INSALUBRES,
INSALUBRE*.
de ce genre sont très-fréquents, comme celui qui a dé-truit les ateliers de la rue du Vot-de-Eer.
Les conditions de sûreté à imposer sont :
1° D’exiger une déclaration préalable pour les grandsétablissements qui se tonnent;
2" De construire les bâtiments en moellon et roche,avec planchers en for et tout h fait isolés;
3" Les séchoirs seront bien plafonnés et sans com-munication directe avec le reste des batiments. Lespofdcs et les tuyaux qui traversent les ateliers doiventêtre entourés do grillage en fil de fer de 4 centimètrede maille, et d ne faut pas déposer de papiers en tasprés des fenêtres des séchoirs, parce que c’est toujourslà que se porte la llamme au premier moment, à causedes courants d’air.
4° L’instruction doit conseiller aux grands établis-sements la substitution du chauffage à vapeur ou aumoins de calorifères à air chaud aux simples poêles,et l’emploi des cordes trempées dans l’alun, ce quileur ôte leur inflammabilité ; on ne doit so servir la nuitque des lampes à cheminée de verre ; enfin il faut net-toyer souvent les tuyaux de pofdc et n’y brûler quede la bouille, dont la suie n’est pas facilement combus-tible.
N° 19. — Art nu doreur.
La dorure sur bronze ou sur cuivre so fait par troisprocédés différents : à l’aide d’un amalgame d’or, autrempé, ou par les procédés galvaniques.
Pour exécuter la dorure au mercure , la pièce debronze ou de cuivre est d’abord recuite et dégagée detoute graisse, de tout oxyde, ou la chauffant au rougecerise sur la forge, bien entourée do charbon de bois oude mottes à brûler, puis on la laisse refroidir lentement.Au plus fort du tirage de la forgo, oette opération dé-gage des oxydes de zinc et de cuivre en vapeur et desgaz délétères.
Les pièces sont ensuite soumises au dérorhage ou dé-capage: pour enlever à la pièce recuito l’oxyde formé à sasurface, on la trempe dans un baquet rempli d’acideazotique, nitrique ou sulfurique très-étendu d’eau, onla frotte avec une brosse rude, on lave à l’eau et onsèche; on trempe ensuite la pièce dans un bain d’acidenitrique à 36 degrés, puis du mémo acide mêlé de suieet do sel marin ; on lave et on sèche à là sciure de bois.
L’acide sulfurique, qui ne dégage aucune vapeur ni-treuse, est très-bon pour commencer le décapage.
L’amalgame d’or, mis dans un plat de terre sans cou-vercle, s'applique en trempant une grosse brosse à filsde cuivre dans une dissolution de nitrato de mercure,en prenant de l’amalgame et en frottant la pièce, jusqu’àce qu’elle en ait assez.
Cette opération est très-dangereuse pour les ouvriers,qui doivent toujours porter là des gants de vessie ou detaffetas ciré et ne travailler que sur une forge couverted’une hotte et à grand tirage ; un quinquet placé sur laforge augmenterait au besoin le tirage.
La pièce couverte d’amalgame est chauffée sur descharbons ardents, placée sur un gant épais et frappéeavec une brosse pour répartir l’amalgame, puis remiseau feu jusqu’à complète évaporation du mercure; onlave à l’eau acide, à l’eau de vinaigre, avec la brosse,puis à l’eau, et on sèche à la 6ciure de bois.
Cette opération est la plus dangereuse de l’art du do-reur; un mauvais tirage ou des courants descendantstiennent les ouvriers dans l’acide carbonique, l’azote etl’oxyde de mercure, les vapeurs de mercure, d’acidenitrique et nitreux.
Pour assainir ce travail, il faut que les gants soientdoublés de vessie ou de taffetas ciré, afin que le mer-cure ne pénètre pas jusqu’à la main de l’ouvrier et nelui donne pas un tremblement mercuriel.
11 faut passer les pièces sous le manteau (ic la hotte
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avec un très-bon tirage, sans jamais les sortir, prendretoutes les précautions pour que rien ne s’échappe de lacheminée dans l’atelier, qu’on ne quittera jamais sansso laver les mains et la figure, et où on no mangerajamais.
Les pièces dorées sont alors, ou brunies à l’hématite,ou passées au mat, en les chauffant avec un mélangede sel marin, de nitre, et d’alun fondu dans l’eau.
Cotte opération, qui dégage des vapeurs de sublimécorrosif, mêlées do vapeurs do mercure et d’acide azo-tique, est très-dangereuse, et ne doit être pratiquée quesous le manteau de la hotte où l’on u mis le poêlon aumat et son foyer, lo petit four ou moufle où l’onchauffe la pièce, et le baquet où on la trempe.
L’or moulu et la couleur d’or rouge s'obtiennent pardes opérations moins dangereuses que la précédente,mais qu’on no doit cependant pratiquer que sur uneforge à bon tirage, et avec les précautions que nousavons indiquées.
Des Moyens -le salait itè trouves par Darcet * pour
*. la dorure au mercure .
Voici les principes qui servent de base à la con-struction d'un atelier salubre de dorure, et la manièrede les appliquer à chaque cas particulier.
Lo doreur qui veut monter un atelier doit choisirun local assez grand, exposé au nord ou au levant,bien aéré et bien éclairé. La cheminée de l’atelier doitêtre large, et avoir au moins 6 ou 6 m de hauteur ; elledoit dépasser de 2 ou 3 m les toits voisins, à une assezgrande distance; elle ne doit recevoir aucun tuyau depoêle ni aucune chcminéo dans sa hauteur, et ne servirqu’à la forgo seule. Si la chcminéo est obstruée demitres et de tuyaux, on les enlève, pour les remplacerpar un chapeau horizontal en tôle.
Le tirage n’est que l’effet produit par l’action de lapression de l’air dans la cheminée. Pour l’obtenir etqu’il soit puissant, il faut échauffer l’air dans le tuyau,et laisser uflluer l’air du dehors pour remplacer celui quiest toujours entraîné vers le haut du bâtiment; l’airintroduit dans une chambre qui fume, par l’ouverturedes portes et des croisées, est trop abondant, et fonnosurtout des courants rapides, qui s’opposent souvent àl’effet à produire.
11 vaut mieux installer en haut de chaque fenêtre unbon vasistas à soufflet, s’ouvrant en dedans, et aveclequel on règle à volonté l’air extérieur, qui se mélangeà l’air le [dus chaud de la pièce sans abaisser la tem-pérature de l’atelier ; les fenêtres et les portu9 sont ainsitoutes fermées, sans nuire au tirage de la cheminée nià la santé des ouvriers. Si on peut tirer l’air frais d’unecave, c’est une très-bonne chose en ayant soin d’en in •troduirc une quantité'égale à l’autre bout de la cave.
Ces précautions étant prises pour l’introduction del’air nécessaire au tirage, et une hotte étant construiteassez large et assez longue pour recevoir tous les appa-reils nécessaires, il ne s’agit plus que de construiresous la forge un petit foyer d’appel, pour échauffer àvolonté l’air do la cheminée.
Le foyer d’appel sert à gouverner tout l’appareil ; ondoit l’allumer tous les jours et utiliser sa chaleur, soità échauffer le poêlon au mat, 6oit atout autre serviceutile à l’atelier. La cheminée (lu foyer d’appel doit êtreen brique, assez haute et assez épaisse pour porter lachaleur à plusieurs mètres de hauteur; elle est ame-née au centre de la grande cheminée par un tuyau entôle de 12 ou 13 centimètres de diamètre, pour dimi-nuer le moins possible la section de la cheminée.
Le foyer d’appel brûlera de la houille, chauffage leplus économique.
Le poêle de l’atelier, s’il est assez grand et muni debonnes et larges bouches de chaleur, peut remplacer,en hiver, le vasistas et le foyer d’appel, en versant