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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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JAUGEAGE.

JAUGEAGE.

tiers K n’employer que des balances en cuivre étamé ;celte mesure doit être appliquée à toutes les denréesdont la salubrité peut être altérée par le contact ducuivre. Quant aux fraudes de poids, c’est évidemmentaux acheteurs à s’en défendre, ce qui est toujours facile.{Darcct.J

N° 30. CniAGK DES KG O CTS.

En avril 1842, cinq ouvriers périrent asphyxiés lorsdu enrage de l’égout delà Villettc. Cette opération dan-gereuse ayant dû être reprise et complétée par les égou-tier3 do Paris , Darcet et Labarraquc furent chargés par

le conseil de salubrité de suivre ce travail. Les mesuresde précaution qui furent indiquées d'avance par eux,étaient: 1°dene faire cette opération qu’en hiver et lanuit, au lieu de la faire pendant les chaleurs de l’été ;

2° D’installer sur place et sous une tente un jeunepharmacien instruit et ayant une pharmacie de voyago,et tout ce qui pourrait être utile en cas d’accidents ;

3° Le lavage et la désinfection la plus complète pos-sible de l’égout, qui doivent toujours aussi précéder uncurage dangereux, aujourd'hui surtout que les matièresdésinfectantes sont si abondantes et à si bon marché.

PU. GKOCVKU.E.

JAUGEAGE. Nous compléterons ce que nous avonsdit à l'article hydraulique, relativement au jaugeagede l’eau fournie par des distributions d’eau, en don-nant un compteur heureusement combiné et qui, con-struit par MM. Preguet et C‘® comme on sait le fairedans cette maison, donne les meilleurs résultats

Combinerun compteur à eau qui put se placcrpartoutcomme le compteur à gaz, qui fût propre à contrôler lesconsommations grandes et petites, et cela presque sansentretien, était un problème difficile à résoudre et quicependant devait précéder l’établissement de grandesdistributions d'enudans les principales villes de France ,que réclament les besoins de la salubrité.

Nous donnerons une idée claire du système inventépar MM. Loup et Koch, en disant qu’ils ont combinéune turbine légère, plongée dans le tuyau, munie d’unindicateur magnétique pour enregistrer le nombre detours, après avoir préalablement diminué une vitessetrop grande pour l’action magnétique. C’est le seulmoyen de supprimer les ajustements susceptibles delaisser passer l’eau au dehors, c’est-à-dirc en faisant dis-paraître la cause principale d’altération et de résistan-ces variables.

Nous en empruntons la description à une publicationdes inventeurs {fig. 3G38).

L’appareil se compose, comme pièce essentielle,d’une turbine K, ou roue à ailettes, mise, par le pas-sage de l'eau, en mouvement d’autant plus rapide quela quantité d’eau est plus grande, quelle que soit, dureste, la pression, puisque l’eau est incompressible.

Une roue à directrice fixe est placée au-dessus decelle mobile ; ses ailes sont disposées à peu près per-pendiculairement à celles de la première roue, dansle but d’augmenter l’action de l'eau sur cette turbine.

Grâce à la simplicité de cet appareil, la perte decharge qu’il occasionne dans les tuyaux est très-petite,beaucoup moindre que dans les autres compteurs ima-ginés jusqu’à ce jour ; elle a été reconnue inférieure à2 mètres sur 40 de pression.

Pour que l’instrument tienne compte d’écoulementsd’eau presque nuis, on a disposé à l’orifice d’arrivée Hune soupape /, qu’on a chargée de plomb et qui nes’ouvre que sous l'effort d’une quantité d’eau asseznotable; sur le tuyau qui porte cette soupape estsoudé un petit tube de cuivre w, qui descend entre lesdirectrices supérieures jusqu’aux ailettes de la tur-bine, et par lequel l'eau s’écoule quand elle ne suffitpas à ouvrir la soupape ; dans ces conditions, cette pe-tite quantité d’eau n’agissant que sur une seule direc-trice de la turbine, lui communique un mouvementsensible. Grâce à cette disposition, un écoulement d'unlitre par minute est apprécié, mais compté d’nne ma-nière exagérée; elle a été imaginée pour empêcher la

fraude que pourraient commettre les abonnés en pro-duisant un écoulement constant, trop faible pourmettre l’appareil en mouvement. De cette manière,

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3G38.

l’abonné, qui peut toujours ouvrir son robinet assez! pour que la mesurage se fasse exactement, n’est jamaisfrustré, et la compagnie est garantie contre la mau-vaise foi des particuliers par une espèce de compensa-tion , qui serait à son profit entre les écoulements fai-bles trop comptés, et ceux qui ne le seraient pas.

Il reste à expliquer comment se mesure le nombredes tours de la turbine que nous venons de décrire. Lecompteur proprement dit est placé dans une chambresupérieure O, qui ne communique par aucune ouver-ture à la chambre inférieure, de telle façon qu’il n’v aaucun danger que l'eau vienne rouiller les rouages ducompteur et en empêcher les fonctions. Le mouve-ment de la turbine est transmis par l'intermédiairede deux vis sans fin, et de deux roues, à un ai-mant M (argenté pour éviter la rouille), qui tourneautour de l’axe de l’instrument, au-dessous de la cloi-Lson f de cuivre, qui sépare les deux chambres ducompteur. Un second aimant N, placé juste au-dessusI du premier, mais dans la chambre supérieure, est en-