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INSALUBRES.
INSALUBRES.
res 'le for ou d’acier, servant 'le gaMs, pour faciliter lemouvement de la table autour de son pied ; une clef F,ajustée dans ce pied, sert à régler le tirage.
La construction de ces tables cm fonte a permis desupprimer la cuvette de cuivre qu’il avait été néces-saire d’adopter dans les tables en bois de la Pitié. Kneffet, sur les tables destinées dans les hôpitaux auxseules autopsies cadavériques, on prodigue l’eau, cequi, quand on peut l’éviter, n'a pas lieu sur les tablesde dissection, où l’on a ù craindre l'infiltration des ca-davres. Cette eau aurait pu passer dans le pied de latable, et rendre son mouvement difficile, en rouvrantde rouille les galets et le pivot.
Avec la disposition ici adoptée, l’eau tombe dansla table de fonte, sous laquelle so trouve un robinet,qui retient ou laisse ù volonté écouler cette eau. Al'intérieur, autour de l’ouverture d’appel du pied,est un rebord, coulé avec la table même, et quiretient les eaux tombées ù travers le grillngo ; surce rebord se trouve ajusté un chapeau de cuivre, parlequel sont couverts et aussi garantis de la chute deseaux, le pied et le caniveau.
On a remarqué dans les tables de l’Hôtel Dieu quela section des ouvertures du plateau à grillage etl’espace ventilé sont trop larges, de sorte que la vi-tesse de l’air s’y trouve trop petite, et le couvant d’airtrop peu concentré sur le cadavre ; qu’onsuitc, les ou-vertures carrées du grillage sont difficiles à nettoyer,et t^u’une portion de ce plateau réservée sans ouver-tures serait fort avantageuse au service pour y dépo-ser les instruments et les organes à examiner; d’aprèsecs deux motifs, nous avons définitivement adopté laconstruction ici tracée.
Le plateau, ainsi qu’on le voit, fig. 3632, au lieu des’enlever en une ou plusieurs parties, avec des poi-gnées, est fixé à la table par un seul boulon en acierautour duquel il tourne, comme sur un pivot.
11 en résulte que, sans enlever le cadavre en dissec-tion, on pont avec peu d’efforts ouvrir la table, et enretirer un instrument.
Ce plateau est formé d’un châssis, avec rebords etcroisillons on fonte ou en cuivre, couvert d’une feuillede cuivre percée de trous vomis en quinconce, suivantun losange très-allongé, donnant ù peu près la formegénérale du cadavre. A l’essai de la table, on élargiraces trous par tâtonnement, suivant les besoins. Cestrous doivent être inégaux entre eux; do telle sortequ’au centre de la table, où est plus vive l’action dutirage, qui s’opère par le pied placé directement au-dessous, se trouvent les plus petits trous, et qu’ils de-viennent de plus en plus grands, en s’approchant desdeux extrémités.
On parviendra ainsi sans peine à régularisercomplètement le tirage sur toute la longueur de latable.
Le châssis du plateau de la table qui porte la feuillede cuivre doit être assez fort pour ne pas se briser sousle poids du cadavre, lorsqu’étant ouvert il se trouve àmoitié en povtc-ù-faux, et retenu seulement par leboulon qui lui sert de pivot, ou quand on y brise desos à coups de marteau.
La clef du robinet sert do crochet pour attacherle seau qui reçoit les eaux réunies dans la table.
Le fourneau d’appel, qui sert en meme temps dopoêle et de foyer d’appel, a été destiné spéciale-ment an service de la salle d’autopsie de l’IIûtcl-Dicu,qui, placée dans ses caves, est humide et froide,où les autopsies se font pendant toute l’année, et où lechauffage d’un poCde n’est pas inutile, souvent mêmeen été. Fans toute autre salle de dissection, on doitcraindre, en l’échauffant, do hâter la corruption descadavres, et alors, le fourneau est le seul h employer.
N 17. Exhumations.
Les exhumations particulières ont lieu ù tout mo-ment dansées cimetières des grandes villes; les ex-humations juridiques, pratiquées pour reconnaître uncrime, sont aussi très-fréquentes, depuis les travauxd’Oriila qui a, par la certitude doses recherches sur lespoisons, créé la médecine légale.
Des précautions doivent être prises pour opérer lesexhumations, qui sont beaucoup moins dangereusesqu’on ne le croyait; 16 ou 20,ÜUO cadavres, ù tous lesdegrés de putréfaction, ont été extraits, en 1785et 1780,en six mois de temps, du cimetière et do l’église desInnocents, sans qu’aucun accident en soit résulté, soitparmi les ouvriers qui faisaient le travail, soit dans levoisinage. U n’y a de véritable danger que quelquesjours après l'inhumation, quand la putréfaction estdans toute sa force; il s’échappe alors du cadavre uneliqueur et des gaz fétides et très-dangereux.
S’il s’agit d’extraire un cadavre d’une fosse particu-lière, il faut le faire le matin, de bonne heure, avec unnombre sufiisant d’ouvriers, pour que l'opération mar-che vite, et arroser la fosse et le cercueil de chlorure dechaux, en prenant garde d’en arroser le cadavre, donton buterait ainsi la décomposition.
Quand on fait une exhumation juridique, il est im-portant de faire immédiatement les recherches qui doi-vent avoir lieu, l’expérience ayant prouvé qu’un ca-davre qui a éto exposé à l’air entre bien plus vite endécomposition. Les exhumations qui ont pour objetl’évacuation d'un cimetière exigent beaucoup plus deprécautions.
On choisit la saison la plus froide, et on ne doit ja-mais continuer par le vent du sud ; on emploie un nombreassez grand d’ouvriers pour que le travail ait lieu ra-pidement, et on remplace les ouvriers qui sont indis-posés. On aura soin de bien aérer tous les jours les vê-tements des ouvriers et de ne se servir que d’outils àlong manche. Quand on est obligé de pénétrer dansdes caveaux, ce ne doit être qu’après les avoir parfaite-ment aérés, soit par un fourneau d’appel, soit par uneinjection d’air, et lorsqu’une bougie descendue dans lecaveau y brûle parfaitement.
U faut que les premiers ouvriers qui y entrent soientattachés sous les aisselles et aient au nez et à la bouchedu linge trempé dans du vinaigre. Quand un caveau estrempli d’eau, on le ,vidc avec une pompe.
Exhumation des victimes de Juillet. — Les victimesde Juillet, qui avaient été enterrées sur plusieurs pointsde Taris, ont été exhumées pour être déposées sons lacolonne de la place de la Bastille , le 28 juillet 1840.Darcct, comme membre du conseil dç salubrité, futchargé de présider à l'exhumation des corps qui avaientété enterrés devant la colonnade du Louvre.
Un procès-verbal a été rédigé par lui. La fosse avaitété creusée d’avance jusqu’au niveau du sol, où Tonapercevait les ossements. On commença à extraire lesossements de la fosse ; on les trouva tout à fait mis ànu, sans vestiges notables de chair ni même d’habil-lement : ecs ossements étaient séparés de la terre, etils étaient ensuite mis dans les cercueils do plomb des-tinés à être portés dans les caveaux de la colonne. Larecherche et l’enlèvement de tous les ossements furent,faits sans difficulté. En 1830, on avait inhumé les corpsdans une fosse maçonnée partout et où il y avait eu dola chaux, ce qui avait hâté la dessiccation des osse-ments.
Cette opération s’est faite, du reste, en une heure detemps et sans que la moindre odeur ait été sentie.
N u 1 8 . — Brochage pe mvres.
Le grand défaut de cette industrie est le dangerconstant d’incendie; les exemples de graves incendies