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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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INSALUBRES.

insalubres.

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le drainage pour assainir* un grand atelier dont lesol devenait très-humide à chaque pluie.

Des fossés autour de la filature, communiquant àun puits, et un système do tuyaux de drainage, ontasséché entièrement le sol. 11 vaut toujours mieux pré-venir l’invasion de l’humidité pendant la construction,comme noua l’avons dit, que d’avoir à la combattreensuite. Il ne faut pas, surtout, enfermer l’humiditésous des boiseries ou des peintures mises sur des mursneufs, et qui n'ont pas eu le temps de sécher. Lespeintures et les papiers sont bien vite moisis et perdus,et exigent un remplacement complet après le premierété.

11 ne faut pas surtout habiter des maisons tropnouvellement construites, sous peine des graves dan-gers que nous avons signales plus haut. Il est tou-jours utile, nécessaire mémo, de faire sécher artifi-ciellement et profondément les murs des maisonsnouvelles ou des appartements récemment distribués.

Ce séchage des murs, pour s’opérer dans des condi-tions rapides et économiques, doit se faire avec desdispositions et des appareils tout différents de ceux quel’on a employés jusqu’à ce jour.

Les foyers extérieurs et le ventilateur à palettes,essayés seulsjusqu’à présent par plusieurs compagnies,prennent trop de force et sèchent trop lentement, pourque cette entreprise ait pu donner de bons résultatsindustriels. L’auteur de cet article a combiné, avecMM. Bouillon etMuller, ingénieurs àParis, desappareilsde séchage, à foyer clos, où le ventilateur employé est leventilateur à ailettes ou à hélice du général Sablou-koflf. Ce ventilateur, qui coûte peu d’établissement,débite, avec une faible puissance mécanique, un vo-lume considérable d’air. Il rend ainsi possible, indus-triellement et en pratique, le séchage des murs et desappartements, en réunissant la rapidité, la puissanceet l’économie du travail.

Un appareil est préparé chez MM. Bouillon et Mul-ler à la disposition des architectes et des proprié-taires qui voudront sécher et assainir rapidement, etavec toute certitude, leurs maisons ou leurs logements.Dos appareils doivent aussi être expédiés aux personnesqui en demanderaient.

N° 26. Extinction* pe3 feux de cheminée.

Un rapport de Darcet sur la poudre anti-incendiairede M. Barrau rend compte d’expériences faites pouréteindre des feux de cheminée, expériences qui onttrès-bien réussi avec des feux encore peu intenses.

Darcet reconnut que cette poudre était composée,pour la majeure partie, de soufre, dont l'emploi, pouréteindre les incendies, est connu depuis 1786. Son avislut donc que l’emploi de cette poudre ne peut pas êtreautorisé à Paris , ni dans les villes où les secours sontbien organisés, parce qu’il y a toujours du danger àlaisser les particuliers essayer d’éteindre eux-mêmesles incendies ; mais, dans les campagues et les fermes,cette poudre doit être très-utile.

N° 27. Accidents causés par des vases culinaires

EN MAILLECHORT.

De la sauce hollandaise pour turbot, composée debeurre fondu, de jus de citron, de sel et de poivre,restée près d’une heure dans un vase en maillechort,avait incommodé fortement les personnes qui eu avaientmangé.

Darcet, chargé d’étudier cette grave question, fîtfaire cinq vases :

N u 1. Un d’argent au 'W titre ou à 950 millièmes.

N u 2. Un d’argent au 2' 1 titre ou à 800 millièmes.

N” 3. Vase en maillechort.

N° -i. Va-e en cuivre rouge. ’

N° 5. Vase en cuivre jaune.

Une portion de sauce hollandaise fut répartie dansles cinq vases.

Après six heures d’expérience, la sauce commen-çait à sc colorer en vert dans le vase en maillechort.La coloration était moins prononcée dans le vase d'ar-gent au 2 e titre, et n’était pas appréciable dans celuiau 1 er titre, ni dans le cuivre rouge et le jaune.

Après douze heures «le séjour, l’argent au 2*' titreétait plus coloré que le maillechort, et le cuivre rongecommençait à se charger de sels cuivreux; l’argent à930 n’était pas attaqué; le cuivre jaune commençait àpeine à l'être.

Après vingt-quatre heures, voici l'ordre des colora-tions :

Argent au 2 e titre, beau ve«t.

Maillechort , vert-brun terne.

Cuivre rouge, vert-brun.

Cuivre jaune, vert-brun léger.

Argent au 1 er titre, parfaitement blanc.

Après trente-six heures :

Cuivre rouge, vert-brun terne.

Maillechort, vert noirâtre terne.

Argent à 800 millièmes, beau vert.

Cuivre jaune, vert moins terne que le maillechort.Argent à 930, rien.

De ces expériences, il résulte que :

1° Le maillechort n’a pas été plus fortement attaquépar la sauce hollandaise que l’argent au second titr«*,dont l’emploi est autorisé partout ; que, de plus, lemaillechort n’a été attaqué qu’après un assez long sé-jour, et que la teinte noirâtre qu’il prend dans ees cou -ditions a l'avantage de prévenir de lu présence des selscuivreux et des dangers que peut présenter Bu.-âge «lela sauce à moitié altérée.

N TO 28. Accidents causés par les cornichons.

Do nombreux accidents sont arrivés après avoirmangé des cornichons qui onf un beau vert. Les analysesde ces substances alimentaires prouvent qu'ils contien-nent alors de Yacétalc de cuivre et du tarlratc double decuivre et de potasse, en quantité suffisante pour occa-sionner des indispositions, des coliques et des vomisse-ments. Darcet a aussi étudié cette question.

On reconnaît facilement la présence du cuivre dansles cornichons en écuraut bien une lame de couteauavec du sable et de la cendre, et l’engageant profondé-ment dans le cornichon à essayer; on trempe ensuitele cornichon et le couteau dans un verre contenant duvinaigre où étaient les cornichons. Après une demi-heure on retire le couteau, on lave bien la lame.

Si cette lame a pris la couleur rouge du cuivre, lescornichons sont vénéneux et on doit les rejeter ; maissi la lame est restée brillante ou a pris seulement unecouleur brune, les cornichons peuvent être employéssans aucun danger. Pour être à l’abri de tout danger,on ne doit employer que des cornichons préparés ûfroid ou avec du vinaigre qui n’a pas séjourné dans unvase de cuivre, ces cornichons n’ont pas la belle rou-leur verte des premiers et sont jaunâtres ; mais leurgoût est bien meilleur et ils ne sont jamais dan-gereux.

N° 29. Emploi des balances de cuivre.

Les boucherset les charcutiers emploient presque tou-jours des balances de cuivre sur lesquelles ils mettentdes rondelles de cuir verni qui s’imprègnent de graisse,pour préserver leur marchandise de l’action du cuivre,d’où résultent de la malpropreté ou des fraudes depoids ; on peut autoriser ces rondelles, sous conditionde les changer dès qu'elles sont sales, et de les équi-librer par un poids ajouté à l’autre plateau.

Il eal bon aussi d’obliger les bouchers et les eharcu-

Uuc île Chabrol, 33, à Paris .