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Complément du dictionnaire des arts et manufactures / par Ch. Laboulaye
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MACHINES A VAPEUR.

verti, de là un mouvement de rotation continu et uneaction continue de la vapeur, avec on sans détente,selon la manière dont on a réglé le tiroir, ou plutôtl'excentrique qui commande ce tiroir.

M. Moret annonce qu’avec la machine non perfection-née, des expériences au frein ont indiqué une consom-mation de 3 kilog. par heure et par force de cheval, etil espère qu’en marchant avec détente et condensation,il lui sera possible de descendre à 1 et demi ou 2 ki-logrammes. Le perfectionnement réel apporté à la ma-chinePecqueur par M. Moret, par l’addition des secondsbouchons métalliques extérieurs en métal doux aug-mente sa valeur qui réside surtout dans son peu devolume etde poids (800 kilog. pour six chevaux, volantcompris).

Machine à disque. — Depuis 1842, l’emploi de la ma-chine à disque a pris quelque extension en Angleterre,et sa composition curieuse mérite l’attention. Elle con-siste essentiellement dans une enveloppe fixe, forméeintérieurement d’une zone sphérique etde deux surfacesconiques, ou plutôt deux nappes d’une même surfaceconique ayant meme centre que la zone sphérique(fig. 3644 et 3645). Les deux surfaces coniques sont

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interrompues près de leur sommet commun, et rem-placées par mie sphère mobile à laquelle sont invaria-blement fixés un disque circulaire de meme diamètreque la zone sphérique et un bras implanté perpcndicu-

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lairement au plan du disque. L’angle au centre desnappes coniques étant supérieur à 90 degrés, lorsquele disque touche ces deux nappes suivant deux géné-ratrices placées sur le prolongement l’une de l’autre,le bras est contenu dans l’intérieur de l’une des nappes,et quand le disque se meut en restant toujours tangentaux nappes coniques, ce bras décrit dans l’espace uncône dont le demi-angle au centre est égal au complé-ment du demi-angle au centre des nappes coniques, etson extrémité décrit une circonférence de cercle dont lecentre est situé sur l’axe deces nappes (fig. 3646). Dansl’espace annulaire limité parla zone sphérique, par lesdeux portions de nappes co-niques et par la sphère cen-trale à laquelle sont fixés ledisque et le bras mobile, estune cloison plane fixée à l’en-veloppe, qui se prolonge jus-qu’à la sphère centrale etdont la forme est celle d’unsecteur circulaire. Le disquemobile est fendu suivant unde ses rayons, pour laisserpasser la cloison fixe, des deux côtés de laquelle sontsitués les orifices pour l’admission et la sortie de la va-peur. Il résulte de ces dispositions que la vapeur mo-trice remplit, dans l’enveloppe, au-dessous du disque,un espace limité par la cloison fixe, et par la généra-trice de contact de la face inférieure du disque avecl’une des nappes coniques, au-dessus du disque, unespace limité par la cloison fixe et par la génératricede contact de la face supérieure du disque avec l’au-tre nappe conique, génératrice qui est le prolongementde la première et en est, par conséquent, écartée d’unangle de 480 degrés dans le plan du disque.

Supposons le disque amené contre l’orifice de la va-peur et que celle-ci soit admise, elle pressera d’un côtésur le diaphragme et de l’autre elle cherchera à passerle point de contact du disque et du cône} mais commeelle ne peut le faire, elle le poussera comme un coin,en changeant constamment le point de contact, le fai-sant reculer et augmentant l’espace qu’elle occupe.Quand cet espace est assez grand, le courant de vapeurs’arrête et il y a détente, jusqu’à ce que l’autre côtédu diaphragme devienne libre. Un mouvement oscilla-toire et de rotation est ainsi communiqué à la mani-velle et le mouvement circulaire directement engendré,le disque se mouvant en restant constamment tan-gent aux deux nappes coniques, il entraîne avec lui lasphère centrale et le bras fixé à cette sphère, qui trans-met un mouvement de rotation continu à un arbre decouche extérieur.

Machines rotatives du deuxième yenre. — Dans cequi précède, nous avons eu en vue les machines rota-tives dans lesquelles la vapeur agit sensiblement dela même manière que dans les machines ordinaires àfaible vitesse de piston, et nous avons vu que les re-cherches dans cette direction étaient dépourvues d’a-venir. Nous ne saurions être aussi explicites pourl’espèce de machines qui nous reste à examiner etdans lesquelles la vapeur se meut avec une grande vi-tesse. Bien que jusqu’ici ce genre de machines n’aitdonné aucun résultat avantageux, et quoiqu’il soit fortdouteux que l’on possède des moyens convenables dotransmettre à un récepteur la force vive de la vapeur,toutefois la théorie indique qu’il y a espoir d’arriver danscette voie à des résultats importants. Cette catégoriecorrespond, comparée aux moteurs hydrauliques, à ceuxqui emploient l’eau en mouvement, comme les tur-bines, lesroues à aubes courbes, tandis que la maclrne à

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