Buch 
Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
Entstehung
Seite
319
JPEG-Download
 

HORLOGERIE.

HORLOGERIE.

319

tmnts, car, pour ccs points, les rayons éclairants arri-veraient directement du foyer d’éclairage à l’œil'del'observateur, et il ne pourrait plus y avoir (Te diffé-rence entre les aiguilles et le fond du cadran devenu,lui aussi, lumineux.

La durée d’éclairage d’un cadran doit égaler celle dela nuit, elle est donc variable, et plus longue en hiverqu’en été. Pour dispenser un surveillant de la doubleobligation d’allumer et d’éteindre quotidiennement, aumoment convenable, l’appareil dléclairage de l’horlogede Douvres, le bec de gaz, dont le robinet est établide façon à ne pouvoir être jamais complètement fermé,reste constamment allumé; c’est l’horloge même, qui,par une courbe tracée suivant les moments du lever etdu coucher du soleil pour la position de Douvres, ma-nœuvre le robinet, l’ouvre complètement quand la nuitarrive, le ferme assez pour réduire le bec de gaz à l’é-tat de veilleuse quand le jour reparaît.

3. Pendules pour l'usage civil.

Nous regrettons que l’étendue déjà considérable decet article, vu la nature encyclopédique de cet ouvrage,ne nous permette pas d’entrer dans une étude détailléede ce genre de construction, dont l’importance indus-trielle est très-grande, si la nécessité du «bon marchéforce à se contenter d’une précision assez minime. Toutle monde sait que les mouvements de ces pendules sonttout à fait ceux des horloges, sauf que les poids mo-teurs sont remplacés par des ressorts moteurs enroulésdans des barillets, et par suite leur étude n’offre pasune application nouvelle des principes exposés.

4. Chronomètrvs.

Nous avons consacré un article spécial à ces impor-tants appareils; nous n’avons pas à y revenir ici.

5. Montres.

Rien des inventions se sont succédé pour perfec-tionner les montres, ce qu’explique l’importance del’industrie qui s'occupe de leur fabrication qui, enSuisse, à Genève surtout, a pris un admirable déve-loppement.

A. Bréguct classe toutes ces inventions sous troisdivisions qui nous semblent précieuses à conserver :

1° Inventions de formes, de dispositions plus oumoins agréables, commodes ou séduisantes. Ces in-ventionsneproduisentque des avantages commerciaux,donnent de l’activité aux ateliers momentanément, en-richissent quelques artistes, mais sans accroître en rienni leur art ni leur réputation ;

2° Inventions profitant à la solidité, c’est-à-dire demoyens qui font que les produits durent plus long-temps, sont moins sujets à se détruire par l’usage, queles accidents sont moins dispendieux à réparer, etc.Les inventions de ce genre restent et enrichissentl’art;

3° Inventions qui augmentent l’exactitude de lamarche de la montre, qui combattent plus de causesd irrégularité, telles que changements de température,variations du frottement, l’agitation et la diversité despositions, etc. Ces inventions forment la grande ri-chesse de l’art, lui font faire des progrès pour attein-dre son but le plus important, l’exacte mesure destemps.

Montres à échappement à cylindre. L’échappement àcylindre qui demande peu de hauteur a remplacé l’é-chappement à palettes, et, en donnant une précisionplus grande, a permis, en augmentant la longueur duressort moteur, de supprimer la fusée, qui, dans lapratique, pour les ouvrages à bas prix, était aussisouvent cause d’irrégularité que de régularité. C’està Lépine et à A. Bréguet que l’on doit les formes deconstructions simples et élégantes qui constituent les

montres plates, auprès desquelles les anciennes parais-sent lourdes et disgracieuses.

La figure 3001 présente le mouvement d’unomontre moderne vue par-dessus. On voit que la pla-tine supérieure n’existe plus et que les axes des rouessont maintenus par lu platine inférieure d’une part, etde l’autre par des ponts montés sur cette platine.

B est le barillet renfermant le ressort moteur et por-tant 80 dents, son axe est guidé par le pont C. Le ro-eliet b, maintenu par un doigt pressé par le ressort d,est assemblé avec l’arbre du barillet et l’empêche de

retourner en arrière lorsqu’on remonte le grand res-sort à l’aide du carré placé au centre.

La grande roue moyenne D est la plus élevée detoutes. Son axe est poTté par le pont E, qui traverseeomp’étemcnt la montre et forme un assemblage so-lide. Le pont L reçoit le pivot supérieur du balancier 1 1porte la raquette m n, qui tourne à frottement douxauteur de ce pivot. Le spiral fixé en r est, en outre,passé entre deux chevilles placées en o à l’extrémitéde la raquette; le contact de ces chevilles détermine lalongueur du ressort spiral qui vibre : et, par suite, per-met d’obtenir ainsi les corrections que la marche de lamontre ferait désirer.

Le pivot de la roue d’échappement roule dons lepont K, et le cylindre est sur l’axe même du balancier.

Une des conditions essentielles de la régularité desmontres, le moyen le plus certain de les rendre peuimpressionnables à tous les petits accidents qu’ellespeuvent éprouver dans l’usage civil, consiste à donnerune vitesse assez grande au balancier. Dans le systèmereprésenté dans la figure, il est facile de calculer quele nombre de ses vibrations s’élève à 18,000 parheure. En effet, Je barillet B a 80 dents ; la granderoue moyenne D a Ci dents; son pignon (monté sur lemême axe et qui engrène avec le barillet) a dix ailes;la petite roue moyenne F a 60 dents, son pignon8 ailes; la roue de champ II a pareillement 60 dents,son pignon 8 ailes; enfin la roue d’échappement a15 dents et son pignon 6 ailes.

On peut donc représenter les rouages par le tableausuivant :

80 — 10

Ci —

ce qui donne bien le rapport •

S

60 — 615

s X s X <>

\

” Ci x C0 X C;l x 1 0 9utu»

pour une vibration, ou 18000 simples pour un tour del’axe des minutes.

Les montres que le commerce produit en plus graud