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HORLOGERIE.
HORLOGERIE.
îution entière de la sphère, plus une petite partie fierévolution proportionnelle à l’arc qu’il a décrit dansl’intervalle en sens inverse du mouvement diurne dela sphère, il est évident que la variation de grandeur«le cet arc devient une cause d’inégalité pour la gran-deur du jour solaire.
L’inclinaison de l’écliptique . du plan dans lequel sepasse le mouvement apparent du soleil est une secondecause de variation, comme on peut en voir la démons-tration dans tous les traités d’astronomie.
Pour comparer les jours vrais et inégaux au jourmoyen toujours égal, pris pour unité de mesure, onconçoit un soleil qui tourne uniformément dans l’équa-teur et qui achève sa révolution exactement dans iememe temps que le soleil réel achève la sienne dansl’écliptique. l)e* cette manière, en supposant que lesoleil moyen parte de l'équinoxe de printemps enmême temps que le soleil réel, on dit qu’il est midimoyen toutes les fois que le soleil moyen passe par 1 pméridien, et h cet instant, le soleil réel sc trouvantplacé de telle sorte qu’il soit plus ou moins de midivrai, la différence forme l'équation du te)nps.
L’Annuaire du bureau des longitudes donne chaqueannée et pour chaque jour le résultat du calcul quipermet d’établir ces différences en temps, les inter-valles compris entre les passages au méridien du soleilmoyen et du soleil vrai. Voici un extrait de cettetable pour 18o9, qui donnera une idée de la manièredont varie l’avance ou le retard du temps moyen sur letemps vrai.
1
ÎP.UPS U0ÏE3
TEMPS
BÛTES
I D
ATES
midi
r
ATES
mid
1
au
vrai.
au
vrai.
1 -1
janv. .
0>>
3’
58”
1
juillet.
0 b
3’
27”
•M
dito . .
0
8
2I
ii
dito . .
0
5
8
1 21
dito . .
0
11
43
21
dito . .
0
6
3
; 1
février
0
13
57
1
août. .
0
6
0
11
dito . .
0
14
34
11
dito . .
0
4
56
21
dito . .
0
13
54
21
dito. .
0
2
54 1
1
mars. .
0
12
34
1
sept. .
H
59
49 1
11
dito . .
0
10
12
11
dito. .
II
56
30 1
21
dito . .
0
7
19
21
dito. .
11
52
59 !
1
avril. .
0
3
55
1
oct. . .
11
49
37 i
11
dito . .
0
1
2
11
dito. .
11
46
45
21
dito . .
n
58
38
21
dito . .
11
44
41
1
mai . .
n
56
56
1
nov. .
11
43
42
11
dito . .
il
S6
9
11
dito . .
11
44
12
21
dito . .
il
56
18
21
dito . .
II
46
5
1
juin. .
11
57
29
1
déc.. .
11
49
18
11
dito . .
n
59
16
11
dito. .
11
53
34
21
dito , .
0
4
23
21
dito. .
11
58
25
L’équation du temps est nulle quatre fois par an,savoir : le 15 avril, le io juin, le 31 août et le 25 dé-cembre. Du 25 décembre au 15 avril, le temps moyenavance sur le temps vrai; du 15 avril au 15 juin ilretarde sur le temps vrai; du 15 juin au 31 août ilavance de nouveau; et enfin, du 31 août au 25 dé-cembre il retarde encore.
Le mouvement de déplacement du plan de l’éclip-tique, ou de la position de courbe elliptique que la terredécrit dans ce plan, modifient la valeur de l’équationdu temps. Mais la grande lenteur avec laquelle se pro-duisent ces nouvelles modifications fait qu’on peutregarderies résultats indiqués ci-dessus comme conve-nant pour un grand nombre d’années.
Détermination du midi vrai. — La détermination dumidi par les observations astronomiques, à l’aide de lalunette méridienne, se mouvant rigoureusement dansle plan méridien du lieu , est obtenue avec une très-
grande précision dans tous les observatoires, où leshorlogers vont prendre l’hcuvc exacte pour régler leshorloges publiques. Sans observatoires, des moyensfaciles et fréquemment employés dans les pays méri-dionaux, permettent d’obtenir le.midi vrai et même lesheures ; nous voulons parler des gnomons et cadranssolaires auxquels un article spécial est consacré danscet ouvrage. La seule chose toutefois qui importe àl'horloger éloigné d’un observatoire*, c’est la détermi-nation du midi vrai, du passage du soleil au méridiendu lieu à l’aide des ombres projetées. Or, elle estassez facile, et résulte de ce que ce passage correspondà une ombre qu’il est facile de reconnaître.
Les obélisques d’Egypte , les gnomons formés decorps verticaux permettent facilement cette détermi-nation. Décrivons la solution la plus simple pour lapratique.
Tracer une méridienne sur un plan horizontal. — Ilfaut d’abord tracer l’intersection du plan méridien avecun plan horizontal. Après avoir assujetti ce plan bienhorizontalement à l’aide d’un niveau d’eau, on fixe versl’extrémité située vers le soleil, un stylo G. fig. 3543,
snrmonté d’une plaque ronde E, percée d’un petit troud’environ 3 millimètres de diamètre. Le plan danslequel se trouve inclinée cotte plaque, et le plan ho-rizontal du cadran doivent former un angle à peuprès égal au degré de la latitude du lieu où l’on con-struit la méridienne. Cet angle est pour Paris de 48° 50environ. Par ce moyen, l’image du soleil qui passe parle petit trou E est sensiblement ronde sur le plan ho-rizontal.
La hauteur du style, c’est-à-dire la hauteur E F,au-dessus du plan horizontal, n’est pas arbitraire; elledépend de. la longueur FM du plan, afin d’avoir laméridienne la plus longue possible sans qu’elle sortedu plan les jours où, vers la fin de l’année, le soleil estle plus bas sur l’horizon. Ainsi, dans la supposition oùla ligne F M aurait 65 centimètres, la ligne E F de-vrait avoir 20 centimètres.- Si la ligne FM n’avaitque 48 centimètres, la ligne E F n’aurait que 15 cen-timètres.
Lorsque le style est placé comme l’indique la figure,il s’agit de trouver le point F, qui doit être un despoints de la méridienne. Pour cela on se sert du fil àplomb ; on.en introduit le fil duns le trou E du style,et, par le milieu de ce trou, on laisse prendre l’aplombau niveau de la pierre, et la pointe n de cet aplombindique la place où l’on doit marquer le point F.
Le trou F bien marqué, de ce point comme centre,on décrit plusieurs arcs de cercle a, 6, c, concentriques, qui servent à trouver le second point de laméridienne. Pour cela, on examine, vers neut heuresdu matin, le point où l’image du soleil est exactementpartagée par l’arc a, par exemple, et l’on marque lepoint II, on remarque quelle heure marque l’horloge;supposons 9 heures 7 minutes, il restera donc 2 heures53 minutes pour aller jusqu’à midi, ce qui annoncer:!