenjeatest disposée ainsi : desélectro-aimants circulaires mobiles restent constam-ment en contact avec des armatures en fer doux enforme de galets : les électro-aimants et les galets rou-lent les uns sur les autres.
La machine de M. Roux est à aimants circulairesfixes et armatures en fer doux oscillantes.
On a d’abord reconnu que la machine de M. Larmen-jeat, qui fonctionne avec les armatures en contact, aproduit plus d’effet utile que les autres, à égalité decouples employés et lorsque la surface de ces couplesn’a pas dépassé 3 d , 40 carrés. Néanmoins, dans cesconditions, elle a exigé la consommation de GO grammesde zinc par kilogrammètre et par heure, soit 4 k ,5 parcheval de force. C’est donc en négligeant le prix desacides (le zinc à 70 c. le kilog.), 3 f ,15 par cheval etpar heure.
La machine de M. Roux, qui avait donné 6 k ,6I0 dezinc consommé par cheval et par heure avec les mêmescouples, a présenté de meilleurs résultats en employantdes éléments dans lesquels la surface totale de zincimmergé dans la pile était de 21 décimètres carrés ;alors elle a consommé seulement 2 k ,200 de zinc parcheval et par heure, c’est-à-dire à peu près 1 fr. 50 c.pour cette force pendant ce temps. Ces expériencesprouvent qu’on aurait avantage, pour abaisser le prixde revient de la force donnée par les électro-moteurs,à faire usage de couples voltaïques de plus grandes di-mensions que ceux employés jusqu’ici et en moinsgrand nombre, tout en augmentant le diamètre des filsqui entourent les électro-aimants.
La notion d’équivalence de l’électricité avec la cha-leur, et par suite le travail, permet d’analyser la va-leur de ces diverses machines. Ainsi elle montre quele dernier résultat obtenu est très-remarquable d’aprèsles chiffres précédents, puisqu’il répond à GO p. 400 dutravail utile possible. En le supposant exact, on voitcombien on est loin du prix de 2 ou 3 kilog du char-bon que coûte, à l’aide de la machine à vapeur, la forcedu cheval-vapeur, qui est, en prcnantle prix moyen de30 fr. les 1,000 kilogr., soit 0,03 le kilog., de G cent,
La véritable question à étudier aujourd’hui et quipermettrait, même avec les machines existantes, d'a-baisser le prix de revient de l’effet utile, c’est cellequi a trait à la production économique de l’électricité ;il finit espérer que les recherches incessantes des phy-siciens permettront d’obtenir des piles moins coûteusesque celles qui sont employées. Ce n’est que lorsqueleurs travaux y auront conduit par l’analyse complèteet la mesure de tous les phénomènes qui se rattachent àla pile, qu’il sera raisonnable de s’occuper de machinesélectro-motrices dont le travail soit constamment ap-plicable dans certains cas déterminés, non à cause dubon marché, mais à cause de la facilité de leur emploi,j de la délicatesse intelligente, en quelque sorte de leuri action. .Tnsqne-là, il va peu à s’intéresser à des dis-