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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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HORLOGERIE.

HORLOGERIE.

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gulaire Je la pièce des quarts dans laquelle se trouvele ressort u, appuyé, pendant le repos des pièces contrela branche supérieure de la pièce des quarts, par lapression de sa tète contre l’angle de cette pièce, laséparation ne s’eiTectuant que lorsque celle-ci est ap-puyée sur son limaçon et y restant par la pression duressort; enfin le mouvement de la crémaillère con-tinue jusqu’à ce qu’elle atteigne le limaçon des heures.

A ce moment, elle fuit reculer le tout ou rien portantle limaçon des heure?, dégage le crochet qui mainte-nait un tenon placé dessous le verrou >»'/, et rend l;brele fort ressort de dessous la levée jusqu'alors abaisséepar la queue do celui-ci. Ce ressort remonte donc cettelevée, malgré la faible opposition du ressort supérieurde force moindre, ce qui met eu prise cette levéeavec le rochet dont le mouvement rétrograde estalors terminé. I.a main avant retiré le poussoir,comme il convient toujours de le faire, le marteaufrappe les heures et les quarts, les heures en raisondu nombre des dents du rochet, déterminé par la posi-tion du limaçon des heures, et les quarts en raison dela position où s’est arrêtée la pièce des quarts. Quandle dernier coup se frappe, ou plutôt auparavant, dèsque la patte du ressort v a atteint la branche du' hautde la pièce des quarts, la petite dent de l'extrémitélarge de cette pièce a déjà repoussé le verrou suffi-samment sur l'entaille du fort ressort du levier pourl’abaisser, de sorte que la levée n’est plus retenue quepar rneerocliement de la dernière dent du rochet quidoit faire frapper un dernier coup de marteau, et parla résistance de ce marteau II suit de là qu’aussitot lecoup frappé, la lovée, n’ayant plus de support en des-sous et étant sollicitée parle ressort supérieur, s’abaissetout à coup au-dessous du rochet, où elle reste jusqu’àce qu’un nouveau mouvement du poussoir la remetteen prise.

6. Horloges électriques.

L’électricité fournit, par la rapidité avec laquelle sonaction se transmet, un moteur doué de propriétés par-ticulières qui paraît « priori bien convenir à l'horlogeriepour laquelle il n’y a pas à redouter le défaut capital dece moteur de se mal prêter à la production de grandesquantités de travail.

Nous avons déjà parlé, à l’article télégraphie, decette curieuse application de l’électricité, nous complé-terons ici ce que nous avons dit à ce sujet en passanten revue les deux modes d’application de cet agent :1° Emploi de l’électricité comme moteur d’appareild’horlogerie; 2° Emploi de l'électricité pour transmettreà distance et multiplier à l’infini les indications d’unrégulateur.

-1° Emploi de l’électricité comme moteur . — Le moyenemployé avec le plus de succès consiste à utiliser l’é-lectricité à assurer l’isochronisme d’un pendule; ce quiest facile à combiner avec Faction d’un petit poids poursurmonter les résistances de l’air ou antres qui s’oppo-seraient à la continuation de son mouvement. Le pen-dule allant de gauche à droite vient établir la commu-nication d’un courant qui, introduit dans un fil qui sedirige sur une minuterie, fera avancer d’une dent unepremière roue à l’aide d’un levier Lngaroussc et d’unélectro-aimant. Ce même courant relève une bouleplacée à gauche par un petit électro-aimant, et cetteboule, retombant aussitôt que le courant cesse, resti-tuera au pendule, en s'appliquant sur lui lors de la se-conde partie de son oscillation, la force vive qu’il aurapu perdre dans la première partie.

Lien qu’assez parfait en apparence, ce système n’a pasla précision d’un bon régulateur.

Le courant électrique est encore trop mal connupour qu’on puisse prévoir toutes les causes d’erreurqui peuvent exister dans un semblable appareil.

2° Transmission à distance de l'heure d'un régula-teur. — J’ai apphqué avec assez de succès à Lyon un système qui se rapproche beaucoup de la télé-graphie, à une vingtaine de lanternes à gaz, et àParis sur le Pont-Neuf. 11 consiste à faire reporter surlcscadransmis en communication avec un fil les mouve-ments d’uu cadran régulateur; ce qui rend facile tout*interruption et communication de mouvement déter-miné par le pendule du régulateur, de transmettre ainsipar le seul fait de rétablissement du courant, au moyende l’horloge-type, une rotation d’une seconde ou d’uneminute.

Mais ce système d'horloge dont le principe est si sé-duisant ne peut être employé à de grandes distances,par la raison que les longs conducteurs, placés sur-tout le long des maisons dans l’intérieur des villes,étant sujets à mille et une causes «le perturbation, il ya des contacts on plus comme il y en aurait en moins,et par suith erreur dans les indications.

Je me suis demandé si on ne pouvait atteindre le butproposé d’une manière pratique en employant l’électri-cité à remettre les horloges à l'heure seulement une Ibisou deux chaque jour, par exemple, et, par suite, as-surer une concordance de mouvements très-satisf«ii-sants, en employant les mouvements que le com-merce fournit à bas prix.

Voici comment j’y suis parvenu.

J’ai au point de départ un régulateur qui n’établit lecourant électrique qu’une seule fois ou deux fois au plusen 21 heures pendant quelques secondes, 8 à 10, afinde bien donner le temps aux pièces mécaniques qu’ilmet en jeu de remplir leurs fonctions. Dans le circuitsont placés des pendules ou horloges ordinaires aux-quels j’ajoute le mécanisme suivant :

La grande aiguille des minutes À (fig. 3607) estmontée sur la chaussée qui est ajustée sur l’axe n.Cette roue de chaussée,'comme on sait, est ajustée demanière à ce qu’elle puisse, tourner poiu;pouvoir remet-tre les aiguilles à l’heure.

Cette roue porte au-dessus un levier A’ qui tourneainsi en même temps que l’aiguille ; il est placé de tellesorte qu’il est dirigé de haut en bas quand au contrairel’aiguille A est sur midi.

Deux roues, G et G’, de même diamètre et engre-nant ensemble, sont placées au-dessus du centre a, demanière qu’elles soient toutes deux tangentes à la per-; pendiculairc qui passe par le milieu de A’, au momentde 12 heures.

Ces deux roues portent chacune deux chevilles (g 1 ,O 7 ) (ü\ g 4 ). Ceschcv Pc< sont placées de manière qu’ellesj doivent en tournant toujours rencoutrer A’, s'il n’est pasdans la verticale; si A’ se trouve vers la gauche ou sila pendule est en avance, les deux roues en tournant,et au moyen de la goupille g 1 , mettront l’aiguille sur12 heures. Si au contraire A’ avait été vers la droite,ou la pendule en retard, la goupille g» aurait placé A’dans la verticale, ou l’aiguille sur 12 heures.

Les roues G et G’ font partie d’un rouage accessoiredont le moteur en G porte sur un axe un chaperon di-visé en deux et quatre parties, suivant le nombre enrapport que l’on donne aux diverses roues, un volant Udont le pignon engrène avec la roue du moteur est ar-rêté par un levier L, dont le grand bras terminé en becvient tomber dans une entaille du chaperon. Le petitbras C porte une plaque en fer doux au-dessus de pilesd’un électro-aimant M.

Quand le courant passe, M attire la plaque de fer doux,le volant est dégagé et le rouage tourne jusqu’à ce quele bec l\ venant à tomber dans l’entaille suivantes celleoù il était, vient arrêter de nouveau la force motrice.

La figure 3608 donne la vue de côté de la minuterie.

On conçoit donc que si ce déclanchement électrique