HORLOGERIE.
HORLOGERIE. <T.d
autre parallèle à l'axe. Ce résultat ne pouvait être ob-tenu par les dispositions qu’il a proposées.
Les rebords ou cannelures saillantes, dont on avaitun moment annoncé d’excellents résultats, paraissentdissimuler, répartir dans une masse d’eau plus consi-dérable le mouvement giratoire de l’eau, bien plutôtque diminuer la déperdition du travail moteur qui enprovient.
Nous terminerons par quelques données sur l’hélicedu Napoléon } navire qui a donné une utilisation toutexceptionnelle de la puissance motrice. Son pas estvariable; la surface hélicoïdale de propulsion se com-
pose de surfaces ayant trois pas différents :
Le pas d'entrée de ces spirales est de . . 7 m ,30
Le pas du milieu. 8 m ,50
Le pas de sortie. 9 m ,40
Dans les voyages qui ont donné les vitesses lesplus grandes, loi^apoléon a avancé de 8 m ,60 par tourd'hélice (Ch. Dupin, Rapport sur l’Exposition de Lon-dres ), c’est-à-dire que le recul a pour ainsi dire disparu,ce que l’on doit expliquer par la grande puissance ap-pliquée à un propulseur de grande dimension et par laperfection des formes du navire.
Les expériences de MM. Moll et Bourgois, qui ontservi à la détermination des hélices des principalesconstructions de la flotte, leur ont permis do tracerle tableau suivant qui résume les résultats obtenus :
Table des proportions convenables des hélices propulsives.
CLASSE
des Navires.
Categories
par
résistances
relatives
DÉLICES
Iiapp'irtil U pssau dia-mètre.
2 AILES.
Fraetion
du
pai.
HÉLICES
Rapportdu pasan dia-mètre.
4 AILES.
Fraction
du
pat.
Vaisseaux mix-tes (force mo-trice faible). .
4,0
1,205
0,378
1,607
0,378
Frégates mixtes
3,5
1,279
0,355
■1,705
0,355
Vaisseaux àgr d *vitesse ....
3,0
1,357
0,334
1,810
0,334
Frégates à gr devitesse ....
2,50
1,450
0,313
1,933
0,313
Corvettes à gr devitesse ....
2,0
1 560
0,294
2,080
0,294
Avisos à grandevitesse ....
1,50
1,682
0,275
2,243
0,275
HORLOGERIE. Ru temps et de ses unités. — Année.Jour. Heures. — L’idée de temps est une notion pre-mière, une conception de notre- esprit qui ne peuts’analyser. Lorsque deux phénomènes s’accomplissentsuccessivement, nous sommes affectés différemmentque s’ils se sont accomplis simultanément; on dit qu’ils’est écoulé entre eux un certain intervalle de temps.C’est cet intervalle qui peut être mesuré, par suite dela notion d’unité, d’égalité dans le temps, qui peutêtre définie ainsi :
Deux intervalles de temps sont égaux lorsque deuxcorps identiques placés dans des conditions identiques aucommencement de chaque intervalle, soumis aux mêmesactions et influences de tout genre , auront parcouru lemême espace.
La juxtaposition, la succession de mouvements sem-blables et leur enregistrement, permettent de mesurerle temps, de déterminer le nombre d’unités de tempscontenues dans la durée d’un phénomène quelconque.Ainsi, supposons des sphères exactement semblables,et laissons-les tomber les unes après les autres d’unemême hauteur, les durées de la chute de ces corps seront
les mêmes, et on pourra additionner deux, trois, quatresemblables unités de temps.
C’est à réaliser de pareils instruments de mesurequ’est employé le travail de l’horloger; mais avant deparler des moyens qu’il emploie pour y parvenir, ilfaut établir quelle doit être l’unité de temps que sesappareils doivent fournir. On comprend en effet quedeux appareils ne fournissent des résultats comparablesqu’autant qu’ils marquent des unités semblables, etque les imperfections inhérentes à tout travail humainne peuvent être reconnues qu'autant que des phéno-mènes périodiques, d'une régularité inaltérable, nouspermettent de reconnaître la durée d'un certain nombred’unités. C’est dans les phénomènes astronomiquesque nous trouvons cette vérification pécessaire commela principale subdivision qui met les fractions d’unitésen rapport avec les conditions de notre existence, avecle phénomène du jour et de la nuit.
C’est dans les traités d’astronomie qu’il faut étudierles lois des phénomènes sur lesquels reposent le6 résul-tats qu’il nous importe de connaître, et que nous nouscontenterons de résumer ici.
Le temps se mesure, en astronomie, par les mouve-ments apparents du soleil; la révolution diurne de cetastre ou la partie du temps écoulée entre deux de sespassages consécutifs au méridien du lieu, à son maxi-mum d’élévation, forme le jour; la grande révolutionde la terre ou le nombre de jours qui s’écoule entrel’instant où elle occupe un point de l’écliptique et celuioù elle est de retour au même point, après avoir par-couru l’écliptique entier, fait une révolution entière au-tour du soleil, fonne l'année.
Le temps solaire ou le temps vrai est formé de joursinégaux, en raison de la distance de la terre au soleil ;le temps moyen adopté pour la vie civile où Légalitédes jours est indispensable, est mesuré par la valeurmoyenne des révolutions diurnes apparentes du soleil.Il se compose donc de jours égaux, et diffère peu dujour sidéral, correspondant à la rotation quotidienne dela sphère céleste.
L’année astronomique, calculée sur le retour dusoleil au point à partir duquel on a commencé à comp-ter son mouvement apparent, est de 305 jours, 5 heures,48 minutes, 51 secondes. On voit combien la correctiond’un jour, ajouté tous les quatre ans, chaque annéebissextile, aux 365 jours de l’année ordinaire, établitune'correction d’une grande approximation.
Les déterminations fondées sur les mouvementsastronomiques, nécessaires à la mesure du temps, etles relations entre le temps vrai et le temps moyen setraduisent dans la pratique : 1 l> en des moyens dedéterminer le midi vrai ; ‘2° dans le calcul propre àpasser du midi vrai au midi moyen, ce qu’on appellel’équation du temps.
Temps vrai. — Temps moyen. — Equation du temps.— Le jour solaire, pris pour base de la division dutemps par tous les peuples, est rintcrvalle entre deuxpassages consécutifs du soleil au méridien et n’a pasune durée constante. L’astronomie a étudié les causes,la marche et l’étendue des variations.
Dans sa course annuelle autour du soleil, la terrepossède divers degrés de vitesse, en raison des diversesdistances où elle se trouve de cet astre. Cette vitesseest à son maximum ‘dans la partie de l’orbite la plusrapprochée du soleil, et à son minimum à la partie laplus éloignée. Comme nous transportons au soleil lomouvement de la terre, il nous parait se mouvoir avecles vitesses variables de la terre. Or, la rotation de laterre autour de son axe, ou la rotation apparente de lavoûte céleste qui en est la conséquence, s’effectuanttoujours dans le même intervalle de temps, et le soleilne pouvant sc retrouver au méridien qu’après une révo-