HORLOGERIE.
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li en est de même quand on opère le dégagement delu remise à l'heure en repoussant ]e bouton de remon-toir. Le pignon A, quittant la roue bavant que la basculeait commencé son mouvement pour dégager la roue b ,se trouve de nouveau libre et peut obéir s’il est néces-saire au mouvement du renvoi quand le dégagement decelui-ci se fait.
Ce système est employé et exécuté clans les montresà remontoir fabriquées dans nos ateliers, et répond par-faitement au but proposé, savoir :
1° Isoler la minuterie de tout renvoi ou engrenagef autres que les siens propres ), qui sont toujours desrésistances nuisibles et inutiles,, et sont souvent descauses d’arrêt dans les montres où un renvoi est tantôtmenant, tantôt mené, et reste toujours engagé avec laminuterie;
2° Obtenir par un moyen simple et facile un em-brayage et désembrayage de remise à l’heure sansque les aiguilles naissent être dérangées «dans cetteopération.
La maison Bréguct construit toujours des montres quine se remontent pas ou plutôt se remontent, étant por-tées, par l’agitation d'un poids montant le ressort parl’intermédiaire d’un cliquet. A. Bréguet a varié souventet avec grand succès cette ingénieuse disposition.
Montres à répétition. — Le mécanisme des montresà répétition se rapproche tout à fait des sonneries à râ-teau dont nous avons parlé plus haut.
Nous allons retrouver les principales pièces indiquées,remarquant que le marteau frappe ici sur un ressortcirculaire, seule espèce de timbre qu’on puisse em-ployer sur le peu de place dont on dispose.
La pièce courbe o (fig. 3606), dite tout ou rien, est noyée
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dans l’épaisseur de la platine, sauf près de son centrede rotation i placé à sa partie supérieure à droite (uneligne ponctuée montre la place réservée pour le petitmouvement que peut lui faire faire un petit ressort quila remet en place après qu’elle a été déplacée); le crochetqui la termine sert à dégager le verrou nq, comme nousle dirons. Il porte au centre de sa partie courbe l’axe dulimaçon des heures et la roue à étoile ; enfin le sautoirde cette roue.
Le râteau ou crémaillère <j peut, par son extrémité,s’appuyer sur le limaçon des heures b, b. Elle porte unressort, dont la tète pénètre dans une cavité pratiquéedans 1 angle de la pièce des quarts, près de son centrede mouvement.
Cette pièce des quarts c tourne, comme la précé-dente, autour du même axe que le tout ou rien, aumoyen d’un canon. Par son extrémité, elle peut s’ap-puyer sur le limaçon des quarts a, lorsque le mouve-
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ment de la crémaillère lui permet de descendre. Lapartie dentée n’est pas un râteau proprement dit, maisest destinée seulement à recevoir le verrou ntj. Ccttopartie est terminée par une dent plus grosse que lesautres.
I-a roue e est le rochet du marteau ; elle porto douzedents pour les heures, plus, à distance, trois doublesdents pour les quarts frappés par les doubles coups dumême marteau. Son axe, en tournant, enroule unressort placé dans un petit barillet, et ce ressort, de-venant libre d’agir, ramène le rochet avec rapidité, demanière à faire frapper le marteau. Cette vitesse estrégularisée par un rouage de roues et pignons muspar une roue montée sur le même axe que le rochet,et agissant sur un petit échappement à recul.
La levée, solidaire avec le marteau, est en t, entrele verrou et le rochet. Elle porte une dent angulaireattaquée par celles du rochet pour faire lever le mar-teau. Elle est relevée ou abaissée par l’action de deuxressorts de sens opposés qui agissent ensemble.
Le limaçon des quarts est une pièce plate montéesur l’axe a de la roue des heures, et divisée en huit gra-dins, comme le montre la figure. I/embase, sur laquellerepose son canon, est entaillée pour laisser mouvoir dequelques degrés une courte goupille portée près du cen-tre du limaçon. Il est percé dans l’épaisseur de sondeuxième gradin, où il reçoit, à frottement dur, une.longue cheville d’acier méplate, qui se prolonge jusquedans une autre entaille étroite faite à la portée dubas de la chaussée, goupille qui fonctionne comme res-sort. Une cheville, tournant avec le limaçon, fait tour-ner, d’une dent à chaque heure la roue du sautoir(l’étoile), comme dans toute répétition à râteau.
Lorsque cet effet a lieu et que le ressort du sautoiragit, le limaçon des quarts reste quelque temps sansmouvement pendant que la chaussée, continuant demarcher, fait effort et met en jeu l’élasticité de la lon-gue goupille du limaçon resté en arrière. Bientôt lelimaçon et la chaussée commencent à marcher en-semble; mais lorsque la dent de la roue du sautoiréchappe à celui-ci, instant où l’aiguille des minutesarrive vers 60’ du cadran, alors le limaçon des quarts,avançant par le ressort de sa longue goupille, récupèrel’intervalle dont il était resté en arrière, et présentetout à coup, au bras de la pièce des quarts, son entaillela plus profonde. Ici, l’effet du limaçon est inverse decelui des répétitions ordinaires; le degré le plus élevéfait sonner les trois quarts, et son gradin le plus en-foncé ne donne pas de quarts, parce que la pièce desquarts, lorsqu’elle descend aussi bas, est ramenée parla crémaillère aussitôt la dernière heure frappée, et quela première petite dent sur laquelle le bec du verrous’appuie par l’accrochement complet du tout ou rien,relève assez le verrou pour faire baisser la levée subi-tement au dernier coup de l’heure; tandis que si lapièce des quarts sc trouve retenue par le plus hautgradin du limaçon, pendant la descente de la crémail-lère, c’est sur la dernière petite dent que le bec duverrou se trouve appuyé, et la pièce des quarts, ainsique cette dent, étant ramenée plus tard par la cré-maillère, puisque la pièce des quarts est très-peudescendue, le rochet a eu le temps de faire frapper lestrois quarts avant le relèvement du verrou.
Le jeu des pièces étant ainsi indiqué, on comprendrabien l’ensemble des effets d’une répétition, que com-plique le désir de faire frapper les heures et les quartspar des mécanismes qui se commandent et qu’il fautfaire tenir dans un espace minime. Lorsqu’on enfoncele poussoir, la crémaillère, sur laquelle il agit directe-ment, obéit en faisant tourner le pignon et le rochet,et pousse la pièce des quarts jusqu’à ce qu’elle ren-contre le limaçon des quarts, puis continue à descendreseule, ce que permet suffisamment l’ouverture trian-
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