GALVANOPLASTIE.
GALVANOPLASTIE.
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quês du Berry en emploient d’analogues pour leursfabrications considérables et sans cesse croissantes.
L’intérieur de ce four est le même que celui des foursau' bois, seulement le nombre des alandiers est plus con-sidérable; ainsi un four marchant au bois avec 6 alan-diers, a dix foyers à la houille. Au-dessous de ces foyerssont des cendriers très-profonds, qui reçoivent l’air del’extérienr par un conduit souterrain.
Voici le résultat d’expériences faites en 1847 parM. ftbelmen, le savant directeur de la manufacture deSèvres .
Chacun des dix foyers a été chargé tous les quartsd’heure pendant les trois premières heures ; puis on adiminué les intervalles compris entre deux chargesconsécutives.
Après une cuison de 44 heures, ayant consommé214 hectolitres de houille, on a défourné; les résultatsétaient très-satisfaisants.
La porcelaine était généralement belle et d’unebonne teinte, ne renfermant pas une seule pièce vrai-ment jaune.
Les cazettes ne sont pas vitrifiées h l’extérieur, ainsique cela arrive pour les fours chauffés au bois, à causede la nature alcaline des cendres entraînées par le cou-Tant d’air, ce qui est une cause de plus grande duréepour les cazettes.
Le même four qui consomme en moyenne 220 hec-tolitres de bouille qui, h raison de 1 fr. 80 c., valent396 francs, consommait par fournée 120 stères de boisiv 7 fr., soit 840 fr. L’économie est donc de 444 fr. ou53 p. 100. L’économie définitive sur le prix de revientde la porcelaine courante est évaluée par M. Èbclmenà 16 p 100 environ; elle est donc considérable.
Ce qui a surtout contribué au succès de ce four, c’estson mode de chargement simultané qui, tout en lais-sant subsister une atmosphère réductrice, y fait péné-trer un excès d’air qui entre dans le four par toutes lesportes des foyers à la fois, au moment du chargementde la grille, expulse une grande quantité de fumée
noire. Il en est de # même de la cuisson au bois, pen-dant la durée de ce qu’on appelle le poste. On saitque pendant cette partie do la cuisson, les ouvriersfont tomber à courts intervalles, dans l’alandier, toutle bois qui le recouvre. La bouche supérieure de l’alan-dier se trouve découverte, un grand volume d’air pé-nètre dans le four et en chasse une fumée noire etabondante.
Les fabricants sont unanimes pour affirmer que, sanscette opération, la porcelaine serait généralement jauneet enfumée; pendant les dernières heures de cuisson,on cesse d’agiter le bois et de découvrir l’alandier ; unefois, en effet, que l’émail a commencé à fondre, lapute de porcelaine ne peut plus s’imprégner defumée.
M. Ébelmcn remarquait avec raison, que la consé-quence probable de cette découverte sera de forcer ledéplacement des fabriques de porcelaine, qui serontbien mieux placées près des houillères que près desgisements de kaolin où elles se trouvent en général au-jourd'hui. Il faut, en effet, 7 ou S parties de houillepour cuire une partie de porcelaine; on conçoit d’aprèscela qu’il sera beaucoup plus économique de transporterles pâtes préparées vers les mines de houille, que d’ame-ner la houille près des carrières de kaoliu. Aussi depuisl’époque où il énonçait cette conséquence économique,les usines du Berry, Vierzon et autres, ont-elles con-sidérablement augmenté leur fabrication, et ont pris undéveloppement que n'ont pas suivi celles du Limousin .
Il paraîtrait possible de faire un nouveau progrèsdans cette fabrication, en employant seulement lechauffage au moyen des gaz combustibles, ce qui per-mettrait sûrement de diminuer beaucoup les dépensesde chauffage, et rendrait facile la cuisson au milieud’atmosphères réductives ou oxydantes, ayant défautou excès d’oxygène , dont on peut tirer grand partipour des fonds colorés grand feu, en raison de leuraction sur les oxydes métalliques qui servent à pro-duire ces colorations.
G .
GALVANOPLASTIE. Une des plus belles décou-vertes de notre siècle, qui a illustré à bien juste titreles noms de Spencer, de Jacobi, est celle de la galva-noplastie. Pouvoir déposer, mouler à froid un métalsur une surface donnée, obtenir ainsi un moule résis-tant à la chaleur, aux frottements, etc., c’est sanscontredit fournir à la plastique, à toutes les industriesbasées sur la reproduction de formes-modèles, le pluspuissant moyen d’action qu’on pût espérer découvrir.
Les applications se sont multipliées sur une très-grande échelle depuis l’époque encore voisine de l’in-vention, de la rédaction du premier article du Diction-naire . Nous devons donc le compléter en indiquant lesdivers perfectionnements que la pratique a fait recon-naître, les heureuses combinaisons qui ont permis defaire d’excellentes applications des produits galvano-plastiques.
IIePRODUCTION EN CUIVRE DES GRAVURES SCR BOIS.— C’est dans la reproduction des surfaces plates fine-ment gravées, comme celles qui servent à l’illustrationdu Dictionnaire , que nous suivrons les progrès d’unefabrication qui nous est spécialement connue, progrèsqui se sont répétés dans la plupart des autres applica-tions ou qui en proviennent.
Le moule ist Aujourd’hui fait en gutta-percha, sub-
stance admirable pour cet emploi. Malaxée dans l’eauchaude, elle devient parfaitement plastique, sans s’é-craser trop facilement, de telle sorte qu’elle prend par-faitement les empreintes les plus fines. Par un troplong usage elle perd de sa plasticité, et se rapprochede la cire à cacheter, mais le mélange avec un quart degutta-percha neuve lui rend des propriétés plastiquesconvenables, forme meme un mélange préférable à lamatière qui n’a pas servi.
Dans les cas de rondes-bosses très-tourmentées ousurtout d’empreintes à prendre sur des matières peurésistantes, on emploie la gélatine mélangée à la mé-lasse (matière plastique des rouleaux d’imprimerie) ouà la glycérine à la place de la gutta-percha.
La métallisation des moules s’obtient toujours àl’aide de la plombagine, et le tour de main capitalpour avoir de magnifiques produits consiste iv faireadhérer au relief la plombagine, avant d’appliquer lagutta-percha. Celle-ci se trouve plombaginée et brillanteà l’intérieur, comme le sera plus tard le cuivre déposé.
Les piles simples sont toujours les meilleures detoutes, les seules qui ne donnent pas des dépôts de du-reté variable, en raison du plus ou moins d’intemité ducourant, qui n’exigent pas des frais d’entretien considé-rables. Seulement il faut avoir soin de veiller à ce que